Location de voiture entre particuliers: comment ça marche?

Location de voiture entre particuliers: comment ça marche?

Guillaume Darding - 25 novembre 2013

La location de voiture entre particuliers s'est sensiblement développée ces dernières années. Si les formalités ne sont pas nécessairement plus simples avant de se retrouver au volant d'un véhicule (essentiellement pour des questions d'assurances), ce type de location met en avant la flexibilité (prise de rendez-vous, choix du véhicule,...) et le prix plus mesuré par rapport à une location traditionnelle. Pour les propriétaires de véhicules, c'est aussi un moyen de bénéficier d'une rentrée d'argent supplémentaire lorsqu'ils n'utilisent pas leur véhicule. 

Ce type de location s'est aussi étoffé grâce à l'avènement de sites internet spécialisés. Drivy, site n°1 en France, compte plus de 10.000 véhicules proposés à la location et 150.000 membres. Durant le mois d'août dernier, pas moins de 1.000 voitures par jour étaient sur les routes sous le régime de la location entre particuliers.

Prix de la location

Le prix de la location est fixé par les propriétaires eux-mêmes. Pour ce faire, ils peuvent demander conseil au site internet pour déterminer le "bon" prix. Le site qui centralise les locations préleve un pourcentage (de l'ordre de 30%) sur ce montant. Ce pourcentage sert à financer d'une part le fonctionnement et le développement du site mais surtout, il finance l'assurance du véhicule le temps de la location.

Flexibilité

Une fois inscrite sur le site internet, la personne souhaitant louer un véhicule peut contacter les propriétaires par mail ou par téléphone pour convenir d'un lieu et d'une heure de rendez-vous. A la charge du propriétaire et du locataire de s'arranger aussi pour la remise des clés du véhicule au départ et au retour de la location. Une fois la location terminée, propriétaires et locataires s'évaluent mutuellement sur le site internet.

Assurances

La centrale de location dispose d'une assurance qui couvre les dégâts survenus au véhicule en cas d'accident. Seule restriction: les dégâts provenant d'une mauvaise appréciation de la hauteur du véhicule (ce type de dégât est à la charge du locataire - toutefois, certaines assurances habitation couvrent en partie ce type de sinistre).

En cas d'accident responsable ou avec un tiers non identifié, le locataire est soumis à une franchise de 800€ (cette franchise peut être réduite à 150€ si le locataire souscrit à un supplément de 4€ par jour). En cas d'accident non-responsable, il n'y a aucune franchise pour le locataire.

Les véhicules loués de moins de 10 ans bénéficient d'une assistance 24h/24 en cas de panne. Cette assistance prend en charge à la fois les occupants, mais aussi le rapatriement du véhicule.

En cas de procès verbal

Les amendes restent à la charge du locataire. En aucun cas, le propriétaire du véhicule n'est inquiété, ni pour le réglement de l'amende, ni pour la perte d'éventuels points sur son permis. A la réception du PV, le propriétaire du véhicule doit faire une requête en exonération en joignant une copie du contrat de location.

De plus, le locataire devra régler à la centrale de location un supplément de 15€ pour frais de gestion par contravention: 10,5€ seront reversés directement au propriétaire du véhicule.

Quel marché?

La location de voiture entre particuliers n'est pas appelée à entrer en concurrence frontale avec les sociétés de location traditionnelle. Ce peut être le cas pour un faible pourcentage. Néanmoins, les offres, si l'on considère les sociétés de locations traditionnelles, restent largement différentes.

Les loueurs traditionnels réalisent la majeure partie de leur transaction à la sortie des transports en commun (gares, aéroports). En dehors de ces espaces, la proximité n'est généralement pas le point fort des agences de location, trop souvent situées dans des zones peu accessibles autrement qu'en... voiture.

