Au coeur de la Corvette C7: présentation du moteur LT1

Au coeur de la Corvette C7: présentation du moteur LT1

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 25 octobre 2012

La Corvette C7 accueillera la cinquième génération de moteur « Small Block ». Si ce nouveau moteur dénommé LT1 repose toujours sur des solutions éprouvées, il se pare aussi de nombreuses innovations pour atteindre une puissance de 450 chevaux et un couple de 610 Nm.

Sous le capot de la Corvette, il y a des caractéristiques immuables: le nouvel LT1 reste fidèle à un V8 de forte cylindrée (6.2l) sans turbo. Toujours au rayon des choses qui ne changent pas, le LT1 reste fidèle aux soupapes actionnées par culbuteur via un simple arbre à came central. Le moteur de la prochaine Corvette reste aussi fidèle à 2 soupapes par cylindre.

Le LT1 adopte l’injection directe d’essence. La pression d’injection peut atteindre 150 bars. En contrôlant précisément l’injection (quantité d’essence et angle d’injection), la combustion dans le cylindre est plus efficace, notamment lors d’un démarrage à froid (-25% d’émissions d’hydrocarbones). La température est aussi plus faible dans la chambre de combustion, ce qui permet au moteur de travailler avec un taux de compression plus élevé (11,5:1 contre 10,9:1 pour la précédente génération).

Le moteur de la Corvette C7 sera équipé d’un système de désactivation des cylindres (AFM – Active Fuel Management), déjà utilisé par ailleurs sur sa petite soeur, la Camaro. A faible charge, la moitié des cylindres sont coupés de manière imperceptible, au bénéfice d’une réduction de la consommation d’essence.

Malgré son « antique » arbre à cames central, les soupapes du nouvel LT1 ont un calage variable en continu, ce qui participe à une amélioration des perfomances et une réduction des émissions en combinaison avec l’injection directe et l’AFM.

Au coeur du moteur, la chambre de combustion a été au centre de toutes les attentions. 6 millions d’heures de calcul ont été nécessaires pour la mettre au point (10 millions d’heures au total consacrées au nouveau LT1). L’admission d’air dans le cylindre se fait via un conduit de forme rectangulaire pour améliorer le flux d’air.

Le piston a, quant à lui, une forme particulière toujours dans cette même optique. La bougie d’allumage est implanté plus profondément dans la chambre, plus proche du centre de la combustion. Ces 3 facteurs ont aussi contribué à augmenter le taux de compression évoqué précédemment.

Le bloc moteur du nouveau LT1 est constitué d’aluminium, qui offre un excellent compromis entre légèreté et rigidité. L’admission d’air se fait à travers un papillon d’accélerateur unique et controlé électroniquement (87mm de diamètre) avant que le flux ne soit divisé dans un collecteur d’admission compact. Le collecteur est recouvert de matériaux aborsorbants en plus du traditionnel capot de protection en plastique afin de réduire le bruit rayonné par le moteur.

Les 2 collecteurs d’échappement sont en fonte. Cette solution n’est certainement pas la plus légère, mais elle est largement éprouvée et elle permet une meilleure gestion de la température des gaz d’échappement (l’efficacité des systèmes de dépollution est améliorée). Il s’agit de collecteurs 4-en-1, ce qui garantit une excellente évacuation des gaz d’échappement dans les cylindres (la contrepression est réduite).

Comparé au V8 4.4l biturbo de la BMW Série 6 Gran Coupé (450ch / 650 Nm), le LT1 se veut 18kg plus léger et 10 cm moins haut que son concurrent. Ainsi paré, la répartion des masses avant/arrière sera très proche de 50/50 pour la Corvette, au bénéfice du comportement dynamique. La faible hauteur du bloc moteur contribue à abaisser le centre de gravité de la C7. Elle permet aussi d’avoir une ligne de capot basse, au bénéfice de la visibilité. Mais surtout, elle contribue à perpétuer le style iconique de la Corvette.

