Audi à l'étroit à Ingolstadt

Audi à l'étroit à Ingolstadt

Guillaume Darding - 22 novembre 2013

Toujours en quête d'expansion, le constructeur bavarois s'étend aux alentours de son site principal de production. De cette manière, Audi entend construire le futur en anticipant ses besoins et ne pas se retrouver en manque de capacité. La marque aux anneaux vient d'inaugurer consécutivement deux nouveaux sites dans les environs d'Ingolstadt, le site principal d'Audi.

Le premier site est situé à une trentaine de kilomètres à l'est d'Ingolstadt. Le centre de compétences de Münchmünster sera spécialisé dans la fabrication de pièces en aluminium telles que des élements structurels du châssis ou des éléments de suspension.

usine Audi Münchmünster - Competence Center

D'ici à 2016, le site employera environ 800 personnes dont 250 nouvelles embauches, le reste des employés seront transférés d'Ingolstadt. Le site de Münchmünster s'étend sur 42 hectares. Il a été choisi pour sa proximité d'Ingolstadt et son accès facile par la route. A terme, le site pourrait aussi être relié par les rails via la ligne de chemin de fer Regensburg-Ingolstadt.

usine Audi Münchmünster - aluminium coulé

Le deuxième site se situe à Neuburg, 20 kilomètres à l'ouest d'Ingolstadt. Audi Sport, en charge des programmes pour les 24h du Mans et WEC (Audi R18 TDI), le DTM (Audi A5 DTM) ainsi que les écuries privés (Audi R8 LMS), déménagera sur le site de Neuburg aux côtés de l'Audi Driving Experience Center (centre destiné aux clients Audi dans l'optique de démontrer les capacités des véhicules sur circuit ou en tout-terrain).

Le site s'étend sur une surface de 47 hectares, il comprend notamment une surface de 30.000 m2 destinée à effectuer des tests de maniabilité et un circuit d'une longueur de 2,2 km. Le site de Neuburg, concernant Audi Sport, se constituera de 4 parties: l'atelier de montage, les bancs d'essais, un espace de stockage des composants et les bureaux occupés par les équipes de développement.

Audi Neuburg - piste d'essai et centre Audi Sport

Le transfert des activités (incluant 300 employés) d'Audi Sport d'Ingolstadt à Neuburg débutera à l'été 2014. Fondé en 1980, Audi Sport a depuis accumulé un long palmarès notamment en rallye, en endurance et en DTM. Le développement des moteurs de compétition restera en place à Neckarsulm. 

Ces deux aménagements permettront au constructeur de désengorger l'usine d'Ingolstadt qui concentrera ses activités à l'assemblage final des véhicules. La première pierre du site d'Ingolstadt a été posée en 1949. Le site s'étend aujourd'hui sur 275 hectares et emploie plus de 35.000 personnes.

En 2012, près de 552.000 Audi sont sorties des chaines d'assemblage. L'usine produit actuellement pas moins de 5 modèles: A3 (berline, Sportback, Sedan, cabriolet), A4 (berline, Avant, allroad), A5 (coupé, Sportback), TT (coupé, roadster), Q5. 2.500 véhicules sont produits quotidiennement.

Audi Ingolstadt

Depuis le début de l'année 2013, Audi a délivré plus de 1,3 million de véhicules à travers le monde, une hausse de 7,6% par rapport à la même période en 2012. Face à la demande croissante, le constructeur nécessite d'une surface de plus en plus importante pour le développement et la fabrication de ses véhicules.

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Hier

Bonjour Chevallier, votre commentaire à propos de l'efficacité des systèmes SCR repose sur des données qui sont obsolètes car elles reposent sur les normes Euro 6b. Les SCR ont largement évolué depuis : plus proches du moteur et injecteurs plus performants en particulier. D'autre part, je rappelle que les SCR existent depuis de nombreuses années sur les poids lourds, donc les constructeurs n'ont pas attendus de les implanter dans les lignes d'échappement des automobiles pour découvrir subitement des problèmes de températures, "niant" tous les problèmes comme vous l'affirmez ! Concernant Amminex, si la technologie est prometteuse, elle est identique, dans son concept à de l'Adblue !!! Le SCR consiste à faire réagir du NH3 avec le NOx. La différence dans le cas d'Amminex (ou Faurecia ASDS, c'est selon), c'est que le NH3 est stocké directement à l'état gazeux tandis que dans le cas de l'Adblue, il faut convertir le liquide en gaz puis l'urée en NH3. Soit, mais le NH3 gazeux, il faut le stocker, ne pas le relâcher dans la nature (c'est un gaz toxique) et contrôler le débit dans les gaz d'échappement. Donc, la solution Amminex a aussi ses défauts, mais surtout, comment concevez-vous le changement de cartouche une fois celle-ci vide ? D'ailleurs, il faut un minimum de 2 cartouches (le temps de pouvoir changer la cartouche vide, la réduction des NOx doit impérativement être opérationnelle - donc question encombrement, c'est franchement discutable) et il y a un grand risque d'avoir un nombre incalculable de références de cartouche. Et qui va les changer ? Pensez-vous que tous les constructeurs vont s'entendre sur une seule référence de cartouche ? La manipulation de cartouche NH3 ne peut pas être faite pas n'importe qui (notamment, il est impensable de se retrouver avec des cartouches dans la nature). La technologie Amminex a fait ses preuves sur des flottes de bus, mais vous la survendez allègrement. En l'état, elle ne peut pas être déployée sur des véhicules particuliers : en raison de ses contraintes, probablement de son coût, mais surtout, les systèmes SCR avec AdBlue sont largement compétitifs en terme d'efficacité.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Hier

Bonjour David, le Skyactiv-X est effectivement équipé d'un système EGR et d'un filtre à particules (voir le paragraphe au sujet de l'échappement). Concernant la fréquence plus élevée du changement des bougies pour le Skyactiv-X, elle est surtout due à la présence de l'EGR refroidi par eau (même phénomène pour le Skyactiv-G 2.5 turbo, non commercialisé en Europe) et non au mode de combustion du moteur.

