Innovation GM: la fin des freins bruyants?

Innovation GM: la fin des freins bruyants?

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 13 janvier 2012

Il y a des petits détails qui peuvent sembler insignifiants mais qui finissent par devenir obsessionnels dans la conduite quotidienne: le couinement des essuie-glaces, un bruit de mobilier dans la console centrale, etc. Dans cet ordre d’idées, GM indique travailler activement à réduire le crissement des freins à disque.

Depuis la disparition de l’amiante dans les plaquettes de frein, ce qui n’était (presque) plus qu’un mauvais souvenir est revenu à nos oreilles: les freins bruyants. Le phénomène survient notamment à faible vitesse juste avant l’arrêt. GM estime que ce phénomène peut, dans certain cas, inciter le conducteur à ne pas utiliser toute la capacité de freinage. C’est avant tout un bruit qui peut être gênant et agaçant.

Suite à un brevet déposé en juillet 2011, GM développe, pour une application en série, un système permettant de réduire drastiquement ces bruits. Si le principe utilisé est connu (basé sur les lois de Coulomb ou lois de frottement), le brevet porte sur la fabrication et la production à grande échelle de cette technologie.

Le crissement des freins est dû principalement à la vibration des disques de frein. Pour enrayer le phénomène, GM propose d’insérer une lamelle métallique à l’intérieur des disques. La lamelle, de par sa structure différente, va réduire les vibrations du disque et donc éliminer les bruits induits.

General Motors GM - concept contre les freins bruyant

Prenons l’exemple d’un réfrigérateur dont les parois sont bruyantes (à cause de vibrations générées par le moteur de l’appareil), le bruit est stoppé dès qu’on touche la paroi. Ainsi, la lamelle insérée dans le disque agit comme notre main sur la paroi du réfrigérateur. Un revêtement spécial est appliqué sur la lamelle métallique afin d’éviter tout risque de fusion avec le disque, dû aux très hautes températures dans cette zone.

Cette technologie serait normalement proposée d’ici à deux ans conjointement à une autre innovation qui consistera à éviter la fine couche de corrosion lorsque le véhicule est stationné dans des conditions humides. Elle pourrait équiper 80% des véhicules du groupe d’ici à 2016.

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 1 heure

Bonjour pjmdur, dans le cas d'un hybride, le mode de calcul pour calculer les émissions de CO2 selon le cycle WLTP revient à mesurer les émissions du moteur selon les différents modes de fonctionnement (cas où le niveau de charge de la batterie est maintenu et cas où le moteur électrique est utilisé jusqu'à l'épuisement de la batterie). En fonction de l'autonomie du véhicule électrique, les émissions mesurées dans le cas où le moteur est sollicité (maintien de la charge de la batterie) sont pondérées. La courbe est indicative et montre que plus le véhicule a une forte autonomie en mode électrique, plus le facteur de pondération sera important (par conséquent, les émissions de CO2 seront plus faibles). En réalité, le calcul est beaucoup plus complexe car la courbe varie sensiblement selon les phases de conduite du cycle d'homologation. Ces courbes sont censée être représentatives du taux d'utilisation du véhicule électrique en mode électrique et se basent sur des études statistiques. Au final, les émissions de CO2 déclarées n'ont absolument rien à voir avec ce que le moteur émettra lorsque la batterie est vide et la seule manière d'approcher les émissions officielles, c'est de rouler une grande partie du temps en mode électrique !

pjmdur à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 6 heures

Bonjour Guillaume, Un premier test en vrai grandeur d'un utilisateur du 3008 II Hybride 4 donne 5,6l sur 1000km, ce qui est plutôt correct pour un véhicule essence 4X4 de cette puissance. Mais c'est 3 fois environ le chiffre mixte WLTP annoncé.. D'autres tests de journalistes qui ont avoué n'être pas vraiment représentatifs car routes sinueuses parcourues d'une façon sportive, ont donné environ 7L. je me demande sérieusement comment sont réalisés les tests WLTP pour un véhicule Hybride/Plugin? J'avoue ne pas avoir compris la courbe %/autonomie batterie.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 11 heures

Bonjour Scotch et merci pour vos encouragements ! Concernant le taux de compression, c'est une donnée très importante dans la conception d'un moteur et le taux de compression effectif (du au retard de la fermeture des soupapes à l'admission) n'en est qu'une conséquence. Le fait d'avoir un taux de compression élevé vous donne la possibilité de basculer vers des modes de fonctionnement permettant la réduction des pertes par pompage (le cycle Atkinson comme vous l'évoquez, par exemple). Si, dans une conception moteur, on part avec un taux de compression faible, il n'y aura que peu de marge de manoeuvre sur ce critère-là. La charge moteur est gérée, autant que faire se peut, par le taux d'EGR (interne et externe) et la quantité de carburant injecté, le compresseur vient en renfort pour assurer un bon remplissage des cylindres et le papillon reste ouvert au maximum : c'est le mode de fonctionnement privilégié dans la zone SPCCI. En dehors de cette zone, le papillon va moduler la quantité d'air admise. Considérant que le moteur fonctionne en mode "classique" principalement à haut régime et/ou à forte charge, on peut en déduire que le papillon reste de toute façon assez largement ouvert et que les pertes induites par cet organe restent limitées. Le compresseur est débrayable car au-delà d'un certain régime moteur, il consomme beaucoup de puissance moteur (le compresseur est entraîné par le vilebrequin) et il est donc préférable de le désactiver. L'embrayage n'est donc pas utilisé pour moduler la pression de suralimentation.

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