La somnolence est le premier facteur d’accident mortel sur autoroute

La somnolence est le premier facteur d’accident mortel sur autoroute

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 24 juillet 2013

Selon une étude réalisée par l’AFSA (association professionnelle regroupant notamment les sociétés d’autoroutes), le nombre de morts sur les autoroutes a atteint un niveau historiquement bas en 2012 avec 143 morts. Selon cette étude, les principaux facteurs d’accidents mortels sur autoroute sont la somnolence et la fatigue.

D’après les données collectées entre 2008 et 2012, somnolence et fatigue sont facteurs d’accident mortel dans 31% des cas contre 21% pour la prise d’alcool, drogue ou médicaments, 13% pour vitesse excessive, 13% pour la présence de piétons sur la voie, 5% pour des conducteurs fantômes (contresens ou recul) et enfin 5% pour des pneumatiques défaillants.

Somnolence et fatigue

56% des accidents mortels dont la somnolence et la fatigue ont été identifiées comme la  cause ou une des causes de l’accident surviennent le jour. Les heures critiques sont identifiées comme étant les heures suivant le repas du midi (entre 14h et 16h) et la période du petit matin (de 5h à 8h).

Alcool, drogue et médicaments

Un accident mortel sur deux ayant notamment pour origine la consommation d’alcool, de drogues ou de médicaments a lieu durant le week-end (25% le samedi, 25% le dimanche). 75% des conducteurs alcoolisés impliqués dans un accident mortel ont un taux d’alcool supérieur à 0,8 g/l (taux à partir duquel la consommation d’alcool est considérée comme un délit). Dans 30% des cas, le taux relevé est supérieur à 2,0 g/l.

Vitesse excessive

Le nombre d’accidents mortels impliquant une vitesse excessive est passé de 64 en 2002 à 17 en 2012 avec une chute spectaculaire en 2003 à 27 (annonce des premiers radars automatiques). La vitesse excessive était identifiée comme étant le principal facteur d’accident mortel sur autoroute en 2002, c’est désormais le troisième en 2012.

Présence de piétons

38% des piétons tués sur autoroute le sont suite à un accident, 36% le sont suite à une panne ou un arrêt sur la bande d’arrêt d’urgence.

Contresens et recul

63% des personnes impliquées dans un contresens mortel ont plus de 70 ans. Dans 100% des cas, une quantité d’alcool supérieure à la limite légale (0,5g/l) a été mesurée. Dans la moitié des cas, le taux d’alcool détecté est même supérieur à 2 g/l.

Ceinture de sécurité

Si l’étude estime à 2% le nombre de personnes non ceinturées sur autoroute, 23% des morts en voiture sur autoroutes n’avaient pas bouclé leur ceinture de sécurité en 2012.

Répartition par type de véhicule

Les voitures sont impliquées dans plus de 2 accidents mortels sur 3 (69%) contre 26% pour les camions et bus et 5% pour les motos.

Conclusion

3645 personnes ont trouvé la mort sur les routes en 2012, seules 4% d’entre elles ont été tuées sur les autoroutes. Ces dernières restent plus que jamais la partie du réseau routier la plus sûre. Le principal facteur identifié comme étant responsable d’accident mortel est désormais la somnolence et la fatigue, contre une vitesse excessive dix ans auparavant.

Source: AFSA
Crédit image: wikimedia commons

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Il y a 1 heure

Bonjour à tous, @Purmok oui, c'est possible en théorie de monter un boîtier éthanol sur un véhicule bicarburation essence/GPL. D'ailleurs, un fabricant de boîtier le fait des véhicules (quasi-)neufs : Borel. A titre personnel, je ne suis pas favorable à ce type de configuration car cela à un coût qu'il va être difficile d'amortir (le véhicule fonctionnant déjà au GPL, cela ne sera pas beaucoup plus économique de rouler avec l'E85, d'où un amortissement bien plus long que si on compare par rapport à un véhicule essence). D'autre part, si on roule régulièrement au GPL, on utilisera moins le carburant contenu dans le réservoir d'essence et, dans un cas extrême, on pourrait se retrouver en plein hiver avec de l'E85 en spécification été, ce qui peut compliquer le démarrage du véhicule dans ces conditions. @Medhi Il n'y a pas vraiment de risque de fiabilité. Le plus gros risque, c'est que, si vous avez affaire à un boîtier de mauvaise qualité, le fonctionnement avec de l'E85 pourrait ne pas être optimal (démarrages difficiles, broutages lors des accélérations). Concernant le contrôle technique, il est recommandé, lorsque la carte grise n'est pas modifiée, de passer le contrôle avec un plein d'essence. Parfois, les valeurs de sonde lambda peuvent être faussées, ce qui peut amener à un refus.

Mehdi à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Il y a 2 heures

Bonsoir. Je m'apprête à faire l'acquisition d'un véhicule d'occasion avec un boîtier éthanol non homologué. C'est une très bonne affaire, mais quel est le risque? Je m'explique : si j'enlève l'étiquette du boîtier (qui vaut 440 euros vérifié sur internet), aucune raison d'être embêté au contrôle technique? Ou faudra-t-il que je fasse un plein de sp98 avant le passage pour le contrôle pollution. C'est un Freelander V6 2.5L. Je ne sais pas quel est le risque et si je serais embêté plus tard. Je me dis qu'au pire je pourrais payer l'installation d'un kit dans 2 ans ou l'enlever pour le prochain CT. Merci d'avance pour vos conseils.

Djabou à propos de l'article «Présentation moteur: Volkswagen 1.5l TSI»

Hier

Bonjour, Merci pour cet article très complet. Après presque 2 ans, qu'en est-il de la fiabilité de ce tsi 150 evo ? Merci

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