Présentation des nouveaux moteurs GM Ecotec3 destinés aux trucks

Présentation des nouveaux moteurs GM Ecotec3 destinés aux trucks

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 16 décembre 2012

Conjointement à l’introduction du Chevrolet Silverado et du GMC Sierra, GM présente 3 nouveaux moteurs de la famille Ecotec3: un V6 de 4.3l et deux V8 de respectivement 5.3l et 6.2l. Ils ont été développés avec l’objectif de réduire drastiquement la consommation d’essence sans toutefois compromettre les fonctions premières de ce type de véhicule.

Pour motoriser ses trucks, GM n’a pas souhaité réduire la cylindrée (downsizing) ou utiliser un turbocompresseur pour ne pas nuire à la robustesse de ses moteurs. Ces véhicules sont susceptibles d’être exploités dans des conditions difficiles (remorquage, régions montagneuses,…). Les ingénieurs motoristes ont dû faire un compromis entre l’utilisation de nouvelles technologies, un couple abondant et une fiabilité à toute épreuve.

Les nouveaux moteurs Ecotec3 sont pourvus de l’injection directe et du calage variable en continu des soupapes. Les blocs moteurs sont fabriqués à partir d’alliage d’aluminium, les chemises de cylindres restant en fonte.

La chambre de combustion a été au coeur de toutes les attentions pour s’adapter à l’injection directe. La géométrie de la tête de piston a été particulièrement travaillée pour optimiser le flux d’air à l’intérieur du cylindre et permettre un meilleur mélange air/essence.

La bougie a été recentrée dans la chambre de combustion et les soupapes sont désormais légèrement inclinées par rapport à l’axe des cylindres. A haut régime, des buses projettent de l’huile sur la face inférieure du piston afin de diminuer la température de ce dernier. Ces améliorations ont permis de porter le taux de compression à 11:1, ce qui permet une augmentation de la puissance spécifique.

GM démocratise la désactivation des cylindres (autrement appelé AFM – Active Fuel Management). A faible charge, 2 (dans le cas du V6) ou 4 cylindres (V8) sont désactivés pour faire de ces moteur des V4. L’AFM neutralise les cames actionnant les soupapes des cylindres concernés. La transition entre les 2 modes de fonctionnement ne prend que 20 millisecondes et est quasiment transparente pour le conducteur et ses passagers.

La bride de collecteur est divisée en 3 sections (V6) ou 4 sections (V8) par des traits de coupe. Chaque section peut donc se déformer de manière indépendante lors des chocs thermiques (changement rapide de température). Cette technique permet de garantir une étanchéité optimale entre le bloc moteur et les collecteurs d’échappement et de limiter les risques de fuite au cours de la durée de vie du véhicule.

Le collecteur est surmonté d’un écran thermique triple couche en acier inoxydable. La protection permet de mieux conduire la chaleur des gaz d’échappement vers les catalyseurs au lieu de la dissiper dans l’environnement moteur. Ainsi paré, les émissions d’hydrocarbone HC peuvent être réduites de 25% lors des démarrages à froid.

General Motors ne communique pas encore les caractéristiques moteur exactes (puissance, couple) ni les chiffres de consommation, les moteurs n’ayant été validés ni selon les standards SAE, ni par l’EPA (agence pour l’environnement aux Etats-Unis).

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Commentaires
Karim78 à propos de l'article «Dossier: fonctionnement de la climatisation»

Il y a 10 heures

Je prend note de vos précieux conseils. Cela semble logique après tout mais je vérifierai avec un 2ème mécano sait-on jamais. Merci encore Guillaume !

thierryb à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Merci, c'est très clair

Guillaume Darding à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Bonjour Thierry, merci beaucoup pour tes encouragements ! Concernant la vitesse de 100 km/h, il n'y a pas de raison d'être pénalisé à rouler plus vite puisque la consommation n'est pas décompté pendant cette phase. Peut-être y-t-il un risque (je pense assez peu signifiant) d'être pénalisé si on considère que la marge d'erreur des appareils de mesure est plus grande à haute vitesse. Cette phase a vitesse constante a pour but unique d'accelérer le test de toute façon. Mis à part à avoir accès au dossier d'homologation, il n'est pas possible de connaître la vitesse utilisée par le constructeur. Concernant la consommation, la tension et l'intensité de la batterie sont mesurées en continu lors des tests (soit par un appareil de mesure externe, soit directement par le système de gestion de la batterie, si le constructeur démontre qu'il est suffisamment précis). Par la suite, il suffit de relever la tension et l'intensité moyenne durant les segments dynamiques pour en déduire la consommation. Concernant la puissance de charge, elle n'est pas clairement définie à ma connaissance, mais la charge doit utiliser le chargeur embarqué du véhicule (convertissant le courant alternatif de la source en courant continu) et se faire à vitesse "normale" (logiquement avec une intensité de 16A, soit l'équivalent d'une puissance de 3,7 kW). Concernant la fin du test, il s'arrête lorsque le véhicule tombe en panne (et non aux 0% réels de la batterie, sinon, il y a de grandes chances qu'elle soit endommagée dans le processus). Les tests se font systématiquement en laboratoire : il n'y a donc pas d'incidence due aux variations des conditions météorologiques. En espérant avoir répondu à l'ensemble de tes questions !

© Guillaume Darding

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