GKN propose une transmission 4x4 pour les citadines

GKN propose une transmission 4x4 pour les citadines

Guillaume Darding - 10 octobre 2014

Si la Fiat Panda fait figure d'exception avec sa transmission aux 4 roues, les citadines comme les petits SUV (comme le Renault Captur ou la Peugeot 2008) restent privés de transmission aux 4 roues. Une tendance qui pourrait changer sur les générations futures avec l'arrivée d'un système 4x4 compact développé par GKN.

Ce système reprend des technologies existantes (Range Rover Evoque et sur le Land Rover Discovery Sport) tout en les adaptant pour des véhicules de plus petite taille. Il se décompose en deux unités: une unité de transfert de la puissance (PTU - Power Transfer Unit) et un embrayage électro-hydraulique multidisques situé au niveau du différentiel arrière.

Range Rover Evoque - transmission AWD

Le PTU est intégré en sortie de boîte de vitesses avec le différentiel avant. Il inclut un frein mécanique qui permet de stopper la rotation de l'arbre de transmission central lorsque l'embrayage multidisques, à l'arrière, est ouvert (pas de transmission de couple vers les roues arrière). Etant un composant de masse non négligeable, les pertes mécaniques sont limitées permettant de contenir la consommation de carburant par rapport à un système 4x4 classique.

Le système est commandé via un calculateur spécifique. A vitesse stabilisée, le véhicule est une simple traction. Selon l'équipementier, ce système permet une économie de l'ordre de 4% par rapport à un système conventionnel (de type Haldex, utilisés notamment sur les Audi A3 quattro et Volkswagen Golf 4motion).

Outre un gain en consommation, ce système permet aussi une réduction des bruits parasites alors que l'arbre de transmission n'est plus en rotation. Lorsque le calculateur détermine qu'il est nécessaire de transférer du couple vers les roues arrière, le système se réenclenche en 300 millisecondes, une durée comparable à celle des systèmes concurrents (jusqu'à moins de 100 ms dans le cas d'un système Haldex).

Range Rover Evoque - embrayage multidisque, différentiel arrière

Par rapport au système Haldex, le système de transmission aux 4 roues se distingue par sa compacité et ce dispositif d'arrêt de l'arbre de transmission central (qui est donc toujours en rotation dans le cas d'un système Haldex). Le dispositif GKN peut aussi compter sur une version plus évoluée grâce à une répartition vectorielle du couple au niveau de l'essieu arrière. Ceci permet alors d'offrir une meilleure agilité du véhicule en courbe.

Grâce à cette technologie, GKN espère surfer sur la vague des petits SUV ou des déclinaisons typées tout chemin de citadines (Volkswagen CrossPolo par exemple) en permettant aux constructeurs de proposer une technologie en rapport avec le style de ces véhicules. Au mieux, ces derniers peuvent bénéficier d'une gestion plus fine de l'ESP pour améliorer leur motricité (Extended Grip sur Renault Captur, Grip Control sur Peugeot 2008).

Renault Extended Grip

Crédits photos: Peugeot / Land Rover / Renault

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Commentaires
Karim78 à propos de l'article «Dossier: fonctionnement de la climatisation»

Il y a 11 heures

Je prend note de vos précieux conseils. Cela semble logique après tout mais je vérifierai avec un 2ème mécano sait-on jamais. Merci encore Guillaume !

thierryb à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Merci, c'est très clair

Guillaume Darding à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Bonjour Thierry, merci beaucoup pour tes encouragements ! Concernant la vitesse de 100 km/h, il n'y a pas de raison d'être pénalisé à rouler plus vite puisque la consommation n'est pas décompté pendant cette phase. Peut-être y-t-il un risque (je pense assez peu signifiant) d'être pénalisé si on considère que la marge d'erreur des appareils de mesure est plus grande à haute vitesse. Cette phase a vitesse constante a pour but unique d'accelérer le test de toute façon. Mis à part à avoir accès au dossier d'homologation, il n'est pas possible de connaître la vitesse utilisée par le constructeur. Concernant la consommation, la tension et l'intensité de la batterie sont mesurées en continu lors des tests (soit par un appareil de mesure externe, soit directement par le système de gestion de la batterie, si le constructeur démontre qu'il est suffisamment précis). Par la suite, il suffit de relever la tension et l'intensité moyenne durant les segments dynamiques pour en déduire la consommation. Concernant la puissance de charge, elle n'est pas clairement définie à ma connaissance, mais la charge doit utiliser le chargeur embarqué du véhicule (convertissant le courant alternatif de la source en courant continu) et se faire à vitesse "normale" (logiquement avec une intensité de 16A, soit l'équivalent d'une puissance de 3,7 kW). Concernant la fin du test, il s'arrête lorsque le véhicule tombe en panne (et non aux 0% réels de la batterie, sinon, il y a de grandes chances qu'elle soit endommagée dans le processus). Les tests se font systématiquement en laboratoire : il n'y a donc pas d'incidence due aux variations des conditions météorologiques. En espérant avoir répondu à l'ensemble de tes questions !

© Guillaume Darding

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