Alliance Renault/Nissan : toujours plus en commun

Alliance Renault/Nissan : toujours plus en commun

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 31 janvier 2014

L’Alliance Renault/Nissan va accélerer les efforts de coopération entre les deux constructeurs. Ces efforts s’articuleront autour de 4 axes : les achats, l’ingénierie, la production et enfin les ressources humaines.

Pour assurer la bonne mise en place de ces coopérations, un directeur est nommé à la tête de chaque pôle. Leur premier objectif est d’identifier d’ici à la fin du premier trimestre les moyens nécessaires à la réalisation des synergies. Ces dernières ont pour objectif de réduire les coûts (les synergies devraient atteindre un montant minimum de 4,3 milliards d’euros) sans pour autant sacrifier l’identité propre à chaque marque.

En matière d’achat, l’objectif sera d’avoir une centrale d’achat commune entre Renault et Nissan pour chaque  région. Cette étape permettra de diminuer le coût d’achat des composants grâce à un volume plus important de pièces répondant à un cahier des charges commun.

Concernant la recherche et le développement, les thématiques d’innovation seront partagées entre les deux constructeurs. Ils devront par ailleurs intensifier leurs efforts pour développer et utiliser des plateformes communes. Il en sera de même pour le développement des motorisations. Enfin, les bancs d’essais pourraient être mutualisés.

Pour la fabrication et la logistique, il est prévu de standardiser les processus de fabrication entre les deux marques, ce qui permettra de produire des Nissan dans les usines Renault et vice-et-versa. La coopération, à ce chapitre, a déjà été amorcée dans le cadre des accords de compétitivité : Renault pourrait produire jusqu’à 132.000 Micra (au lieu de 82.000 initialement prévues) sur le site de Flins à partir de 2016. Renault et Nissan ont décidé d’étendre les volumes de production avec la fabrication de Nissan à conduite à droite (projet initial) et à conduite à gauche.

Enfin, en matière de ressources humaines, les deux entités chercheront à élaborer des stratégies communes de recrutement et de gestion des talents. Les RH chercheront par ailleurs à favoriser l’échange de personnel entre les deux marques.

Commentaires sur l'article:

xav3294

16 mai 2016 à 20h14

et que pense tu de l'arrivée récente de Mitsu , Nissan peut-il prendre le dessus sur Renault ? la véritable alliance pour Renault ne serait-elle pas avec Mercedes ?
Guillaume Darding [administrateur]

16 mai 2016 à 22h24

Je ne pense pas que Nissan prenne le dessus sur Renault. Renault a procédé de même avec Avtovaz il y a quelques temps sans que quiconque n'ait évoqué le risque que Renault puisse prendre le dessus dans l'Alliance.

Concernant Mitsubishi, le constructeur est à la fois concurrent de Nissan (marché local) et complémentaire à l'international. Surtout, avec Mitsubishi, l'Alliance se rapproche des trois premiers constructeurs mondiaux et se donne donc plus de poids dans le secteur. A court terme, je ne suis pas sûr que des synergies puissent se mettre en place avec le constructeur français qui a déjà une gamme bien complète, tant en matière de VE que de SUV.

Renault/Nissan a autant besoin de Mercedes (amélioration de la qualité perçue, point faible de la marque française, ce n'est pas un hasard si l'Infiniti Q30 est basée sur la plateforme de la Classe A plutôt que sur celle de la nouvelle Mégane) que Mercedes a besoin de Renault (pour les petits moteurs diesel et les petits utilitaires).

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Il y a 48 minutes

Bonjour à tous, @Purmok oui, c'est possible en théorie de monter un boîtier éthanol sur un véhicule bicarburation essence/GPL. D'ailleurs, un fabricant de boîtier le fait des véhicules (quasi-)neufs : Borel. A titre personnel, je ne suis pas favorable à ce type de configuration car cela à un coût qu'il va être difficile d'amortir (le véhicule fonctionnant déjà au GPL, cela ne sera pas beaucoup plus économique de rouler avec l'E85, d'où un amortissement bien plus long que si on compare par rapport à un véhicule essence). D'autre part, si on roule régulièrement au GPL, on utilisera moins le carburant contenu dans le réservoir d'essence et, dans un cas extrême, on pourrait se retrouver en plein hiver avec de l'E85 en spécification été, ce qui peut compliquer le démarrage du véhicule dans ces conditions. @Medhi Il n'y a pas vraiment de risque de fiabilité. Le plus gros risque, c'est que, si vous avez affaire à un boîtier de mauvaise qualité, le fonctionnement avec de l'E85 pourrait ne pas être optimal (démarrages difficiles, broutages lors des accélérations). Concernant le contrôle technique, il est recommandé, lorsque la carte grise n'est pas modifiée, de passer le contrôle avec un plein d'essence. Parfois, les valeurs de sonde lambda peuvent être faussées, ce qui peut amener à un refus.

Mehdi à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Il y a 1 heure

Bonsoir. Je m'apprête à faire l'acquisition d'un véhicule d'occasion avec un boîtier éthanol non homologué. C'est une très bonne affaire, mais quel est le risque? Je m'explique : si j'enlève l'étiquette du boîtier (qui vaut 440 euros vérifié sur internet), aucune raison d'être embêté au contrôle technique? Ou faudra-t-il que je fasse un plein de sp98 avant le passage pour le contrôle pollution. C'est un Freelander V6 2.5L. Je ne sais pas quel est le risque et si je serais embêté plus tard. Je me dis qu'au pire je pourrais payer l'installation d'un kit dans 2 ans ou l'enlever pour le prochain CT. Merci d'avance pour vos conseils.

Djabou à propos de l'article «Présentation moteur: Volkswagen 1.5l TSI»

Hier

Bonjour, Merci pour cet article très complet. Après presque 2 ans, qu'en est-il de la fiabilité de ce tsi 150 evo ? Merci

© Guillaume Darding

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