Les comptes d’Alfa Romeo bientôt séparés de ceux de Fiat

Les comptes d’Alfa Romeo bientôt séparés de ceux de Fiat

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 29 avril 2014

Le 6 mai, Sergio Marchionne présentera un nouveau plan stratégique pour les cinq années à venir s’appliquant à l’entité nouvellement créée FCA (Fiat Chrysler Automotive). A cette occasion, il pourrait annoncer une sortie d’Alfa Romeo dans le bilan comptable du groupe.

A l’image de Ferrari et de Maserati, la marque au biscione pourrait prendre un peu d’indépendance par rapport à FCA. Cette manoeuvre permettrait de rendre public les comptes d’Alfa Romeo (aujourd’hui englobés dans les résultats du groupe) pour mieux relancer la marque.

De cette manière, le PDG de FCA espère insuffler à la marque le souffle qu’il lui manque actuellement. Il s’agirait du quatrième plan de relance de la marque depuis 2004, date à laquelle Sergio Marchionne a pris ses fonctions de PDG au sein du groupe Fiat. La marque ne cesse de louper ses objectifs : en 2010, le dirigeant italien promettait 500.000 ventes pour 2014. En 2013, Sergio Marchionne révise cet objectif à 300.000 véhicules pour 2016.

Il devient pourtant difficile d’imaginer que cet objectif puisse être réalisé : la gamme Alfa Romeo ne repose que sur 2 modèles à grande diffusion (Mito, Giuletta) et un modèle produit en petite série (4C). En 2013, la marque n’a vendu que 74.000 voitures (en baisse de 56% par rapport à l’année précédente), ce qui représente un niveau historiquement bas, comparable aux ventes réalisées dans les années 60. Enfin, aucune nouveauté majeure n’est attendue avant 2016.

En donnant son indépendance à Alfa Romeo, FCA entend en faire une affaire fructueuse à l’image du travail réalisé avec Maserati. Alors que la marque affichait des pertes depuis la reprise par le groupe Fiat, la marque a commencé à être rentable pour le groupe en 2007 et affiche désormais une marge opérationnelle de 10,3%, derrière Ferrari à 15,6%, contre 3,4% pour le groupe Fiat/Chrysler.

Pour en faire une marque profitable, Alfa Romeo devrait lancer six nouveaux modèles à l’horizon 2020. Un SUV compact et une berline (remplaçante de la 159 qui devrait s'appeler Giulia) sont prévus pour l'usine Fiat de Cassino, une berline routière (reprenant la plateforme de la Maserati Ghibli) et un grand SUV pour l'usine Fiat de Mirafiori. Un roadster (produit en collaboration avec Mazda) et un grand coupé devraient s'ajouter à la liste.

Ce rythme soutenu est rendu possible en piochant chez les autres constructeurs du groupe des plateformes et des moteurs existants. Alfa Romeo devrait aussi monter en gamme pour chasser sur les terres des constructeurs premiums allemands.

Ainsi, la marque italienne devrait recourir au châssis de la Maserati Ghibli et utiliser des V6 essence développés par Ferrari pour Maserati. Les moteurs diesel seraient fourni par VM Motori, le motoriste du groupe, qui équipe déjà Maserati et Jeep.

En séparant Alfa Romeo du bilan comptable de FCA, Sergio Marchionne pourrait par ailleurs faciliter l’introduction en bourse du groupe. D’un autre point de vue, cette manoeuvre pourrait être tout autant interprêtée un premier pas dans le processus de vente d’Alfa Romeo au groupe Volkswagen.

Source : Automotive News Europe

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Commentaires
pjmdur à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Hier

@ Alain: J'ai indiqué que de mon expérience sur la version récente du Peugeot Puretech 130, que ce moteur était compatible avec des pourcentages plus élevés d'éthanol. Il marche sans aucun problème avec du E50(test long terme). C'est juste une supposition, mais je crois que des constructeurs assurent déjà la compatibilité avec de futurs carburants contenant un pourcentage plus élevé d'éthanol. Dispo pour quant, je sais pas? Mais on trouve des articles sur la production française qui en parlent...

Guillaume Darding à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Hier

Bonjour Alain, pour le moment, être compatible à l'E25 ne veut pas dire grand chose car l'E25 n'a pas d'existence légale (aucune norme ne s'applique à cet hypothétique carburant : chaque carburant est défini par des caractéristiques telles que la masse volumique, pression de vapeur, volatilité, etc.). Voilà pour la théorie. Pour la pratique, cela signifie tout de même que si vous vous "amusez" à mettre 80% de SP95-E10 et 20% d'E85 (en été), vous aurez un équivalent d'E25 et vous ne devriez pas avoir de souci (voyant moteur allumé ou démarrage à froid difficile). Je ne suis malheureusement pas en mesure de vous répondre concernant les caractéristiques de votre moteur.

Guillaume Darding à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Hier

Bonjour pjmdur, le dispositif de conversion est effectivement testé sur un nombre limité de véhicules pour obtenir l'agrément (en fait, un véhicule par classe). Ce n'est pas beaucoup et il faut garder que ce dispositif a été mis en place pour clarifier le montage de ce type de boîtier vis-à-vis de la réglementation (et éviter les abus où certains fabricants prétendaient que leur boîtier était homologué, alors qu'il ne s'agissait que d'une homologation certifiant que le boîtier était conforme aux exigeances en matière d'ondes électromagnétiques - de manière à ce que sa présence ne perturbe pas les autres composants électroniques) et faciliter l'homologation des véhicules. Il faut, en effet, garder à l'esprit qu'on parle d'un "agrément de prototype" et non d'une solution de type grande série, ce qui a ses avantages (procédure d'homologation simplifiée) et ses inconvénients (les solutions universelles ne sont pas forcément optimisées pour tous et certains peuvent même ne pas être, ou difficilement, compatibles).

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