L’éclairage à LED pour réduire les émissions de CO2

L’éclairage à LED pour réduire les émissions de CO2

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 12 avril 2013

Dans le cadre d’un projet mené par Audi visant à évaluer l’impact de l’éclairage LED sur les émissions de CO2, la Commission Européenne a reconnu l’éclairage LED comme étant une éco-innovation.

Qu'est-ce que l'éco-innovation?

Les projets d’éco-innovation sont une initiative des instances européennes. Ils donnent accès à des subventions pour développer des technologies permettant de limiter l’impact écologique. Appliqués à l’automobile, les projets d’éco-innovation ont aussi pour but d’accorder aux constructeurs des crédits en terme d’émissions de CO2.

Pour rentrer dans le cadre des projets d’éco-innovation, il faut que la technologie soit nouvelle (moins de 3% de véhicules neufs équipés) et qu’elle concerne des fonctions essentielles de l’automobile (sont donc exclus les sièges chauffants ou les unités multimédias par exemple). D’autre part, les innovations retenues ne peuvent pas agir sur la motorisation, les bénéfices étant alors déjà caractérisés durant le cycle européen d’homologation. Les véhicules électriques (pas d’émissions de CO2) ne sont pas concernés par ces éco-innovations.

Les technologies concernées permettront aux constructeurs automobiles de déduire jusqu’à 7g de CO2/km sur le cycle d’homologation, chaque technologie déclarée comme étant une éco-innovation devant permettre de déduire au minimum 1g de CO2/km. Ces crédits aideront les constructeurs à maintenir l’engagement que leur gamme de véhicule ne dépasse pas des émissions de 130g de CO2/km en moyenne à l’horizon 2015.

L'éclairage à LED défini comme étant une éco-innovation

La Commission Européenne a déterminé que l’éclairage LED d’Audi rentrait dans ce cadre et permettra au constructeur allemand de déduire 1g de CO2/km. Sur un cycle d’homologation, le constructeur a établi que la consommation électrique d’un éclairage classique (ampoules halogènes) était de 135 W (feux de croisement) alors qu’un éclairage à LED ne consommait que 80 W dans des conditions similaires. Afin de traduire le gain en terme d’émissions, il a été établi que les feux de croisement étaient allumés en moyenne 33% du temps d’utilisation total du véhicule et les feux de routes 3%.

Autres bénéfices de l'éclairage à LED

Bien que ce paramètre n'entre pas dans le cadre du projet d'éco-innovation, la durée de vie d'un éclairage à LED est estimé à plus de 20.000h (soit plus que la durée de vie d'un véhicule) contre environ 1.000 heures pour une ampoule halogène et environ 3.000 heures pour un éclairage au xénon.

D'autre part, grâce à leur luminosité plus élevée (tout comme les phares au xénon), l'éclairage à LED est un atout en terme de sécurité, le conduction bénéficiant alors d'une meilleure visibilité. Bien qu'interdits aux Etats-Unis, l'éclairage à LED adaptatif promet une grande avancée en matière d'éclairage: il s'adapte automatiquement aux conditions de luminosité et aux usagers. Il permet par exemple d'éclairer au maximum la route devant soi (équivalent aux feux de route) sans pour autant éblouir les conducteurs venant d'en face.

Source: Commission Européenne, CCFA, Audi

Commentaires sur l'article:

xav3294

10 février 2017 à 17h29

l'éclairage Multibeam de la Classe S est très performant , les tracteurs agricoles John Deere 7R et 8R en sont meme équipés de feux Led ,l'éclairage Xénon consomme t-il plus que les Led ? l'éclairage des feux en Led adaptatif devrait etre généralisé pour la sécurité comme l'a été la ceinture de sécurité !
Guillaume Darding [administrateur]

10 février 2017 à 21h32

L'éclairage Xénon consomme en effet sensiblement plus que des feux LED.

Si l'éclairage LED adaptatif est séduisant sur le papier, des études (réalisées par des ONG aux Etats-Unis) ont montré qu'un éclairage classique avec des ampoules halogènes n'était pas forcément moins performant qu'un éclairage LED ou Xénon: tout est finalement question de mise au point.

Enfin, les feux LED ont un coût plus élevé et ce surcoût est significatif si on parle d'une citadine!
Concernant l'éclairage adaptatif, il faut distinguer la simple commutation feux de route/feux de croisement qui est finalement assez simple à mettre en oeuvre puisqu'elle ne nécessite qu'une caméra multifonction (la même qui est utilisé pour les dispositifs de freinage d'urgence, équipement qui pourrait rapidement devenir obligatoire).

A l'inverse, un éclairage adaptatif (où il faut moduler l'éclairage par zone) est beaucoup plus complexe à mettre en oeuvre et ne devrait pas se généraliser sur des voitures plus petites que des berlines compactes type Megane et ce, à moyen terme (5 à 10 ans).

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Commentaires
JulienH à propos de l'article «Véhicules électriques et longs trajets»

Hier

Bonsoir, c'est justement à cela que je pensais avec le coffre de toit, en plus du poids des bagages, si je prend un trajet que je fais plusieurs fois par an, Lyon -> Lans en Vercors par exemple, je vais avoir de l’autoroute. De plus la température en altitude l'hiver ne doit pas aidé... Ça confirme ce que je pense des voitures du style e-208, en fait si on veut investir dans l’électrique il faut partir sur de "vrai" modèles optimisé :-)

Guillaume Darding à propos de l'article «Véhicules électriques et longs trajets»

Hier

Bonjour à tous et merci pour vos encouragements ! @JulienH Le coffre de toit (en dehors de son poids) ne va pas changer grand chose dans la consommation globale sur une route de montagne, c'est surtout au-dessus de 90 km/h qu'il devient franchement pénalisant. Par contre, il est certain que la consommation, pour accéder aux stations, va s'envoler. Il est donc important d'avoir des stations de charge rapide en vallée et des points de charge lent à l'arrivée. Il est tout à fait envisageable d'avoir un VE en véhicule principal (et même en unique véhicule) : je pense que c'est désormais le cas dans un certain nombre de foyer qui ont opté pour un véhicule électrique. Les longs trajets demandent certes un peu plus de préparation pour programmer les arrêts, mais c'est largement faisable. Par contre, dans le cas de l'e-208 que vous évoquez, j'aurais du mal à la conseiller pour faire des longs trajets entre un consommation pas optimale et la batterie de taille modeste ! @Purmoka Effectivement, il faut que le réseau soit bien dimensionné pour éviter les files d'attente lors des fortes affluences. Aujourd'hui, c'est plutôt le cas (il y a eu quelques cas où les conduteurs ont dû patienter une vingtaine de minutes cet été avant de pouvoir commencer à recharger en France), mais il faut absolument que le réseau de charge rapide continue de grandir à la même cadence que les ventes de VE. D'autre part, il est aussi important de savoir la fréquentation des bornes (si toutes sont occupées et si oui, quel est le temps d'attente) afin d'éviter certaines déconvenues.

Purmoka à propos de l'article «Véhicules électriques et longs trajets»

Hier

Bonjour, Et merci pour vos article toujours très objectif ! Un autre paramètre va poser problème c'est en plus du temps de recharge des véhicules électrique mais aussi le nombre de véhicule à recharger en même temps(lors de fort affluence) en opposition avec les véhicules thermique ! Pour ma part j'attends le développement de l’hydrogène...

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