Commentaires sur l'article:

xav3294

19 septembre 2016 à 20h26

je ne vois pas en quoi les gens de chez GM ne pourraient pas concevoir des diesel aussi performants que les gros constructeurs allemands et j'aime bien l'ambiance US sur les chaines de montage !
Guillaume Darding [administrateur]

19 septembre 2016 à 21h39

Grâce à Opel, GM peut bénéficier de bons moteurs diesel. Il n'ont pas à rougir face à la concurrence. Les Etats-Unis n'ont jamais été trop friands de diesel et, alors que le marché commençait tout juste à balbutier, il va marquer un coup d'arrêt à cause de l'affaire Volkswagen, pour ce qui concerne les berlines tout du moins.

...et il ne faudrait pas non plus oublier l'artillerie lourde avec les Duramax (V8 turbo de 6,6l de cylindrée) qui équipent les gros pickups (Chevolet Silverado 2500 HD)!

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 2 heures

Bonjour Chevallier, votre commentaire à propos de l'efficacité des systèmes SCR repose sur des données qui sont obsolètes car elles reposent sur les normes Euro 6b. Les SCR ont largement évolué depuis : plus proches du moteur et injecteurs plus performants en particulier. D'autre part, je rappelle que les SCR existent depuis de nombreuses années sur les poids lourds, donc les constructeurs n'ont pas attendus de les implanter dans les lignes d'échappement des automobiles pour découvrir subitement des problèmes de températures, "niant" tous les problèmes comme vous l'affirmez ! Concernant Amminex, si la technologie est prometteuse, elle est identique, dans son concept à de l'Adblue !!! Le SCR consiste à faire réagir du NH3 avec le NOx. La différence dans le cas d'Amminex (ou Faurecia ASDS, c'est selon), c'est que le NH3 est stocké directement à l'état gazeux tandis que dans le cas de l'Adblue, il faut convertir le liquide en gaz puis l'urée en NH3. Soit, mais le NH3 gazeux, il faut le stocker, ne pas le relâcher dans la nature (c'est un gaz toxique) et contrôler le débit dans les gaz d'échappement. Donc, la solution Amminex a aussi ses défauts, mais surtout, comment concevez-vous le changement de cartouche une fois celle-ci vide ? D'ailleurs, il faut un minimum de 2 cartouches (le temps de pouvoir changer la cartouche vide, la réduction des NOx doit impérativement être opérationnelle - donc question encombrement, c'est franchement discutable) et il y a un grand risque d'avoir un nombre incalculable de références de cartouche. Et qui va les changer ? Pensez-vous que tous les constructeurs vont s'entendre sur une seule référence de cartouche ? La manipulation de cartouche NH3 ne peut pas être faite pas n'importe qui (notamment, il est impensable de se retrouver avec des cartouches dans la nature). La technologie Amminex a fait ses preuves sur des flottes de bus, mais vous la survendez allègrement. En l'état, elle ne peut pas être déployée sur des véhicules particuliers : en raison de ses contraintes, probablement de son coût, mais surtout, les systèmes SCR avec AdBlue sont largement compétitifs en terme d'efficacité.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 2 heures

Bonjour David, le Skyactiv-X est effectivement équipé d'un système EGR et d'un filtre à particules (voir le paragraphe au sujet de l'échappement). Concernant la fréquence plus élevée du changement des bougies pour le Skyactiv-X, elle est surtout due à la présence de l'EGR refroidi par eau (même phénomène pour le Skyactiv-G 2.5 turbo, non commercialisé en Europe) et non au mode de combustion du moteur.