L'auto-partage (type Autolib à Paris) n'est pas non plus amené à entrer en concurrence avec ce type de service étant donné que l'auto-partage vise les locations à très courte durée (2 heures) et la portée est limitée aux grandes villes et quelques agglomérations.

Au final, la location entre particuliers crée un nouveau marché plus qu'elle n'entre en concurrence avec des services existants.

Source: Drivy 
Crédit photo: Peugeot

Commentaires sur l'article:

22 janvier 2017 à 22h41

merci pour toutes ces précisions et ces détails importants avant de se lancer dans cette mini aventure ^^

05 décembre 2018 à 12h05

Merci pour l'article .

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Hier

Bonjour Chevallier, votre commentaire à propos de l'efficacité des systèmes SCR repose sur des données qui sont obsolètes car elles reposent sur les normes Euro 6b. Les SCR ont largement évolué depuis : plus proches du moteur et injecteurs plus performants en particulier. D'autre part, je rappelle que les SCR existent depuis de nombreuses années sur les poids lourds, donc les constructeurs n'ont pas attendus de les implanter dans les lignes d'échappement des automobiles pour découvrir subitement des problèmes de températures, "niant" tous les problèmes comme vous l'affirmez ! Concernant Amminex, si la technologie est prometteuse, elle est identique, dans son concept à de l'Adblue !!! Le SCR consiste à faire réagir du NH3 avec le NOx. La différence dans le cas d'Amminex (ou Faurecia ASDS, c'est selon), c'est que le NH3 est stocké directement à l'état gazeux tandis que dans le cas de l'Adblue, il faut convertir le liquide en gaz puis l'urée en NH3. Soit, mais le NH3 gazeux, il faut le stocker, ne pas le relâcher dans la nature (c'est un gaz toxique) et contrôler le débit dans les gaz d'échappement. Donc, la solution Amminex a aussi ses défauts, mais surtout, comment concevez-vous le changement de cartouche une fois celle-ci vide ? D'ailleurs, il faut un minimum de 2 cartouches (le temps de pouvoir changer la cartouche vide, la réduction des NOx doit impérativement être opérationnelle - donc question encombrement, c'est franchement discutable) et il y a un grand risque d'avoir un nombre incalculable de références de cartouche. Et qui va les changer ? Pensez-vous que tous les constructeurs vont s'entendre sur une seule référence de cartouche ? La manipulation de cartouche NH3 ne peut pas être faite pas n'importe qui (notamment, il est impensable de se retrouver avec des cartouches dans la nature). La technologie Amminex a fait ses preuves sur des flottes de bus, mais vous la survendez allègrement. En l'état, elle ne peut pas être déployée sur des véhicules particuliers : en raison de ses contraintes, probablement de son coût, mais surtout, les systèmes SCR avec AdBlue sont largement compétitifs en terme d'efficacité.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Hier

Bonjour David, le Skyactiv-X est effectivement équipé d'un système EGR et d'un filtre à particules (voir le paragraphe au sujet de l'échappement). Concernant la fréquence plus élevée du changement des bougies pour le Skyactiv-X, elle est surtout due à la présence de l'EGR refroidi par eau (même phénomène pour le Skyactiv-G 2.5 turbo, non commercialisé en Europe) et non au mode de combustion du moteur.

