Mini compte-t-elle trop de modèles dans sa gamme?

Mini compte-t-elle trop de modèles dans sa gamme?

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 09 avril 2013

La gamme Mini compte actuellement sept modèles différents dans sa gamme. Si la marque ambitionne de compter jusqu’à 10 modèles d’ici à 2020, Mini pourrait toutefois revoir ses projets à la baisse.

La prochaine Mini est attendue pour le début de l’année prochaine. Les autres modèles de la gamme devraient être renouvelés à la suite. Toutefois, Jim McDowell, vice-président de Mini USA, estime que la marque anglaise pourrait choisir de ne pas reconduire certains modèles à la fin de leur cycle de production. Il cite notamment le fait qu’aux Etats-Unis, la Mini classique et le Countryman représentent 75% des ventes à eux deux sur un total de sept modèles.

D’autre part, de nouveaux concepts, comme la Rocketman, pourraient bien ne jamais voir le jour (la production de ce concept ayant déjà été remisée). D’après le responsable américain, ce concept nécessiterait un nombre trop important de composants nouveaux pour atteindre le stade de la production.

Mini pourrait confirmer la tendance initiée par d’autres constructeurs haut de gamme tels qu’Audi. Le constructeur bavarois a renoncé à certains de ses projets (touchant notamment aux véhicules électriques) alors que ce dernier a largement enrichi sa gamme ces dernières années.

Multiplier les nouveaux modèles, tout en maximisant le nombre de composants en commun, est un moyen efficace pour obtenir une bonne dynamique de vente: le constructeur peut communiquer fréquemment sur ses nouveautés.

L’exercice devient plus compliqué lorsqu’il s’agit de renouveler les modèles. Il faut rapidement faire évoluer toute la gamme sous peine de multiplier alors le nombre de références sur les lignes de production, ce qui aurait pour effet d’augmenter les coûts de production (logistique plus complexe, une capacité de stockage plus importante est nécessaire).

Il apparaît nécessaire alors de ne pas renouveler certains modèles afin de laisser place à de nouveaux concepts et/ou se concentrer sur son coeur de gamme. C’est certainement cette transition que Mini va devoir opérer au cours des prochaines années.

Source: Edmunds

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Commentaires
pjmdur à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Hier

@ Alain: J'ai indiqué que de mon expérience sur la version récente du Peugeot Puretech 130, que ce moteur était compatible avec des pourcentages plus élevés d'éthanol. Il marche sans aucun problème avec du E50(test long terme). C'est juste une supposition, mais je crois que des constructeurs assurent déjà la compatibilité avec de futurs carburants contenant un pourcentage plus élevé d'éthanol. Dispo pour quant, je sais pas? Mais on trouve des articles sur la production française qui en parlent...

Guillaume Darding à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Hier

Bonjour Alain, pour le moment, être compatible à l'E25 ne veut pas dire grand chose car l'E25 n'a pas d'existence légale (aucune norme ne s'applique à cet hypothétique carburant : chaque carburant est défini par des caractéristiques telles que la masse volumique, pression de vapeur, volatilité, etc.). Voilà pour la théorie. Pour la pratique, cela signifie tout de même que si vous vous "amusez" à mettre 80% de SP95-E10 et 20% d'E85 (en été), vous aurez un équivalent d'E25 et vous ne devriez pas avoir de souci (voyant moteur allumé ou démarrage à froid difficile). Je ne suis malheureusement pas en mesure de vous répondre concernant les caractéristiques de votre moteur.

Guillaume Darding à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

Hier

Bonjour pjmdur, le dispositif de conversion est effectivement testé sur un nombre limité de véhicules pour obtenir l'agrément (en fait, un véhicule par classe). Ce n'est pas beaucoup et il faut garder que ce dispositif a été mis en place pour clarifier le montage de ce type de boîtier vis-à-vis de la réglementation (et éviter les abus où certains fabricants prétendaient que leur boîtier était homologué, alors qu'il ne s'agissait que d'une homologation certifiant que le boîtier était conforme aux exigeances en matière d'ondes électromagnétiques - de manière à ce que sa présence ne perturbe pas les autres composants électroniques) et faciliter l'homologation des véhicules. Il faut, en effet, garder à l'esprit qu'on parle d'un "agrément de prototype" et non d'une solution de type grande série, ce qui a ses avantages (procédure d'homologation simplifiée) et ses inconvénients (les solutions universelles ne sont pas forcément optimisées pour tous et certains peuvent même ne pas être, ou difficilement, compatibles).

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