Fin de parcours pour Lumeneo

Fin de parcours pour Lumeneo

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 19 novembre 2013

Fabricant de véhicules électriques, Lumeneo a été mise en liquidation judiciaire, faute de ventes suffisantes. Les actifs de la société ont été repris par un fond d’investissement.

Fondée en 2006 par Daniel et Thierry Moulène (le père et le fils), Lumeneo avait pour ambition de développer de A à Z des véhicules électriques, de les produire et de les commercialiser. S’appuyant sur l’expérience du père en matière de gestion d’entreprise dans le secteur de l’environnement et sur la passion de l’automobile du fils, les deux ingénieurs avaient à coeur de revoir en profondeur la mobilité urbaine à travers leur entreprise.

L’entreprise avait par ailleur la volonté de favoriser la production en France : la Neoma était assemblée dans les Vosges sur le site de Nompatelize, un site appartenant à l’équipementier Faurecia. Le moteur est fabriqué lui aussi en France par Leroy-Somer et les batteries sont fournies par Dow-Kokam en provenance de l’usine du Bouchet (Essonne). L’entreprise avait par ailleurs signé un partenariat avec les centres de service Bosch (180 centres en France) pour réaliser l’entretien des véhicules.

Las, une finition approximative et un prix élevé auront mis un terme aux espoirs des deux entrepreneurs. Depuis mi-2012, seuls 10 exemplaires auront été commercialisés lorsque les dirigeants tablaient sur 500 ventes en 2013.

Les actifs de la société ont été repris par 4H Holding, une société d’investissement dont les fonds proviennent des Emirats Arabes Unis et qui souhaite développer ses activités dans des projets ludiques. La production de Lumeneo devrait être transférée à Selestat dans les locaux d’Orel Ritter Automobiles (conception et production de quads électriques), une autre société détenue par le fonds d’investissement.

Pour la suite, le nouveau propriétaire envisage de proposer une version à moteur thermique de la Neoma puis une version hybride en s’appuyant sur le moteur électrique existant. Le deuxième axe consistera à revoir la Smera de manière à la mettre en concurrence directe avec le Renault Twizy.

Source : Autoactu
Crédit photo : Lumeneo

Commentaire:

Nom d'utilisateur:

Adresse mail (non visible):

Site internet (optionnel):

Quelle est la forme géométrique du logo utilisé par Renault?

Réseaux sociaux
Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur: Peugeot 1.2l Puretech turbo»

Hier

Bonjour Damien, merci pour votre retour d'expérience et vos encouragements. En matière de consommation, elle devrait baisser progressivement jusqu'à atteindre 8 à 10.000 km. Effectivement, il serait surprenant d'arriver en dessous de 6l/100km (quoique, avec une bonne dose d'éco-conduite, il faut voir), mais 6-6,5 l/100km pour une compacte essence, c'est plutôt pas mal. Concernant le Start/Stop, la fonction est utile sur le cycle d'homologation (elle permet de gagner environ 5 grammes de CO2 / km). Dans la vie réelle, cela permet d'économiser aussi un peu d'essence (lorsque le moteur fonctionne au ralenti, il consomme entre 0,8 et 1,5 litres par heure, parfois plus dans des conditions extrêmes) et apporte un certain confort pendant l'arrêt (absence de vibrations) tout en étant parfois désagréable au redémarrage (... vibrations). Néanmoins, dans le cas d'un moteur essence, les vibrations sont parfois à peine perceptibles à bas régime.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur: Renault 1.3l TCe / Mercedes A 200»

Hier

Bonjour Laguna22, merci pour votre retour d'expérience. Dans le cas de votre précédente Laguna, la cylindrée joue en sa faveur pour proposer plus de couple et potentiellement plus de souplesse... mais je doute, en revanche, que le moteur soit aussi agréable en matière de sonorité et de vibrations.

Guillaume Darding à propos de l'article «Emissions de CO2 en 2030: quels objectifs pour les constructeurs?»

Hier

Bonjour pjmdur, vous avez certainement raison si on parle de véhicules d'entreprise où les premiers retours semblent montrer que les conducteurs de ces véhicules ne se donnent pas la peine de recharger les batteries de leur véhicule hybride rechargeable. Enfin, je pense que c'est plus compliqué que cela : il n'ont pas nécessairement les moyens de recharger sur leur lieu de travail et si c'est un véhicule qui est stationné à domicile, il faudrait un compteur séparé pour que ce ne soit pas le conducteur qui soit facturé du coût de la recharge (ou l'entreprise devrait prévoir une prime pour compenser cela). Si on parle d'un achat particulier, je pense que le moteur électrique sera bien plus utilisé, en revanche.

© Guillaume Darding

Mentions légales