Chevallier à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Hier

Normes Euros 6, entre la poire et le fromage. ….s’agissant des moteurs diesel, dont la critique des systèmes Adblue (injection d’urée dans un catalyseur de réduction des Nox SCR) reste à faire. Les constructeurs automobiles ont mis une chape de plomb sur le manque patent d’efficience et de fiabilité des systèmes d’injection d’Adblue (solution aqueuse (32,5% d’Urée + 67, 5% d’eau distillée) qu’ils ont développés …de l’aveu même des sous-traitants comme Faurecia que le fabrique pour PSA, ne parvenant qu’à réduire seulement 32% des Nox d’un moteur diesel, violant délibérément la norme Euro 6b. Des réservoirs d’Adblue, curieusement sans évent d’arrivée air atmosphérique, ceux de 2015 de 1ère génération, des constructeurs ayant oublié leurs classiques (ce vase d’Eme Mariotte, des années 1660, qui l’avait…) avec des pompes immergées très vite défaillantes, des causes de surcharges, mal identifiées, conduisant aussi à des injecteurs obturés par une Urée assez corrosive, au même titre que la soude caustique, corrodant les aiguilles… Des définitions de composants mal calibrées eu égard à l’endurance qu’en attendaient les automobilistes diésélistes, un plancher de 160 000 Km, sans ennui… Des constructeurs qui ont sous-estimé la stabilité dans le temps de cet Adblue, niant sa décomposition avec la température entre 30-41°C, niant l’évaporation de l’eau de la solution, liée à l’agitation du roulage, faisant croitre dans le temps la viscosité cinématique de cette solution (coagulation partielle des molécules d’Urée)… de même que la cristallisation de celles-ci sous température négative de -11°C, obligeant à installer un réchauffeur dans le réservoir. Des automobilistes abusés, dans la p’urée au regard de cette norme Euro-6b, en vigueur depuis septembre 2015, qui croyaient ne pas polluer l’environnement (Nox) brutalement contraints, sous OBD inquisiteur, aux remplacements forcés de leur Kit Adblue défaillant, souvent à leurs frais, remplacés par de flambants Kits réservoirs-pompes, qui, sans améliorer le petit 32% d’efficience de dépollution, sont en évolution masquée par des constructeurs voulant en améliorer l’endurance, sans se mouiller, sans en informer les propriétaires des véhicules, y ayant fait intégrer, à la hussarde, un mécanisme d’auto-nettoyage qui se manifeste par une nette émission de décibels durant 5 à 6 secondes, à chaque mise à l’arrêt du véhicule... des automobilistes cobayes, alimentant les comptes d’exploitation des Faurecia-Plastic-Omnium & consorts. …Quantité de ceux-là, échaudés, qui, s’ils avaient eu vent de cette galère, auraient reporté leurs achats sur des véhicules à essence, dès 2015. Un Diesegate à l’intérieur de l’autre… que l’on ne veut pas voir ? D’autant plus que cette technologie de l’Adblue est clairement dans l’obsolescence, depuis la prise de contrôle de la startup danoise, Amminex, à 91,5 % par l’équipementier Faurecia au mois de décembre 2016, 5 années déjà... Une startup qui a développé, dans les années 2012, une solution innovante, économique et très performante, venant à bout des 99 % d’émissions d’oxyde d’azote d’un moteur diesel, un procédé de stockage de l’ammoniac sous forme solide, par l’utilisation de sels métalliques de chlorure de Strontium, agissant comme une éponge, stockant de grande quantité d’ammoniac, sous un très faible volume, aisément utilisable à travers un classique catalyseur SCR, pour réduire ces Nox en Azote gazeux et en vapeur d’eau, des gaz inoffensifs pour l’environnement. Un système ASDS (Ammonia Storage and Delivery System), dont on attend fébrilement les Kits de remplacement pour les installer sans difficulté, en lieux et place, puisque beaucoup moins encombrant que leurs aïeux "Kits Adblue" défaillants et obsolètes, l’atmosphère des villes n’en pouvant plus d’attendre… On peut se poser la question si ces 5 années n’ont pas plutôt, chez Faurecia, servi à développer cette catalyse, sans poison, de l’Ammoniac ou l’Hydrazine pour en tirer l’Hydrogène nécessaire à la pile à combustible des futurs véhicules de tourisme, électrifiés... ? Un moyen danois pour d’abord permettre à ces automobilistes, d’amortir l’investissement de leur véhicule diesel sur plus longue période de roulage, sans interdiction d’utilisation… Donner du temps au temps pour qu’ils puissent économiquement passer à l’électrique ensuite…

© Guillaume Darding

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