Pneus hiver : en été aussi?

Pneus hiver : en été aussi?

Guillaume Darding - 20 février 2014

En matière d'efficacité à basse température et sur sol enneigé, les pneus hiver n'ont pas leur égal. Il pourrait être tentant pour le conducteur de conserver ses pneus hiver, même quand les conditions climatiques ne l'exigent pas. Est-ce pour autant une bonne idée?

Si les bienfaits d'un pneu hiver sont connus lorsque la température extérieure est inférieure à 7 °C, qu'en est-il des performances de ces derniers si la température est supérieure à 7 °C?

Différents tests ont été menés par des organismes indépendants (dont le TCS - club automobile suisse). Ces tests arrivent à la conclusion que les distances de freinage sont environ 20% plus élevées avec un pneu hiver sur chaussée sèche et une température extérieure de 20 °C. D'autre part, les pneus hivers peuvent induire une sensation de flottement dans la direction en virage de par leur conception.

Etant donné leur structure en lamelles et leur gomme plus souple, les pneus hiver s'usent aussi plus vite en été. De plus, si la réglementation européenne impose que la hauteur de la bande de roulement soit d'au minimum 1,6mm (témoin d'usure), un pneu hiver n'est plus efficace pendant la saison hivernale lorsque l'épaisseur de la bande de roulement est inférieure à 4mm. Dans ces conditions, il apparait difficile de pouvoir utiliser ses pneus hiver d'une saison hivernale à l'autre tout en les utilisant l'été.

D'autre part, les pneus hiver ont une influence néfaste sur la consommation : alors que la plupart des pneus été ont un indice de A à C considérant le label européen, la plupart des pneus hiver ont la note E ou F, ce qui représente une surconsommation d'environ 0,3 l/100km.

Mis à part en cas de très faibles kilométrages annuels (de l'ordre de 5.000 km/an), il n'est pas viable de rouler en pneus hiver toute l'année, outre une usure plus rapide en été et une surconsommation, les pneus hiver présentent surtout des distances de freinages plus longues et des qualités de guidages moindres par rapport à un pneu été lorsque la température est estivale.

Crédit photos: Michelin

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Technique: moteurs électriques»

Hier

Bonjour Mutantape, merci pour votre complément d'information. Je me permets de vous indiquer que l'expression moteur à induction est effectivement d'origine anglaise. Elle n'est peut-être pas la plus appropriée, mais elle ne me semble, en aucun cas, inappropriée. Cette expression est, en effet, reprise dans des documents scientifiques et des thèses, par exemple. De plus, cette expression est utilisée par Tesla dans sa documentation. Tesla étant le principal utilisateur de ce type de moteur, il est naturel d'utiliser ce terme plutôt que celui de moteur asynchrone (tout en sachant que cette expression est aussi usitée dans l'article).

Mutantape à propos de l'article «Technique: moteurs électriques»

Hier

Le terme "moteur à induction" me parait une traduction directe de l'anglais, inappropriée en français, où l'on parle plutôt de moteur asynchrone. Concernant le moteur synchrone à rotor bobiné cette fois, autres avantages non cités : possibilité de piloter le cosinus phi à volonté en agisssant sur le courant rotor et de maintenir un bon rendement sur une plus large plage. Possibilté de couper l'aimantation rotor pour se servir des bobinages du stator comme filtres à la recharge. Probablement une des raisons pour laquelle la Zoe est quasiment la seule à pouvoir tirer 22 kW sur les bornes accélérées. Moins dangereux en maintenance que des aimants permanents puissants. Pas besoin de de défluxage pour la récupération à haut régime, pas de risque de désaimantation. A noter que les balais travaillent sur des bagues lisses, n'ont pas à rompre de circuit inductif (l'alimentation du rotor est constante en fonctionnement), et la puissance du moteur ne passe pas par eux, elle est au stator. Leur usure est donc très faible par rapport à ceux d'un moteur à courant continu.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur: 2.0l diesel Mercedes OM 654»

Hier

Bonjour Fabrice, concernant le 300d, il compte normalement 2 turbocompresseurs : 1 "gros" à géométrie variable et un "petit" à géométrie fixe (ce dernier étant là pour apporter du couple dès les plus bas régimes). Au niveau des systèmes de dépollution, il y a bien 2 EGR (1 haute pression et 1 basse pression). En revanche, sauf erreur de ma part, il n'y a qu'un filtre à particules. Le système de dépollution est ainsi décomposé en partant du turbo : - 1 DOC - 1 injecteur d'AdBlue + mixeur - 1 filtre à particules (intégrant un revêtement pour les réactions SCR pour réduire les NOx) - 1 SCR (pour réduire les émissions de NOx) En tant que taxi, je peux estimer que vous avez certes beaucoup de petits trajets, mais votre véhicule étant beaucoup en fonction, le moteur a suffisamment de temps pour lancer des régénérations actives du filtre. Quant à l'encrassement de l'EGR, il est principalement dû à l'accumulation des démarrages à froid et de courts trajets (le moteur n'a jamais le temps de monter en température), ce qui ne devrait pas être votre cas, en tout cas, pas systématiquement. Si tel était tout de même votre cas, je vous recommande de faire régulièrement (1 fois par semaine environ), un trajet type autoroutier / voies rapides pendant 30 minutes. Enfin, on peut aussi penser à effectuer un décalaminage (tous les 6 mois à un an) du moteur : il semblerait que cette technique offre de bons résultats pour préserver son moteur (à ma connaissance, quelques flottes de véhicules testent le bien-fondé / l'efficacité de cette technologie). Je parle au conditionnel car je manque de recul sur ce type de prestation.

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