Audi célèbre 75 ans de crash tests

Audi célèbre 75 ans de crash tests

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 13 décembre 2013

Fin 1938, les ingénieurs de DKW, une des 4 marques qui formera plus tard le constructeur Audi, lançaient, aux yeux du grand public, une F7 en pleine descente avant qu’elle n’effectue plusieurs tonneaux. Un test qui avait alors pour but de démontrer la stabilité et la résistance de la voiture.

Ce procédé n’est pas sans rappeler un test effectué 4 ans plus tôt par Citroën pour démontrer la solidité de la construction monocoque de la Traction face aux autres type de construction. Pendant qu’une Peugeot et une Renault étaient complètement disloquées après avoir été poussées dans le vide, la Citroën, dans le même exercice, préservait complètement son habitacle pour la sécurité des occupants.

Dans le cas de la DKW, la F7 effectua plusieurs tonneaux avant de s’immobiliser. Malgré la violence du choc, le moteur tournait toujours et l’habitacle ne montrait pas de trace de dégât majeur.

Outre la préservation de la cellule habitable, les équipes de développement se sont ensuite intéressées aux zone de déformation en vue d’absorber un maximum d’énergie lors d’un choc. Ce fut le cas particulièrement pour la NSU Prinz commercialisée en 1958 avec son compartiment avant déformable lors d’une collision frontale.

NSU Prinz zone deformable absorption energie choc Audi célèbre 75 ans de crash tests

Quelques années plus tard (fin des années 60) durant les phases de développement des NSU Ro 80 et de la première Audi 100, le constructeur a été l’un des premiers à utiliser des mannequins de crash test pour analyser les conséquences d’un accident sur le corps humain.

En 1970, Audi inaugure son premier banc de test pour étudier les crashs. Le banc a subit de nombreuses améliorations au fil des années (notamment l’apport de caméras pour étudier avec précision les déformations) et est toujours exploité aujourd’hui.

Au milieu des années 1990, le constructeur allemand a commencé à collecter les données issues des accidents survenus sur la route et évaluer les voies d’améliorations avant de fonder en 1998 l’AARU (Audi Accident Research Unit). En collaboration avec l’université de Regensburg (Ratisbonne), la marque aux anneaux étudie plus précisément les données d’accident pour évaluer les voies d’amélioration potentielles des futurs modèles.

Audi A6 crash test choc lateral poteau Audi célèbre 75 ans de crash tests

En parallèle des activités de tests, les simulations ont pris une part très importante dans le processus de développement. Face à la prolifération des modèles, cette étape était devenue indispensable. De plus, le constructeur est capable de recréer virtuellement tout type de crash. A l’échelle d’Audi, les calculs de crash occupent 200 personnes et ce sont pas moins de 20.000 simulations de crash qui sont effectuées tous les mois.

Crédits photos: Audi, EuroNCAP

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Ford 1.0l Ecoboost: sur deux ou trois cylindres»

Hier

Bonjour Adrien, les évolutions restent mineures dans l'ensemble entre un moteur flexifuel et un moteur non flexifuel, le principal étant le changement de matière des sièges de soupapes. Je n'en ai pas la confirmation, mais il semblerait que les injecteurs aient aussi évolué pour permettre des débits supérieurs (ce qui est utile dans le cas de l'E85 puisqu'il faut injecter plus de carburant). Une reprogrammation peut être source de problème... si elle est mal faite : par exemple, si le reprogrammateur "s'amuse" à vouloir augmenter le débit des injecteurs plutôt que d'allonger le temps d'injection pour injecter du carburant lorsque le réservoir est rempli de superéthanol. Si les injecteurs ne sont pas capables de fonctionner avec le débit demandé, alors le mélange à l'intérieur du cylindre sera trop pauvre et néfaste pour la fiabilité du moteur (et les émissions). Pour un reprogrammateur qui maîtrise son sujet (avec une bonne connaissance des particularités de l'E85 et du moteur qu'on souhaite convertir), il n'y a pas de crainte à avoir.

Adrien67 à propos de l'article «Ford 1.0l Ecoboost: sur deux ou trois cylindres»

Il y a 3 jours

Bonsoir Guillaume, Aurais tu des informations concernant la compatibilité E85 des derniers blocs MHEV 125/155 chevaux non badgés Flexifuel ? Est ce que les blocs sont identiques (sièges de soupapes ? Injecteurs) et une reprogrammation peut elle être source de problème pour le passage à l'éthanol ? Merci d'avance

pbcat à propos de l'article «Présentation moteur: Peugeot 1.2l Puretech turbo»

Il y a 8 jours

Bonjour. Moteur 1.2L ,3 cylindres, 82 cv sur 2008 de 2014 (75000 km) j'ai fait le choix de ne pas changer la courroie de distribution car il semblerait que seuls les 110 et 130 cv soient affectés. Au moment de l'achat il était préconisé 10 ans ou 180000 Km. Bon véhicule sobre, seule ombre au tableau, les à-coups en première qui sont vraiment pénibles

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