ArcelorMittal dévoile ses aciers pour réduire le poids des portières

ArcelorMittal dévoile ses aciers pour réduire le poids des portières

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 27 juin 2013

Le groupe, leader dans l’industrie de l’acier, a présenté ses solutions pour participer à la réduction du poids des voitures particulières. ArcelorMittal promet que la masse des portières peut être réduite de plus de 6 kg à moyen terme pour un véhicule du segment C (véhicule compact).

Dans l’immédiat, l’aciériste peut déjà accomplir une réduction de 5kg par portière sur une berline compacte (type Renault Mégane) grâce aux aciers existants. Les solutions proposées aujourd’hui en grande série sont le fruit d’un programme de R&D initié il y a près de 4 ans par ArcelorMittal.

Les pièces structurelles (renforts de portières) sont fabriquées à partir d’aciers UHLE (à Ultra Haute Limite Elastique) emboutis à chaud. Pour les panneaux de portes, l’aciériste propose un acier dit à double phase, comprenant une phase dure (type martensitique) dispersée dans une matrice ferritique.

Pas plus épaisse que 0,6mm (contre 0,75mm habituellement), cette tôle conserve une excellente résistance au choc et au marquage. Les différentes parties sont soudées au laser. L’acieriste affirme que cette solution reste 30% moins chère qu’une portière équivalente construite à partir d’aluminium.

A moyen terme (disponibilité prévue pour 2017), ArcelorMittal serait en mesure de proposer un acier dont la limite élastique atteindrait 2.000 MPa pour les pièces structurelles. Le groupe pourrait limiter l’épaisseur de tôle à 0,5mm pour les panneaux de portes. Ces améliorations permettrait alors de réduire encore le poids de l’ordre de 1,3 kg par portière par rapport à la solution évoquée ci-avant.

A titre de référence, il est couramment estimé qu’à chaque fois que la masse d’un véhicule est réduite de 15 kg, cela équivaut à réduire de 1 g/km les émissions de CO2.

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 1 heure

Bonjour pjmdur, dans le cas d'un hybride, le mode de calcul pour calculer les émissions de CO2 selon le cycle WLTP revient à mesurer les émissions du moteur selon les différents modes de fonctionnement (cas où le niveau de charge de la batterie est maintenu et cas où le moteur électrique est utilisé jusqu'à l'épuisement de la batterie). En fonction de l'autonomie du véhicule électrique, les émissions mesurées dans le cas où le moteur est sollicité (maintien de la charge de la batterie) sont pondérées. La courbe est indicative et montre que plus le véhicule a une forte autonomie en mode électrique, plus le facteur de pondération sera important (par conséquent, les émissions de CO2 seront plus faibles). En réalité, le calcul est beaucoup plus complexe car la courbe varie sensiblement selon les phases de conduite du cycle d'homologation. Ces courbes sont censée être représentatives du taux d'utilisation du véhicule électrique en mode électrique et se basent sur des études statistiques. Au final, les émissions de CO2 déclarées n'ont absolument rien à voir avec ce que le moteur émettra lorsque la batterie est vide et la seule manière d'approcher les émissions officielles, c'est de rouler une grande partie du temps en mode électrique !

pjmdur à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 6 heures

Bonjour Guillaume, Un premier test en vrai grandeur d'un utilisateur du 3008 II Hybride 4 donne 5,6l sur 1000km, ce qui est plutôt correct pour un véhicule essence 4X4 de cette puissance. Mais c'est 3 fois environ le chiffre mixte WLTP annoncé.. D'autres tests de journalistes qui ont avoué n'être pas vraiment représentatifs car routes sinueuses parcourues d'une façon sportive, ont donné environ 7L. je me demande sérieusement comment sont réalisés les tests WLTP pour un véhicule Hybride/Plugin? J'avoue ne pas avoir compris la courbe %/autonomie batterie.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 11 heures

Bonjour Scotch et merci pour vos encouragements ! Concernant le taux de compression, c'est une donnée très importante dans la conception d'un moteur et le taux de compression effectif (du au retard de la fermeture des soupapes à l'admission) n'en est qu'une conséquence. Le fait d'avoir un taux de compression élevé vous donne la possibilité de basculer vers des modes de fonctionnement permettant la réduction des pertes par pompage (le cycle Atkinson comme vous l'évoquez, par exemple). Si, dans une conception moteur, on part avec un taux de compression faible, il n'y aura que peu de marge de manoeuvre sur ce critère-là. La charge moteur est gérée, autant que faire se peut, par le taux d'EGR (interne et externe) et la quantité de carburant injecté, le compresseur vient en renfort pour assurer un bon remplissage des cylindres et le papillon reste ouvert au maximum : c'est le mode de fonctionnement privilégié dans la zone SPCCI. En dehors de cette zone, le papillon va moduler la quantité d'air admise. Considérant que le moteur fonctionne en mode "classique" principalement à haut régime et/ou à forte charge, on peut en déduire que le papillon reste de toute façon assez largement ouvert et que les pertes induites par cet organe restent limitées. Le compresseur est débrayable car au-delà d'un certain régime moteur, il consomme beaucoup de puissance moteur (le compresseur est entraîné par le vilebrequin) et il est donc préférable de le désactiver. L'embrayage n'est donc pas utilisé pour moduler la pression de suralimentation.

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