Bolloré double sa capacité de production de batteries

Bolloré double sa capacité de production de batteries

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 20 septembre 2013

Vincent Bolloré inaugurera cet après-midi, en présence du Président de la République, l’extension de son usine de batteries en Bretagne. Ces batteries équipent les Bluecar, voitures utilisées notamment dans le cadre d’Autolib en région parisienne.

De 2.500 batteries par an, la capacité de l’usine d’Ergué-Gaberic passe désormais à 5.000. Cette usine, située en Bretagne, a fait l’objet d’un investissement de 250 millions d’euros pour atteindre cet objectif. L’usine de Blue Solutions emploie actuellement un peu plus de 150 salariés. Les effectifs devraient rapidement être doublés.

Ces batteries alimenteront principalement les véhicules d’autopartage comme Autolib’ à Paris. Elles participeront à la croissance du groupe Bolloré avec un démarrage de services similaires à Lyon (Bluely), à Bordeaux (Bluecub) et à Indianapolis.

Vincent Bolloré, PDG du groupe éponyme, espère aussi fournir ses batteries comme solution de stockage domestique pour emmagasiner l’énergie produite à partir de panneaux solaires par exemple. Le PDG français imagine notamment un fort potentiel en Afrique pour alimenter les dispensaires médicaux entre autres.

La présence du Président François Hollande lors de cette inauguration doit être un signe fort de l’engagement de l’Etat français vis-à-vis du véhicule électrique. La production de batteries ainsi que le développement d’un réseau de bornes de recharge, sont deux des 34 plans d’action de la « nouvelle France industrielle », un programme porté par le Chef de l’Etat et Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif.

batterie Bolloré LMP Lithium Métal Polymère

Les batteries utilisées par les Bluecar se distinguent de la concurrence par leur technologie spécifique LMP (Lithium Métal Polymère). Par rapport aux batteries Li-ion plus couramment utilisées, les batteries LMP pourraient stocker 4 à 5 fois plus d'énergie à poids équivalent. D'autre part, les batteries LMP ne s'échauffent pas et devraient conserver leur capacité de charge pendant 200.000 km.

Par ailleurs, le groupe Bolloré a récemment signé une lettre d’intention avec Renault pour le développement commun de solutions d’autopartage.

Source: Le Figaro
Crédit images: Bolloré

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Commentaires
pjmdur à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Hier

@ Alain: J'ai indiqué que de mon expérience sur la version récente du Peugeot Puretech 130, que ce moteur était compatible avec des pourcentages plus élevés d'éthanol. Il marche sans aucun problème avec du E50(test long terme). C'est juste une supposition, mais je crois que des constructeurs assurent déjà la compatibilité avec de futurs carburants contenant un pourcentage plus élevé d'éthanol. Dispo pour quant, je sais pas? Mais on trouve des articles sur la production française qui en parlent...

Guillaume Darding à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Hier

Bonjour Alain, pour le moment, être compatible à l'E25 ne veut pas dire grand chose car l'E25 n'a pas d'existence légale (aucune norme ne s'applique à cet hypothétique carburant : chaque carburant est défini par des caractéristiques telles que la masse volumique, pression de vapeur, volatilité, etc.). Voilà pour la théorie. Pour la pratique, cela signifie tout de même que si vous vous "amusez" à mettre 80% de SP95-E10 et 20% d'E85 (en été), vous aurez un équivalent d'E25 et vous ne devriez pas avoir de souci (voyant moteur allumé ou démarrage à froid difficile). Je ne suis malheureusement pas en mesure de vous répondre concernant les caractéristiques de votre moteur.

Guillaume Darding à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Hier

Bonjour pjmdur, le dispositif de conversion est effectivement testé sur un nombre limité de véhicules pour obtenir l'agrément (en fait, un véhicule par classe). Ce n'est pas beaucoup et il faut garder que ce dispositif a été mis en place pour clarifier le montage de ce type de boîtier vis-à-vis de la réglementation (et éviter les abus où certains fabricants prétendaient que leur boîtier était homologué, alors qu'il ne s'agissait que d'une homologation certifiant que le boîtier était conforme aux exigeances en matière d'ondes électromagnétiques - de manière à ce que sa présence ne perturbe pas les autres composants électroniques) et faciliter l'homologation des véhicules. Il faut, en effet, garder à l'esprit qu'on parle d'un "agrément de prototype" et non d'une solution de type grande série, ce qui a ses avantages (procédure d'homologation simplifiée) et ses inconvénients (les solutions universelles ne sont pas forcément optimisées pour tous et certains peuvent même ne pas être, ou difficilement, compatibles).

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