General Motors investit dans l’acier du futur

General Motors investit dans l’acier du futur

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 08 août 2012

La réduction du poids des véhicules est un enjeu majeur pour la conception des nouveaux modèles. Dans ce cadre-là, GM annonce investir dans NanoSteel, une société qui a développé un acier nano-structuré permettant d’accroître la rigidité des composants tout en réduisant l’épaisseur, donc le poids.

L’acier n’a pas dit son dernier mot. Toujours dans l’optique de réduire le poids de leurs véhicules, les constructeurs utilisent assez régulièrement l’aluminium, voire la fibre de carbone. Ces matériaux sont certes très performants, mais aussi coûteux. Leur utilisation pourrait donc être limitée aux berlines des segments supérieurs. Les fabricants préfèrent ainsi utiliser des nuances d’acier aux capacités améliorées qui restent plus compétitives en terme de prix (aciers à haute, très haute et ultra haute limite élastique – HLE, THLE, UHLE) et plus facile à mettre en oeuvre.

Le chassis d’une berline du segment C (Golf, 308, Mégane) comporte environ 30% d’acier. Toutefois, leur coût de production encore élevé limite encore leur utilisation de manière plus intensive: les composants faits d’acier UHLE sont emboutis à chaud, ce qui engendre une consommation d’énergie supplémentaire et un temps de production plus élevé.

De part sa structure particulière s’appuyant sur la nanotechnologie, l’acier proposé par NanoSteel peut être formé à froid, promesse d’une mise en oeuvre plus simple et d’un gain de temps sur la ligne de production. D’autre part, la résistance de cet acier peut atteindre 1600 MPa, alors que les aciers THLE sont limités à 800 MPa et les aciers UHLE actuels atteignent jusque 1500 MPa. Ces 2 caractéristiques (emboutissage à froid, meilleure résistance) vont permettre de réduire les épaisseurs (gain de poids) tout en conservant les mêmes capacités d’absorption et de déformation (sécurité en cas d’accident). Cet acier est aussi compatible avec les techniques de soudures actuelles, il ne nécessite donc pas de nouvel investissement pour les usines.

Finalement, la raison de cet investissement de la part de GM (montant non communiqué) est ainsi résumée par Jon Lauckner, vice-président de la R&D chez GM: « la réduction de la masse des véhicules sera un enjeu majeur pour réduire la consommation de carburant dans les prochaines années. Les alliages d’acier nano-structuré de NanoSteel offrent des caractéristiques uniques sur le marché actuellement. C’est donc un acteur susceptible de changer la donne à court terme. »

Source: Green Car Congress
Crédit photo: General Motors

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Commentaires
Karim78 à propos de l'article «Dossier: fonctionnement de la climatisation»

Il y a 11 heures

Je prend note de vos précieux conseils. Cela semble logique après tout mais je vérifierai avec un 2ème mécano sait-on jamais. Merci encore Guillaume !

thierryb à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Merci, c'est très clair

Guillaume Darding à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Bonjour Thierry, merci beaucoup pour tes encouragements ! Concernant la vitesse de 100 km/h, il n'y a pas de raison d'être pénalisé à rouler plus vite puisque la consommation n'est pas décompté pendant cette phase. Peut-être y-t-il un risque (je pense assez peu signifiant) d'être pénalisé si on considère que la marge d'erreur des appareils de mesure est plus grande à haute vitesse. Cette phase a vitesse constante a pour but unique d'accelérer le test de toute façon. Mis à part à avoir accès au dossier d'homologation, il n'est pas possible de connaître la vitesse utilisée par le constructeur. Concernant la consommation, la tension et l'intensité de la batterie sont mesurées en continu lors des tests (soit par un appareil de mesure externe, soit directement par le système de gestion de la batterie, si le constructeur démontre qu'il est suffisamment précis). Par la suite, il suffit de relever la tension et l'intensité moyenne durant les segments dynamiques pour en déduire la consommation. Concernant la puissance de charge, elle n'est pas clairement définie à ma connaissance, mais la charge doit utiliser le chargeur embarqué du véhicule (convertissant le courant alternatif de la source en courant continu) et se faire à vitesse "normale" (logiquement avec une intensité de 16A, soit l'équivalent d'une puissance de 3,7 kW). Concernant la fin du test, il s'arrête lorsque le véhicule tombe en panne (et non aux 0% réels de la batterie, sinon, il y a de grandes chances qu'elle soit endommagée dans le processus). Les tests se font systématiquement en laboratoire : il n'y a donc pas d'incidence due aux variations des conditions météorologiques. En espérant avoir répondu à l'ensemble de tes questions !

© Guillaume Darding

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