Continental inaugure une piste d’essais automatisée

Continental inaugure une piste d’essais automatisée

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 07 novembre 2012

Intégrée au sein de son centre de tests Contidrom (Hannovre – Allemagne), Continental s’est doté d’une piste d’essais de freinage automatisée en intérieur (AIBA – Automated Indoor Braking Analyzer). Cette piste permettra de tester les pneus par tous temps.

Le Contidrom est un centre d’essais inauguré en 1967 au nord d’Hannovre. Il s’est modernisé et agrandi au fil des années. Le centre s’appuie sur de nombreuses pistes dont un ovale de 2,8km et une piste longue de 3,8km. Il est utilisé par de nombreux magazines automobiles comme base de comparaison. La plupart des constructeurs européens y viennent aussi effectuer des essais  (tests de freinage, mise au point du châssis, bruits de roulement,…).

A l’intérieur de ce centre, Continental vient d’achever la construction d’une piste d’essais de freinage entièrement automatisée. La piste, longue de 300 mètres se situe à l’intérieur d’un bâtiment dédié: elle s’affranchit donc des varations des conditions extérieures (pluie, vent, température, etc). De cette manière, Continental s’offre la possibilité de pouvoir conduire des tests à n’importe quelle saison tout en s’assurant que les résultats soient comparables.

Lorsque la piste sera pleinement opérationnelle, jusque 100.000 tests de freinage par an pourront être réalisés. En théorie, un test s’exécute en 4 minutes. La piste peut être sèche, mouillée ou même verglacée (dans ce dernier cas, la procédure n’est plus automatisée). Le véhicule test est propulsé à une vitesse allant jusque 120 km/h avant de commencer la phase de freinage.

Grâce à l’AIBA, Continental se targue d’améliorer la reproductibilité des tests de 70% par rapport à un test conventionnel réalisé en extérieur. La température de l’air est précisément contrôlée (entre 5 et 25 °C) ainsi que la température de la piste. Le hall peut contenir jusqu’à 5 surfaces de freinage différentes et les pistes sont changeables dans un court laps de temps.

D’après Continental, un tel banc d’essais est devenu indispensable tant les axes de développement ont été multipliés ces dernières années, d’où un besoin de tests de plus en plus important. L’éclosion des SUV et des véhicules électriques n’est certainement pas étrangère à cette diversité.

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Commentaires
Philippe_D à propos de l'article «Présentation moteur: Peugeot 1.2l Puretech turbo»

Hier

Bonjour, Dans le dossier de l'Argus concernantles problèmes de fiabilité des moteurs PSA, il est indiqué que pour le problème de consommation d'huile, sous certaines conditions le remède consiste à remplacer le boitier de sortie d'eau. Auriez vous des informations sur le lien entre ce boitier et la consommation d'huile ? Merci pour votre réponse Philippe PS: vos dossiers techniques sont trés interressants.

pjmdur à propos de l'article «Dossier: systèmes de dépollution des moteurs essence»

Hier

Bonjour, FORD avec son Kuga flexfuel fait pas mal de publicité. A propos de ma précédente interrogation concernant le FAP pour moteur essence, avez vous des informations sur la solution adoptée par FORD? FAP? Merci Cldt

Guillaume Darding à propos de l'article «Emissions de CO2 en 2030: quels objectifs pour les constructeurs?»

Il y a 3 jours

Bonjour Richard, je ne suis pas pas spécialement "pessimiste" concernant la fiabilité des véhicules hybrides. On peut bien sûr citer le cas de la Prius qui a fait ses preuves depuis plus de 20 ans. Toutefois, il est vrai que les technologies des hybrides rechargeables est bien différente aujourd'hui. La Prius a une puissance modeste, ou plutôt adaptée à son gabarit et à son utilisation avec un moteur essence atmosphérique éprouvé tandis que les hybrides actuelles débordent de puissance avec des moteurs essence évolués (suralimentation, etc.). Néanmoins, un véhicule hybride ne "reste" qu'un véhicule thermique auquel on a greffé un moteur électrique, ce qui ne représente pas tant de pièces en plus que ça. Et puis, on peut aussi se dire que le moteur électrique va venir soulager le moteur thermique dans les phases critiques de son fonctionnement (notamment sur des courts trajets, en utilisation urbaine), ce qui va alors plutôt dans le bon sens au niveau de la fiabilité. Bref, à mon avis, en matière de fiabilité, un véhicule hybride reste équivalent à un véhicule thermique. En matière de coût à l'achat, c'est une autre histoire: les publicités automobiles, par exemple, s'intéressent de moins en moins au prix d'achat, mais plutôt à un loyer. D'autre part, les véhicules hybrides rechargeables sont dotés de puissances élevées, ce qui permet de justifier un coût d'achat (ou de location) plus important (dû principalement au coût des batteries et non à l'augmentation de puissance).

© Guillaume Darding

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