Essai: Opel Insignia 2.0 BiTurbo CDTI 4×4 (2/3)

Essai: Opel Insignia 2.0 BiTurbo CDTI 4×4 (2/3)

publié le 08 mars 2012
Thème: Essai automobile
Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com

Nous avons présenté le nouveau moteur diesel qui équipera le haut-de-gamme d’Opel, nous passons désormais en revue la version la plus évoluée de l’Insignia équipée de ce moteur: l’Insignia 4×4 équipée du châssis SuperSport.

Des suspensions adaptatives
L’Insignia 4×4 est équipée en série du Flexride. Il s’agit d’un système d’amortissement adaptatif.

Sur la console, il est possible de sélectionner soi-même le mode voulu. Les boutons paraissent superflus tant l’électronique est efficace à reconnaître le mode de conduite du conducteur et adapte la dureté des amortisseurs en conséquence. Le changement de couleur du fond des compteurs en mode sport (du blanc vers le rouge) séduira les amateurs de petits détails.

La suspension, qu’elle soit en mode Sport ou Confort, reste un peu rêche sur les petites aspérités isolées (saignées de pont,…), elle est en revanche bien plus convaincante, en mode confort notamment, pour absorber les plus gros chocs.

Sur les routes de montagne, l’Insignia est parfaitement campée sur ses appuis et repousse les limites d’adhérence à un niveau tel qu’il est bien difficile de les sonder sur route ouverte: les courbes et virages plus serrés peuvent être abordés à des vitesses inavouables sans pour autant mettre l’Insignia en difficulté.

Un train avant évolué
Le train avant de la version 4*4 reprend les éléments de la version OPC (V6 2.8l de 325ch) dont le train avant Hiperstrut. Il s’agit en fait d’un essieu pseudo McPherson à pivot découplé, un système similaire à celui de la Ford Focus RS notamment.

La consistance de la direction a un rendu plutôt ferme. Très précise, tout juste peut-on lui reprocher un léger flottement autour du point milieu qui peut donner une impression de manque de stabilité à allure moyenne. A plus haute vitesse, l’Insignia est parfaitement accrochée à la route, prête à dévorer des kilomètres d’autoroute sans sourciller.

Le point fort de ce train avant est sans aucun doute l’absence de remontée de couple. Ainsi, la voiture peut être placée au millimètre et la conduite est très appréciable sur les routes sinueuses.

Des freins à toute épreuve
L’Insignia 4×4 est équipée en option avec le pack SuperSport de freins Brembo abrités sous des jantes de 20 pouces. Ces freins semblent indestructibles. En étant tatillon, on aurait aimé un peu plus de mordant, bien que ce se ferait alors au détriment du confort de marche pour les passagers. En l’état, les décélérations sont puissantes et le freinage est très facile à doser. L’endurance des freins semblent sans limite.

Et le moteur?
Durant les premiers tours de roues, la voiture semble difficile à mener en ville. Les kilomètres suivant fournissent une explication : les 2 premiers rapports sont très courts et on note d’ailleurs un léger trou entre le 2ème et 3ème rapport.
Dans la variante 4×4, la disponibilité peut paraître décevante à bas régime pour un moteur de 195ch. Dans les régimes intermédiaires, tout rentre dans l’ordre, la sensation de puissance est au rendez-vous.

Il faut peut-être y voir là un contre-effet de la transmission intégrale : la motricité est excellente, pourtant, l’Insignia BiTurbo 4×4 semble avoir du mal à s’extirper des starting-blocks, bien que cela ne se traduise pas sur les tests d’accélération (8,7 secondes en 2 roues motrices, 8,9 secondes pour la transmission intégrale).

A lire également:
Essai: Opel Insignia 2.0 BiTurbo CDTI, un nouveau moteur (1/3)
Essai: Opel Insignia 2.0 BiTurbo CDTI, 2 roues motrices ou 4×4? (3/3)

Crédit photos: G. Darding / le blog auto sauf illustration (Opel)

Partagez cet article sur:

Il y a 2 commentaires

xav3294

11 juillet 2016 à 20h43

Bonjour , on dirait la jante Akihiro de la mégane Bose 130 , sinon Est-ce que 1.6 Twin 160 Diesel de l'Astra 2016 ne serait-il pas le R9M Twin ?
Guillaume Darding [administrateur]

18 juillet 2016 à 13h56

Bonjour xav3294, il y a effectivement quelques similitudes entre ces deux jantes!
Concernant le 1.6l dCi Renault et le 1.6l CDTI Opel n'ont aucun lien de parenté.

Commentaire:

Nom d'utilisateur:

Adresse mail (non visible):

Site internet (optionnel):

Quelle est la forme géométrique du logo utilisé par Renault?

Réseaux sociaux
Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur: Ford 1.0l Ecoboost»

il y a 15 jours

Bonjour Philoup69, d'après ce que vous décrivez, il me semble que le problème de durite (j'imagine le tuyau de dégazage du liquide de refroidissement qui a fait l'objet d'un rappel de la part de Ford) pourrait être la cause de vos soucis actuels. Il me semble probable que votre moteur ait surchauffé à cause de ce problème de durite. Pour sûr, j'ai pu répertorier plusieurs cas similaires sur les forums français et étrangers, sans que cela ne remette foncièrement en cause la bonne réputation de ce moteur.

vieri28 à propos de l'article «Essai: pneus Michelin CrossClimate»

il y a 18 jours

Bonjour, et merci pour cet essai longue durée, forcément plus intéressant et pertinent en terme de retour qu'une prise en main réalisée lors de la présentation par le fabricant, comme ce que j'ai pu lire jusqu'ici. J'utilise actuellement 2 jeux de roues (été et hiver), et cela représente un budget relativement important. J'ai la chance d'avoir encore une dimension de roue économique (195/65/R15), mais ce ne sera certainement plus le cas le jour du changement de voiture. N'habitant pas en montagne mais en plaine, la lecture de votre article me conforte sur le fait de passer sur ce pneu dans le futur.

Philoup69 à propos de l'article «Présentation moteur: Ford 1.0l Ecoboost»

il y a 19 jours

Bonjour, Et la fiabilité ? Mon Grand C-Max Titanium est immobilisé, dans un garage Ford depuis le 11 Janvier 2017. Au départ, j'ai constaté une absence de chauffage. Premier devis: remplacement de la pompe à eau = 1 800 €. Après cette réparation, le mécanicien a remarqué un dégagement de fumée par le pot d'échappement (mauvais signe ...). Démontage et analyse de la culasse: le troisième cylindre est endommagé. Suite à une surchauffe, il faut remplacer le moteur ! Second devis: remplacement du moteur = 7 078,94 €. Mon véhicule date de fin Janvier 2013 (moins de 4 ans au moment du problème) et a 122 000 Kms (moteur EcoBoost 1.0 125 cv). En Janvier 2016, j'avais déjà eu un problème de durite à 90 439 Kms (une première alerte ?). Est-ce un problème connu du moteur Ecoboost ?

© Guillaume Darding - Technique automobile

Mentions légales