Chevallier à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Hier

Normes Euros 6, entre la poire et le fromage. ….s’agissant des moteurs diesel, dont la critique des systèmes Adblue (injection d’urée dans un catalyseur de réduction des Nox SCR) reste à faire. Les constructeurs automobiles ont mis une chape de plomb sur le manque patent d’efficience et de fiabilité des systèmes d’injection d’Adblue (solution aqueuse (32,5% d’Urée + 67, 5% d’eau distillée) qu’ils ont développés …de l’aveu même des sous-traitants comme Faurecia que le fabrique pour PSA, ne parvenant qu’à réduire seulement 32% des Nox d’un moteur diesel, violant délibérément la norme Euro 6b. Des réservoirs d’Adblue, curieusement sans évent d’arrivée air atmosphérique, ceux de 2015 de 1ère génération, des constructeurs ayant oublié leurs classiques (ce vase d’Eme Mariotte, des années 1660, qui l’avait…) avec des pompes immergées très vite défaillantes, des causes de surcharges, mal identifiées, conduisant aussi à des injecteurs obturés par une Urée assez corrosive, au même titre que la soude caustique, corrodant les aiguilles… Des définitions de composants mal calibrées eu égard à l’endurance qu’en attendaient les automobilistes diésélistes, un plancher de 160 000 Km, sans ennui… Des constructeurs qui ont sous-estimé la stabilité dans le temps de cet Adblue, niant sa décomposition avec la température entre 30-41°C, niant l’évaporation de l’eau de la solution, liée à l’agitation du roulage, faisant croitre dans le temps la viscosité cinématique de cette solution (coagulation partielle des molécules d’Urée)… de même que la cristallisation de celles-ci sous température négative de -11°C, obligeant à installer un réchauffeur dans le réservoir. Des automobilistes abusés, dans la p’urée au regard de cette norme Euro-6b, en vigueur depuis septembre 2015, qui croyaient ne pas polluer l’environnement (Nox) brutalement contraints, sous OBD inquisiteur, aux remplacements forcés de leur Kit Adblue défaillant, souvent à leurs frais, remplacés par de flambants Kits réservoirs-pompes, qui, sans améliorer le petit 32% d’efficience de dépollution, sont en évolution masquée par des constructeurs voulant en améliorer l’endurance, sans se mouiller, sans en informer les propriétaires des véhicules, y ayant fait intégrer, à la hussarde, un mécanisme d’auto-nettoyage qui se manifeste par une nette émission de décibels durant 5 à 6 secondes, à chaque mise à l’arrêt du véhicule... des automobilistes cobayes, alimentant les comptes d’exploitation des Faurecia-Plastic-Omnium & consorts. …Quantité de ceux-là, échaudés, qui, s’ils avaient eu vent de cette galère, auraient reporté leurs achats sur des véhicules à essence, dès 2015. Un Diesegate à l’intérieur de l’autre… que l’on ne veut pas voir ? D’autant plus que cette technologie de l’Adblue est clairement dans l’obsolescence, depuis la prise de contrôle de la startup danoise, Amminex, à 91,5 % par l’équipementier Faurecia au mois de décembre 2016, 5 années déjà... Une startup qui a développé, dans les années 2012, une solution innovante, économique et très performante, venant à bout des 99 % d’émissions d’oxyde d’azote d’un moteur diesel, un procédé de stockage de l’ammoniac sous forme solide, par l’utilisation de sels métalliques de chlorure de Strontium, agissant comme une éponge, stockant de grande quantité d’ammoniac, sous un très faible volume, aisément utilisable à travers un classique catalyseur SCR, pour réduire ces Nox en Azote gazeux et en vapeur d’eau, des gaz inoffensifs pour l’environnement. Un système ASDS (Ammonia Storage and Delivery System), dont on attend fébrilement les Kits de remplacement pour les installer sans difficulté, en lieux et place, puisque beaucoup moins encombrant que leurs aïeux "Kits Adblue" défaillants et obsolètes, l’atmosphère des villes n’en pouvant plus d’attendre… On peut se poser la question si ces 5 années n’ont pas plutôt, chez Faurecia, servi à développer cette catalyse, sans poison, de l’Ammoniac ou l’Hydrazine pour en tirer l’Hydrogène nécessaire à la pile à combustible des futurs véhicules de tourisme, électrifiés... ? Un moyen danois pour d’abord permettre à ces automobilistes, d’amortir l’investissement de leur véhicule diesel sur plus longue période de roulage, sans interdiction d’utilisation… Donner du temps au temps pour qu’ils puissent économiquement passer à l’électrique ensuite…

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