Audi: des ressorts de suspension en matière composite

Audi: des ressorts de suspension en matière composite

Guillaume Darding - 10 juillet 2014

D'ici à la fin de l'année, Audi introduira un nouveau type de ressort dans la suspension de certains de ces modèles. Ces ressorts abandonnent la traditionnelle construction en acier au profit de plastique renforcé de fibres de verre (GFRP).

A l'image du secteur aéronautique, les matériaux composites deviennent de plus en plus courant dans la construction automobile. Le carbone est depuis longtemps utilisé, mais son prix le réserve généralement aux véhicules à forte valeur ajoutée, telle que la récente BMW i3, dont la cellule habitable est construite à partir de CFRP (plastique renforcé de fibres de carbone).

Entre l'acier et le carbone, les fibres de verre constituent une alternative intéressante. Plus économiques que le carbone (mais aussi moins rigides), les GFRP ont pour avantage, comme les fibres carbone, d'être légères. La fibre de verre présente une meilleure résistance au choc comparé au carbone.

Développé en partenariat avec Sogefi, le ressort en matière composite a un encombrement similaire à un ressort en acier traditionnel. Ils sont un peu plus larges et ont moins de spires. Enfin, le diamètre du fil est supérieur à celui d'un ressort acier. Ces caractéristiques permettent donc de proposer ce nouveau type de ressort sans changer fondamentalement l'architecture des suspensions existantes.

Audi - ressorts de suspension composite

Les ressorts en GFRP permettent d'économiser de 4 à 6 kg (dont la moitié pouvant être considérée comme masse non suspendue) au total sur le poids d'une voiture.

La structure du ressort consiste en de longues fibres de verre entrelacées. La structure est elle-même noyée dans de la résine époxy. Autour de ce noyau sont ajoutés de nouvelles fibres, elles-aussi entrelacées. Enfin, l'ensemble passe dans un four dont la température atteint 100 °C pour consolider le tout.

Outre l'avantage en terme de masse, le véhicule équipé de ce type de ressort bénéficie d'une suspension plus silencieuse. De plus, les ressorts en composite permet une mise au point plus fine du châssis grâce à une raideur ajustable à l'infini en fonction de la disposition des fibres.

Les ressorts GFRP sont résistants à la corrosion. En particulier, ils ne craignent nullement les agressions des produits chimiques utilisés dans les stations de lavage, ni les choc provoqués par les gravillons.

L'Audi A6, à l'occasion de son restylage de mi-carrière, devrait être le premier véhicule à bénéficier de ces nouveaux ressorts. Ces ressorts ont par ailleurs démontré toute leur efficacité avec la Mégane R.S. 275 Trophy-R sur la boucle nord du Nürburgring. Cette dernière, qui détient le record du circuit pour une traction, est équipée de ressorts composites fournis par Allevard Rejna, une entreprise basée dans le nord de la France intégrée au groupe Sogefi.

Source: Audi, Sogefi

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Commentaires
Karim78 à propos de l'article «Dossier: fonctionnement de la climatisation»

Il y a 10 heures

Je prend note de vos précieux conseils. Cela semble logique après tout mais je vérifierai avec un 2ème mécano sait-on jamais. Merci encore Guillaume !

thierryb à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Merci, c'est très clair

Guillaume Darding à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Bonjour Thierry, merci beaucoup pour tes encouragements ! Concernant la vitesse de 100 km/h, il n'y a pas de raison d'être pénalisé à rouler plus vite puisque la consommation n'est pas décompté pendant cette phase. Peut-être y-t-il un risque (je pense assez peu signifiant) d'être pénalisé si on considère que la marge d'erreur des appareils de mesure est plus grande à haute vitesse. Cette phase a vitesse constante a pour but unique d'accelérer le test de toute façon. Mis à part à avoir accès au dossier d'homologation, il n'est pas possible de connaître la vitesse utilisée par le constructeur. Concernant la consommation, la tension et l'intensité de la batterie sont mesurées en continu lors des tests (soit par un appareil de mesure externe, soit directement par le système de gestion de la batterie, si le constructeur démontre qu'il est suffisamment précis). Par la suite, il suffit de relever la tension et l'intensité moyenne durant les segments dynamiques pour en déduire la consommation. Concernant la puissance de charge, elle n'est pas clairement définie à ma connaissance, mais la charge doit utiliser le chargeur embarqué du véhicule (convertissant le courant alternatif de la source en courant continu) et se faire à vitesse "normale" (logiquement avec une intensité de 16A, soit l'équivalent d'une puissance de 3,7 kW). Concernant la fin du test, il s'arrête lorsque le véhicule tombe en panne (et non aux 0% réels de la batterie, sinon, il y a de grandes chances qu'elle soit endommagée dans le processus). Les tests se font systématiquement en laboratoire : il n'y a donc pas d'incidence due aux variations des conditions météorologiques. En espérant avoir répondu à l'ensemble de tes questions !

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