Présentation du moteur Honda 1.6l i-DTEC

Présentation du moteur Honda 1.6l i-DTEC

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 19 novembre 2012

A l’occasion du lancement de la nouvelle Civic au Mondial de Paris, Honda a inauguré son moteur diesel nouvelle génération: un 1.6l de 120 chevaux.

Le 1.6l est étroitement dérivé du 2.2l motorisant la précédente génération. Il propose une puissance de 120 chevaux à 4.000 tr/min et un couple de 300 Nm dès 2.000 tr/min. Les émissions s’élèvent à 94 g/km de CO2 en cycle mixte. Ce moteur se veut le plus léger de sa catégorie ainsi que le leader en terme d’accélération et de maîtrise des émissions.

Face au 1.6 TDI de la toute nouvelle Golf (105 ch / 250 Nm / 99 g/km) ou au 1.6l e-HDI de la 308 (112 ch / 270 Nm / 100 g/km), le 1.6l i-DTEC n’a effectivement pas à rougir de la concurrence.

Le nouveau i-DTEC est fabriqué à partir d’un bloc-cylindres et d’une culasse en aluminium. Les parois des cylindres font désormais 8mm d’épaisseur (9mm sur le 2.2l actuel). Le 1.6l i-DTEC pèse en l’état 47 kg de moins que le 2.2l.

Outre la réduction du poids, Honda s’est par ailleurs attaché à la réduction des frictions. La marque japonaise s’est donné pour objectif de réduire les frottements à un niveau équivalent de celui des moteurs à essence. Le piston a notamment une hauteur réduite et ses parois sont plus fines. Comparé à son grand frère, le 2.2l, les frictions ont été réduites de 40%.

Le turbo, de 4ème génération, est fourni par Garrett. De géométrie variable, sa pression de suralimentation peut atteindre 1.5 bar. Elle est finement gérée par l’ECU pour réduire le temps de réponse.

Le 1.6l i-DTEC utilise par ailleurs des injecteurs Bosch capables d’injecter le diesel à une pression de 1.800 bars à l’intérieur du cylindre. Les conduits d’admission ont été optimisés afin d’améliorer les effets de tourbillons (le swirl) dans le cylindre. Ainsi, le mélange air-essence est plus homogène, réduisant par la même occasion les mauvaises combustions, découlant d’éventuels points chauds.

La recirculation des gaz d’échappement (EGR) s’effectue à haute pression (les gaz d’échappement sont prélevés à la sortie du collecteur d’échappement) et à basse pression (prélèvement après le filtre à particules – les gaz sont plus propres mais la surpression des gaz est moindre).

Le 1.6l i-DTEC a été spécialement développé pour le marché européen. Il sera assemblé conjointement avec le 2.2l à l’usine de Swindon (Angleterre) pour une capacité d’assemblage pouvant atteindre 500 moteurs par jours (1.6l et 2.2l).

Source: Green Car Congress

Commentaires sur l'article:

xav3294

28 mars 2018 à 14h21

cela serait pas mal que les nouveaux et petits moteurs Diesel soient appuyés par un moteur électrique pour gagner en couple sous 2000 trm mais ce jour un éminent pneumologue nous a expliqué que l'Hybride-Diesel était très polluant en particules fines et Nox du fait des coupures fréquentes du moteur thermique Diesel !
Guillaume Darding [administrateur]

30 mars 2018 à 16h22

Tout dépend ce qu'on entend par hybride diesel!!!
Si on parle d'hybridation légère (telle le Renault Scenic Hybrid assist), les systèmes de dépollution fonctionne tout aussi efficacement qu'un moteur diesel sans assistance électrique.
Si on parle d'hybridation plus poussée (Peugeot Hybrid 4), la température des systèmes de dépollution n'aura pas significativement baissée (il y a une certaine inertie) pendant les 2 km d'autonomie permis par le moteur électrique.
Enfin, dans le cas d'une hybride diesel rechargeable, ça peut être effectivement un peu plus problématique si vous commencez votre journée en agglomération en ne sollicitant pas uniquement le moteur électrique. Dans ce cas, les systèmes de dépollution vont même plus de temps à atteindre leur température optimale.

Néanmoins, on peut faire la même remarque à l'encontre d'une hybride rechargeable essence, bien qu'en règle générale, les moteurs essence (et leur système de dépollution) atteignent plus rapidement leur température de fonctionnement idéale que dans le cas d'un moteur diesel.

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Commentaires
Pires à propos de l'article «Présentation moteur: Audi 2.0l TFSI»

Il y a 12 heures

Bonjour, Je dois remplacer les pistons/segmentation/bielle sur mon audi Q5 TFSI 211cv de 2009. ( problème de surconsommation d'huile ). Mon véhicule étant de 2009 (66000 kms) , je n'espere pas de prise en charge d'Audi. J'ai peut être une solution en récupérant le bloc contenant les pièces défaillantes sur un moteur 211cv TFSI de 2019. Pensez- vous que le bloc de 2019 est compatible avec celui de 2009? D'avance merci pour votre aide

Fabalx à propos de l'article «Présentation moteur: Volkswagen 1.5l TSI»

Avant-hier

Bonjour, J'utilise plusieurs véhicules reprogrammés à l'ethanol, une clio et un sportvan. J'ai plus de recul avec la clio (3 ans) et considère que c'est un succes relatif : J'entends que ça fonctionne bien mais il y a un point étrange, je ne surconsomme pas mais je passe un jeu de bougies d'allumage tous les 25000KM. Est ce que le mélange est trop pauvre? Je ne pense pas vu qu'elle démarre même en hiver en e85 tant que je suis dans l'intervalle de 25000km. Si vous avez une opinion sur ce phénomène, je suis preneur de votre science. J'ai maintenant un Sportvan DACA 130CV que j'ai converti il y a de ça presque un an. Je constate toutefois un bruit métallique très discret lorsque la désactivation des cylindres opère depuis la conversion. Il est parfaitement cyclique mais je ne parviens pas à localiser s'il provient des cyclindres ou du turbo car on ne peut pas tester à l'arrêt... Est-ce que vous sauriez si le fait d'avoir modifier l'avance allumage et/ou les temps d'ouverture fermeture d'injecteurs lors de la reprogrammation ethanol peut avoir un impact néfaste sur le fonctionnement de la désactivation des cylindres? Qu'en est-il des reprogrammation incluant une montée en puissance/couple? Un passage au banc indique un passage de 130CH à 175CH identique à celle proposée pour le bloc DADA alors qu'il n'ont pas le même turbo, ni le même ratio de compression, ni les mêmes soupapes, etc... Ne sachant pas toutes ses disparités moteur avant reprogrammation, j'ai peut être fait preuve de candeur en pensant optimiser le réglage en passant au banc. Au final, je ne suis pas capable d'isoler la cause de ce changement de comportement en mode désactivation de cylindres. Est ce que ce bruit serait d'avantage imputable à un excès de gonflette ou bien les lois d'injection pour le E85??? Est-il possible pour un moteur de passer d'un cycle de Miller à un cycle Beau de Rochas par reprogrammation? Pure spéculation de néophite mais je soupsonne l'application d'une cartographie commune pour deux moteurs qui partagent finalement bien peu de chose...

pjmdur à propos de l'article «Technique : batterie Li-ion»

Avant-hier

Merci Guillaume. C'était un peu ma conclusion. Il est difficile de comprendre pourquoi sur mon véhicule, il y a une telle différence d'autonomie réelle sur ces faibles delta de température. Surtout qu'en plus il n'y en a pas trop par construction.

© Guillaume Darding

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