Ferrari: 20% de consommation en moins d’ici 2020

Ferrari: 20% de consommation en moins d’ici 2020

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 01 juillet 2014

Bien que le constructeur de Modène soit intégré au sein du groupe Fiat, ce dernier a choisi de se placer en tant que petit constructeur (moins de 10.000 véhicules fabriqués par an) et négocier ses propres objectifs avec l’Union Européenne et les Etats-Unis.

Ferrari a donc négocié, comme une vingtaine d’autres constructeurs (dont Aston Martin, Caterham, Lotus, McLaren,…), un objectif spécifique en matière de CO2. Cet objectif tient compte notamment des émissions de la gamme actuelle du constructeur et du son volume de vente. Pour 2013, Ferrari devait être sous la barre des 303 g de CO2/km (le constructeur a finalement atteint une moyenne de 270 g) tandis que Caterham, par exemple, devait respecter un objectif plus strict de 210 g.

Même en étant indépendant, Ferrari sera astreint à baisser ses émissions de CO2 à raison d’une moyenne de 3% par an, ce qui correspond globalement à l’effort demandé à tous les autres constructeurs en 2020 avec un objectif de 95 g de CO2 par km.

Pour diminuer ces émissions de 20% d’ici 2021, Ferrari empruntera majoritairement trois voies:

  • la réduction de la cylindrée
  • la suralimentation
  • l’hybridation

La suralimentation sera présente sur l’entrée de gamme de Ferrari, les V8, à l’instar de la California. A l’occasion du restylage du modèle, la décapotable a troqué son V8 atmosphérique de 4,3l de cylindrée pour un V8 3,9l turbo gagnant au passage 70 chevaux, avec, à la clé, une réduction des émissions de CO2 de l’ordre de 15%.

L’hybridation aura cours sur les V12 (FF et F12) comme cela a été initié avec LaFerrari. Le nombre de turbocompresseurs nécessaires sur ce type de moteur (quatre turbos) est jugé rédhibitoire en matière d’encombrement sous le capot et de chaleur émise dans le compartiment moteur.

Aussi, en tant qu’indépendant, les ventes de Ferrari n’impacteront pas le calcul des émissions de CO2 du groupe Fiat. De cette manière, FCA pourrait revendiquer le titre de groupe aux émissions de CO2 les plus faibles en Europe.

Source : Automotive News Europe, Agence Européenne pour l’Environnement
Crédit photo : Ferrari

Commentaires sur l'article:

01 juillet 2014 à 12h08

C'est une très bonne chose que Ferrari réduise ses émissions de CO2, pas forcément parce que le nombre de Ferrari dans le monde change vraiment le taux de CO2 dans l'air mais surtout parce que cela montre que même les plus grands constructeurs automobiles s'y mettent et que la protection de la planète se fait à tous les niveaux sociaux... même si les limites imposées à Ferrari sont plus large que celles des constructeurs "lambda".
En tout cas, LaFerrari montre avec son moteur hybride qu'il ne gâche en rien ses performances: jusqu'à 350 km/h

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 3 heures

Bonjour Scotch et merci pour vos encouragements ! Concernant le taux de compression, c'est une donnée très importante dans la conception d'un moteur et le taux de compression effectif (du au retard de la fermeture des soupapes à l'admission) n'en est qu'une conséquence. Le fait d'avoir un taux de compression élevé vous donne la possibilité de basculer vers des modes de fonctionnement permettant la réduction des pertes par pompage (le cycle Atkinson comme vous l'évoquez, par exemple). Si, dans une conception moteur, on part avec un taux de compression faible, il n'y aura que peu de marge de manoeuvre sur ce critère-là. La charge moteur est gérée, autant que faire se peut, par le taux d'EGR (interne et externe) et la quantité de carburant injecté, le compresseur vient en renfort pour assurer un bon remplissage des cylindres et le papillon reste ouvert au maximum : c'est le mode de fonctionnement privilégié dans la zone SPCCI. En dehors de cette zone, le papillon va moduler la quantité d'air admise. Considérant que le moteur fonctionne en mode "classique" principalement à haut régime et/ou à forte charge, on peut en déduire que le papillon reste de toute façon assez largement ouvert et que les pertes induites par cet organe restent limitées. Le compresseur est débrayable car au-delà d'un certain régime moteur, il consomme beaucoup de puissance moteur (le compresseur est entraîné par le vilebrequin) et il est donc préférable de le désactiver. L'embrayage n'est donc pas utilisé pour moduler la pression de suralimentation.

Scotch à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 12 heures

bonjour Article très intéressant. J’ai des doutes sur le réel impact de ce type de combustion au regard de toutes les autres technologies comprises sur ce moteur et non-citées. Le taux de compression statique de 16,3 à 1 ne veut rien dire sans parler de la loi de distribution, surtout de la gestion de la RFA par le déphasage des AAC. Si le retard à la fermeture d’admission est grande, le taux de compression dynamique n’est pas très élevé. C’est le cycle d’Atkinson. Cela sous-entend un remplissage inférieur, une pression plus élevée dans le plénum donc moins de pertes par pompage et un taux de détente plus grand que le taux de compression permettant une meilleure transformation de la pression de combustion en énergie mécanique transmise au piston. Rappel les pertes par pompage d’un moteur essence sont la principale raison de la différence de rendement et de consommation de celui-ci par rapport à un moteur diesel. D’après cet article le papillon est en majeur partie ouvert donc cela annule presque toutes les pertes par pompage. La perte de puissance lié au manque de remplissage dû à la grande RFA est compensée par un compresseur mécanique. Un turbo serait inutile puisque la pression de combustion est mieux exploité par ce cycle d’atkinson n’est plus suffisante pour alimenter une turbine de turbo. En gros c’est un moteur miller. Comment est géré la charge sur ce moteur? Uniquement par le papillon? Par la quantité de carburant comme un moteur diesel? Par le compresseur débrayable ??? Ce mode de combustion semi hétérogène par injection directe est émetteur de particules d’où l’apparition de filtres à particules sur des véhicules essence à injection directe. A cela on y ajoute un EGR basse pression permettant d’injecter un gaz neutre dans cette combustion, et ainsi diminuer la température de combustion, retarder l’apparition du cliquetis dû au mélange pauvre, mais source de particules dû aux «gouttes» de carburant imbrûlés. Je ne sais pas si le CO2 est moins toxique que des particules, mais que ce soit du carbone en gaz ou que ce soit du carbone en particules cela reste du carbone. Tout dépend de la loi ou de la norme que l’on veut respecter. Rappel, la régénération d’un FAP libère énormément de particules mais n’est pas mesuré ou pris en compte dans les cycles d’homologation. À cela on y ajoute une micro hybridation. Mazda a eu le talent de réunir toutes ces technologies connues sur un seul moteur. Mais j’espère me tromper en disant qu’il y a une grosse partie de marketing autour de ce mode de combustion. J’aimerais avoir davantage d’explications sur ce concept de la part de Mazda car leur vidéo et leur écris restent floues et j’aimerais avoir tort. En tout cas merci pour ces infos. À bientôt Scotch

Cam cam à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Hier

Merci pour votre retour Guillaume. Je comprends mieux maintenant. - On a un mélange TRES pauvre donc l'air refroidit en partie la température. - Avec le sky-activ X, la pré-injection nous permet d'être homogène ce qui n'est pas le cas du mode stratéfié comme sur les moteurs TSI de Volkswagen. Je vais d'ailleurs m'empresser de lire votre article sur ce moteur-là.

© Guillaume Darding

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