Le GPS Bosch adopté en tant qu’éco-innovation

Le GPS Bosch adopté en tant qu’éco-innovation

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 13 novembre 2013

A l’heure où l’objectif de 95g de CO2 par kilomètre en 2020 est âprement discuté, les constructeurs et équipementiers multiplient les technologies permettant d’abaisser les émissions de CO2 sur le cycle d’homologation.

Audi a récemment validé les feux à LED en tant qu’éco-innovation auprès des autorités européennes. Cette pratique permet de déduire 1 g de CO2 sur le cycle d’homologation par véhicule vendu  et équipé de cette technologie.

Une éco-innovation, pour être qualifiée de telle par les instances européennes, doit apporter un gain significatif en matières d’émissions de CO2 et ne pas concerner le périmètre du groupe moto-propulseur (dans ce cas, les améliorations sont déjà prises en compte lorsque le véhicule est testé).

Dans ce cadre, l’Union Européenne a reconnu que le système de navigation Bosch est une éco-innovation. Ce GPS se démarque par le fait qu’il analyse le profil de la route (montée, descente, virage,…) pour ajuster en continu l’état de charge de la batterie d’un véhicule hybride.

Par exemple, lorsque le système de navigation détecte dans les prochains kilomètres la présence d’une longue descente, le GPS communiquera cette information à la centrale moteur. Cette dernière se chargera d’utiliser alors au maximum l’énergie électrique (et vider la batterie) avant cette descente de manière à utiliser au maximum la récupération d’énergie pendant les phases de freinage.

Système de navigation Bosch - interaction avec les composants électroniques

Ainsi, le véhicule consomme potentiellement moins : l’utilisation du moteur électrique en renfort du moteur thermique est optimisée (ce dernier est donc moins sollicité) juste avant la descente et durant la descente, les batteries auront été complètement rechargées, prêtes à suppléer le moteur thermique pour les phases de conduites suivantes.

Chaque véhicule hybride équipé de ce système pourra donc déduire 1g de CO2 ou plus par rapport aux données d’émissions de CO2 relevées sur le cycle, un avantage non négligeable d’autant plus que chaque véhicule hybride vendu émettant moins de 50 g/km compte en réalité pour 3,5 (facteur réduit à 2 en 2020) dans le décompte de la moyenne des émissions par constructeur (moyenne qui correspond à l’objectif débattu de 95 g de CO2/km en 2020).

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Commentaires
Karim78 à propos de l'article «Dossier: fonctionnement de la climatisation»

Il y a 11 heures

Je prend note de vos précieux conseils. Cela semble logique après tout mais je vérifierai avec un 2ème mécano sait-on jamais. Merci encore Guillaume !

thierryb à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Merci, c'est très clair

Guillaume Darding à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Bonjour Thierry, merci beaucoup pour tes encouragements ! Concernant la vitesse de 100 km/h, il n'y a pas de raison d'être pénalisé à rouler plus vite puisque la consommation n'est pas décompté pendant cette phase. Peut-être y-t-il un risque (je pense assez peu signifiant) d'être pénalisé si on considère que la marge d'erreur des appareils de mesure est plus grande à haute vitesse. Cette phase a vitesse constante a pour but unique d'accelérer le test de toute façon. Mis à part à avoir accès au dossier d'homologation, il n'est pas possible de connaître la vitesse utilisée par le constructeur. Concernant la consommation, la tension et l'intensité de la batterie sont mesurées en continu lors des tests (soit par un appareil de mesure externe, soit directement par le système de gestion de la batterie, si le constructeur démontre qu'il est suffisamment précis). Par la suite, il suffit de relever la tension et l'intensité moyenne durant les segments dynamiques pour en déduire la consommation. Concernant la puissance de charge, elle n'est pas clairement définie à ma connaissance, mais la charge doit utiliser le chargeur embarqué du véhicule (convertissant le courant alternatif de la source en courant continu) et se faire à vitesse "normale" (logiquement avec une intensité de 16A, soit l'équivalent d'une puissance de 3,7 kW). Concernant la fin du test, il s'arrête lorsque le véhicule tombe en panne (et non aux 0% réels de la batterie, sinon, il y a de grandes chances qu'elle soit endommagée dans le processus). Les tests se font systématiquement en laboratoire : il n'y a donc pas d'incidence due aux variations des conditions météorologiques. En espérant avoir répondu à l'ensemble de tes questions !

© Guillaume Darding

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