Pneus hiver en Belgique: recommandés mais pas obligatoires

Pneus hiver en Belgique: recommandés mais pas obligatoires

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 01 octobre 2013

Au contraire de ses voisins luxembourgeois et allemands, la Belgique laissera, pour les prochaines années, la responsabilité aux conducteurs d’équiper leur véhicule ou non de pneus hiver pendant la saison hivernale.

La question de l’obligation de monter des pneus hiver est un débat récurrent en Belgique, tout comme en France, lors d’intenses épisodes neigeux. La Belgique est une plateforme majeure de l’Europe pour le transport routier. Les chutes de neige engendrent régulièrement de nombreux bouchons, le profil vallonné des routes étant un facteur aggravant.

Le Secrétaire d’Etat à la Mobilité en Belgique, Melchior Wathelet, a indiqué qu’une obligation de monter des pneus hiver pendant la saison hivernale n’était pas d’actualité pour le Royaume. Pourtant persuadé de l’apport indiscutable en matière de performance, il estime que la monte de pneus hiver n’a qu’un impact limité sur le nombre d’accidents corporel.

Il se base, pour appuyer ses dires, sur une étude de IBSR (Institut Belge pour la Sécurité Routière) qui montre qu’en 2012, seuls 2% des accidents corporels ont eu lieu sur route enneigée. La cause de ces accidents n’est, par ailleurs, pas forcément à mettre en relation avec une monte pneumatique inadaptée.

D’autre part, selon l’IBSR, 90% des camions sont déjà chaussés de pneus hiver, une obligation ne solutionnerait donc pas le problème des poids lourds bloqués voire en ciseau. Les problèmes de circulation des camions interviendraient lorsqu’ils roulent à vide ou lorsque leur chargement est mal réparti. Une étude est en cours à ce sujet en Allemagne (résultats attendus pour novembre 2014).

Pneus hiver - marquage M+S et flocon, empreinte

En province de Liège (frontalière avec l’Allemagne) et en province du Luxembourg (frontalière avec le Luxembourg), plus de 50% des automobilistes sont équipés de pneus hiver, contre 18% en moyenne à l’échelle nationale.

En conclusion, les autorités belges, s’appuyant sur l’étude de l’IBSR, préconisent, plutôt qu’une obligation, des initiatives visant à sensibiliser les conducteurs sur la monte de pneumatiques hiver en matière de performance et de sécurité ainsi que sur une adaptation nécessaire de leur conduite lorsque les conditions météorologiques sont difficiles.

Source: RTBF, IBSR
Crédit photo: Wikimedia, Michelin, Goodyear

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 3 heures

Bonjour pjmdur, dans le cas d'un hybride, le mode de calcul pour calculer les émissions de CO2 selon le cycle WLTP revient à mesurer les émissions du moteur selon les différents modes de fonctionnement (cas où le niveau de charge de la batterie est maintenu et cas où le moteur électrique est utilisé jusqu'à l'épuisement de la batterie). En fonction de l'autonomie du véhicule électrique, les émissions mesurées dans le cas où le moteur est sollicité (maintien de la charge de la batterie) sont pondérées. La courbe est indicative et montre que plus le véhicule a une forte autonomie en mode électrique, plus le facteur de pondération sera important (par conséquent, les émissions de CO2 seront plus faibles). En réalité, le calcul est beaucoup plus complexe car la courbe varie sensiblement selon les phases de conduite du cycle d'homologation. Ces courbes sont censée être représentatives du taux d'utilisation du véhicule électrique en mode électrique et se basent sur des études statistiques. Au final, les émissions de CO2 déclarées n'ont absolument rien à voir avec ce que le moteur émettra lorsque la batterie est vide et la seule manière d'approcher les émissions officielles, c'est de rouler une grande partie du temps en mode électrique !

pjmdur à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 8 heures

Bonjour Guillaume, Un premier test en vrai grandeur d'un utilisateur du 3008 II Hybride 4 donne 5,6l sur 1000km, ce qui est plutôt correct pour un véhicule essence 4X4 de cette puissance. Mais c'est 3 fois environ le chiffre mixte WLTP annoncé.. D'autres tests de journalistes qui ont avoué n'être pas vraiment représentatifs car routes sinueuses parcourues d'une façon sportive, ont donné environ 7L. je me demande sérieusement comment sont réalisés les tests WLTP pour un véhicule Hybride/Plugin? J'avoue ne pas avoir compris la courbe %/autonomie batterie.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 13 heures

Bonjour Scotch et merci pour vos encouragements ! Concernant le taux de compression, c'est une donnée très importante dans la conception d'un moteur et le taux de compression effectif (du au retard de la fermeture des soupapes à l'admission) n'en est qu'une conséquence. Le fait d'avoir un taux de compression élevé vous donne la possibilité de basculer vers des modes de fonctionnement permettant la réduction des pertes par pompage (le cycle Atkinson comme vous l'évoquez, par exemple). Si, dans une conception moteur, on part avec un taux de compression faible, il n'y aura que peu de marge de manoeuvre sur ce critère-là. La charge moteur est gérée, autant que faire se peut, par le taux d'EGR (interne et externe) et la quantité de carburant injecté, le compresseur vient en renfort pour assurer un bon remplissage des cylindres et le papillon reste ouvert au maximum : c'est le mode de fonctionnement privilégié dans la zone SPCCI. En dehors de cette zone, le papillon va moduler la quantité d'air admise. Considérant que le moteur fonctionne en mode "classique" principalement à haut régime et/ou à forte charge, on peut en déduire que le papillon reste de toute façon assez largement ouvert et que les pertes induites par cet organe restent limitées. Le compresseur est débrayable car au-delà d'un certain régime moteur, il consomme beaucoup de puissance moteur (le compresseur est entraîné par le vilebrequin) et il est donc préférable de le désactiver. L'embrayage n'est donc pas utilisé pour moduler la pression de suralimentation.

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