Chevallier à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 4 heures

Normes Euros 6, entre la poire et le fromage. ….s’agissant des moteurs diesel, dont la critique des systèmes Adblue (injection d’urée dans un catalyseur de réduction des Nox SCR) reste à faire. Les constructeurs automobiles ont mis une chape de plomb sur le manque patent d’efficience et de fiabilité des systèmes d’injection d’Adblue (solution aqueuse (32,5% d’Urée + 67, 5% d’eau distillée) qu’ils ont développés …de l’aveu même des sous-traitants comme Faurecia que le fabrique pour PSA, ne parvenant qu’à réduire seulement 32% des Nox d’un moteur diesel, violant délibérément la norme Euro 6b. Des réservoirs d’Adblue, curieusement sans évent d’arrivée air atmosphérique, ceux de 2015 de 1ère génération, des constructeurs ayant oublié leurs classiques (ce vase d’Eme Mariotte, des années 1660, qui l’avait…) avec des pompes immergées très vite défaillantes, des causes de surcharges, mal identifiées, conduisant aussi à des injecteurs obturés par une Urée assez corrosive, au même titre que la soude caustique, corrodant les aiguilles… Des définitions de composants mal calibrées eu égard à l’endurance qu’en attendaient les automobilistes diésélistes, un plancher de 160 000 Km, sans ennui… Des constructeurs qui ont sous-estimé la stabilité dans le temps de cet Adblue, niant sa décomposition avec la température entre 30-41°C, niant l’évaporation de l’eau de la solution, liée à l’agitation du roulage, faisant croitre dans le temps la viscosité cinématique de cette solution (coagulation partielle des molécules d’Urée)… de même que la cristallisation de celles-ci sous température négative de -11°C, obligeant à installer un réchauffeur dans le réservoir. Des automobilistes abusés, dans la p’urée au regard de cette norme Euro-6b, en vigueur depuis septembre 2015, qui croyaient ne pas polluer l’environnement (Nox) brutalement contraints, sous OBD inquisiteur, aux remplacements forcés de leur Kit Adblue défaillant, souvent à leurs frais, remplacés par de flambants Kits réservoirs-pompes, qui, sans améliorer le petit 32% d’efficience de dépollution, sont en évolution masquée par des constructeurs voulant en améliorer l’endurance, sans se mouiller, sans en informer les propriétaires des véhicules, y ayant fait intégrer, à la hussarde, un mécanisme d’auto-nettoyage qui se manifeste par une nette émission de décibels durant 5 à 6 secondes, à chaque mise à l’arrêt du véhicule... des automobilistes cobayes, alimentant les comptes d’exploitation des Faurecia-Plastic-Omnium & consorts. …Quantité de ceux-là, échaudés, qui, s’ils avaient eu vent de cette galère, auraient reporté leurs achats sur des véhicules à essence, dès 2015. Un Diesegate à l’intérieur de l’autre… que l’on ne veut pas voir ? D’autant plus que cette technologie de l’Adblue est clairement dans l’obsolescence, depuis la prise de contrôle de la startup danoise, Amminex, à 91,5 % par l’équipementier Faurecia au mois de décembre 2016, 5 années déjà... Une startup qui a développé, dans les années 2012, une solution innovante, économique et très performante, venant à bout des 99 % d’émissions d’oxyde d’azote d’un moteur diesel, un procédé de stockage de l’ammoniac sous forme solide, par l’utilisation de sels métalliques de chlorure de Strontium, agissant comme une éponge, stockant de grande quantité d’ammoniac, sous un très faible volume, aisément utilisable à travers un classique catalyseur SCR, pour réduire ces Nox en Azote gazeux et en vapeur d’eau, des gaz inoffensifs pour l’environnement. Un système ASDS (Ammonia Storage and Delivery System), dont on attend fébrilement les Kits de remplacement pour les installer sans difficulté, en lieux et place, puisque beaucoup moins encombrant que leurs aïeux "Kits Adblue" défaillants et obsolètes, l’atmosphère des villes n’en pouvant plus d’attendre… On peut se poser la question si ces 5 années n’ont pas plutôt, chez Faurecia, servi à développer cette catalyse, sans poison, de l’Ammoniac ou l’Hydrazine pour en tirer l’Hydrogène nécessaire à la pile à combustible des futurs véhicules de tourisme, électrifiés... ? Un moyen danois pour d’abord permettre à ces automobilistes, d’amortir l’investissement de leur véhicule diesel sur plus longue période de roulage, sans interdiction d’utilisation… Donner du temps au temps pour qu’ils puissent économiquement passer à l’électrique ensuite…

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