Le downsizing est aussi à la mode aux USA

Le downsizing est aussi à la mode aux USA

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 21 mars 2012

Chevrolet présente 2 nouveaux moteurs appelés à propulser la prochaine génération de Chevrolet Malibu. Réduction de cylindrée, suralimentation et injection directe sont au programme.

Le premier moteur est un 4 cylindres de 2.5l de cylindrée à injection directe. D’une puissance de 200 ch, il délivre un couple maximum de 259 Nm. La puissance sera transmise aux roues avant via une classique boîte de vitesses automatique à 6 rapports.

Le second moteur est aussi un 4 cylindres. La cylindrée est réduite à 2.0l, mais GM recourt à la suralimentation pour atteindre la puissance de 262 ch. Le couple culmine à 353 Nm de 1700 tr/min à 5500 tr/min. Ainsi paré, ce 2l n’a pas à rougir face aux meilleures réalisations comme le moteur de l’Audi S3 qui affiche 265 ch et 350 Nm de 2500 à 5000 tr/min.

Ces 2 motorisations ont déjà été présentées récemment à propos de la Cadillac ATS. Sur le papier, il n’y a guère qu’une différence de quelques chevaux en défaveur de la Chevrolet Malibu. Dans les faits, les 2 voitures compteront sur un système d’échappement différent.

Dans le cas de la Chevrolet Malibu, priorité a été donnée au confort avec un véhicule relativement silencieux. En ce qui concerne la Cadillac, l’échappement est plus libéré et laissera échapper une tonalité plus sportive. Avec moins de contrepression dans le cas de la Cadillac, l’ATS présente donc un peu plus de puissance.

Ces 2 motorisations viendront épauler la Malibu Eco, équipée de la technologie eAssist. Il s’agit d’une hybridation légère à partir d’un moteur atmosphérique de 2.4l à injection directe. La Malibu Eco est équipée d’un moteur électrique en renfort qui peut fournir jusque 19 ch sur une courte distance. Chose encore peu commune aux USA, ce moteur est aussi pourvu de la coupure d’injection lorsque le frein moteur est sollicité.

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 3 heures

Bonjour pjmdur, dans le cas d'un hybride, le mode de calcul pour calculer les émissions de CO2 selon le cycle WLTP revient à mesurer les émissions du moteur selon les différents modes de fonctionnement (cas où le niveau de charge de la batterie est maintenu et cas où le moteur électrique est utilisé jusqu'à l'épuisement de la batterie). En fonction de l'autonomie du véhicule électrique, les émissions mesurées dans le cas où le moteur est sollicité (maintien de la charge de la batterie) sont pondérées. La courbe est indicative et montre que plus le véhicule a une forte autonomie en mode électrique, plus le facteur de pondération sera important (par conséquent, les émissions de CO2 seront plus faibles). En réalité, le calcul est beaucoup plus complexe car la courbe varie sensiblement selon les phases de conduite du cycle d'homologation. Ces courbes sont censée être représentatives du taux d'utilisation du véhicule électrique en mode électrique et se basent sur des études statistiques. Au final, les émissions de CO2 déclarées n'ont absolument rien à voir avec ce que le moteur émettra lorsque la batterie est vide et la seule manière d'approcher les émissions officielles, c'est de rouler une grande partie du temps en mode électrique !

pjmdur à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 9 heures

Bonjour Guillaume, Un premier test en vrai grandeur d'un utilisateur du 3008 II Hybride 4 donne 5,6l sur 1000km, ce qui est plutôt correct pour un véhicule essence 4X4 de cette puissance. Mais c'est 3 fois environ le chiffre mixte WLTP annoncé.. D'autres tests de journalistes qui ont avoué n'être pas vraiment représentatifs car routes sinueuses parcourues d'une façon sportive, ont donné environ 7L. je me demande sérieusement comment sont réalisés les tests WLTP pour un véhicule Hybride/Plugin? J'avoue ne pas avoir compris la courbe %/autonomie batterie.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 13 heures

Bonjour Scotch et merci pour vos encouragements ! Concernant le taux de compression, c'est une donnée très importante dans la conception d'un moteur et le taux de compression effectif (du au retard de la fermeture des soupapes à l'admission) n'en est qu'une conséquence. Le fait d'avoir un taux de compression élevé vous donne la possibilité de basculer vers des modes de fonctionnement permettant la réduction des pertes par pompage (le cycle Atkinson comme vous l'évoquez, par exemple). Si, dans une conception moteur, on part avec un taux de compression faible, il n'y aura que peu de marge de manoeuvre sur ce critère-là. La charge moteur est gérée, autant que faire se peut, par le taux d'EGR (interne et externe) et la quantité de carburant injecté, le compresseur vient en renfort pour assurer un bon remplissage des cylindres et le papillon reste ouvert au maximum : c'est le mode de fonctionnement privilégié dans la zone SPCCI. En dehors de cette zone, le papillon va moduler la quantité d'air admise. Considérant que le moteur fonctionne en mode "classique" principalement à haut régime et/ou à forte charge, on peut en déduire que le papillon reste de toute façon assez largement ouvert et que les pertes induites par cet organe restent limitées. Le compresseur est débrayable car au-delà d'un certain régime moteur, il consomme beaucoup de puissance moteur (le compresseur est entraîné par le vilebrequin) et il est donc préférable de le désactiver. L'embrayage n'est donc pas utilisé pour moduler la pression de suralimentation.

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