Audi s'engage dans le développement des agrocarburants

Audi s'engage dans le développement des agrocarburants

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 23 janvier 2014

Audi a signé un partenariat avec Global Bioenergies, une start-up française, pour favoriser la recherche et le développement d'essence produite à base d'agrocarburants, dénommé e-gasoline par la marque aux anneaux.

Global Bioenergies est une jeune entreprise créée en 2008. Basée à Evry (91). Elle est spécialisée dans la fabrication d'hydrocarbures par fermentation à partir de ressources renouvelables (sucres, déchets agricoles et forestiers,...). Après avoir réussi une levée de fonds en 2009 de 3,2 millions d'euros, la société a prouvé le bon fonctionnement de son concept en 2009, avant de mettre en place un laboratoire prototype en 2010.

Dès 2011, la start-up réalise son introduction en bourse permettant de dégager des fonds supplémentaires avant de démarrer en juin 2013 une première phase de pré-industrialisation sur le site de la raffinerie de Pomacle-Bazancourt (51) pour une capacité de production de 10 tonnes d'isobutène par an puis une seconde phase en automne en Allemagne (Leipzig) avec une capacité de production de 100 tonnes par an.

L'isobutène permet ensuite de fabriquer du plastique et du carburant entres autres. Le carburant produit est un produite à indice d'octane 100 et peut se mélanger à du pétrole traditionnel sans limite de proportion. Contrairement à l'éthanol ou à l'isobutanol, l'isooctane n'entraînerait pas de surconsommation de carburant.

Le partenariat entre Audi et Global Energies s'est articulé autour de 3 axes: la qualité du carburant (pour que ce dernier soit compatible avec les moteurs actuels), l'empreinte environnementale (évaluée principalement en terme de CO2) et le fait que les ressources nécessaires à la production de carburant n'empiètent pas sur les surfaces agricoles. L'accord entre les deux entreprises court sur 2 ans. Durant cette période, le constructeur allemand pourrait entrer au capital de la start-up à hauteur de 2% s'il le désire.

Pour Audi, ce partenariat est une suite logique aux initiatives déjà entreprises par la marque avec un autre partenaire, Joule, aux Etats-Unis pour la production d'e-diesel et d'e-ethanol.

Source: Audi, Global Bioenergies

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur: Peugeot 1.2l Puretech turbo»

Hier

Bonjour Damien, merci pour votre retour d'expérience et vos encouragements. En matière de consommation, elle devrait baisser progressivement jusqu'à atteindre 8 à 10.000 km. Effectivement, il serait surprenant d'arriver en dessous de 6l/100km (quoique, avec une bonne dose d'éco-conduite, il faut voir), mais 6-6,5 l/100km pour une compacte essence, c'est plutôt pas mal. Concernant le Start/Stop, la fonction est utile sur le cycle d'homologation (elle permet de gagner environ 5 grammes de CO2 / km). Dans la vie réelle, cela permet d'économiser aussi un peu d'essence (lorsque le moteur fonctionne au ralenti, il consomme entre 0,8 et 1,5 litres par heure, parfois plus dans des conditions extrêmes) et apporte un certain confort pendant l'arrêt (absence de vibrations) tout en étant parfois désagréable au redémarrage (... vibrations). Néanmoins, dans le cas d'un moteur essence, les vibrations sont parfois à peine perceptibles à bas régime.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur: Renault 1.3l TCe / Mercedes A 200»

Hier

Bonjour Laguna22, merci pour votre retour d'expérience. Dans le cas de votre précédente Laguna, la cylindrée joue en sa faveur pour proposer plus de couple et potentiellement plus de souplesse... mais je doute, en revanche, que le moteur soit aussi agréable en matière de sonorité et de vibrations.

Guillaume Darding à propos de l'article «Emissions de CO2 en 2030: quels objectifs pour les constructeurs?»

Hier

Bonjour pjmdur, vous avez certainement raison si on parle de véhicules d'entreprise où les premiers retours semblent montrer que les conducteurs de ces véhicules ne se donnent pas la peine de recharger les batteries de leur véhicule hybride rechargeable. Enfin, je pense que c'est plus compliqué que cela : il n'ont pas nécessairement les moyens de recharger sur leur lieu de travail et si c'est un véhicule qui est stationné à domicile, il faudrait un compteur séparé pour que ce ne soit pas le conducteur qui soit facturé du coût de la recharge (ou l'entreprise devrait prévoir une prime pour compenser cela). Si on parle d'un achat particulier, je pense que le moteur électrique sera bien plus utilisé, en revanche.

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