Présentation du nouveau 1.6l turbo essence Opel

Présentation du nouveau 1.6l turbo essence Opel

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 19 octobre 2012

A l’occasion du Aachen Colloquium (Aix-la-Chapelle / Allemagne), Opel est revenu plus en détail sur les caractéristiques de son nouveau moteur essence turbo. Ce moteur équipera en premier lieu la toute nouvelle Opel Cascada.

Le 1.6l SIDI Ecotec Turbo sera décliné en 2 puissances: une variante de 170 chevaux et 280 Nm développée avec pour objectifs principaux une bonne maîtrise de la consommation d’essence, un couple disponible sur une large plage de régimes moteur pour améliorer les reprises et, enfin, un silence de fonctionnement optimisé. La deuxième variante, de 200 chevaux et 300 Nm, se veut une référence dans sa catégorie en terme de performances. BMW, PSA et consorts sont avertis.

Opel 1,6l SIDI Ecotec turbo - Opel Cascada

Le bloc cylindres reste en fonte tandis que le bas moteur est en aluminium. Le cylindre peut supporter une pression pouvant atteindre jusque 130 bars. Le bloc cylindres recours à des parois de faible épaisseur, limitant le poids et garant d’une bonne compacité en permettant l’intégration directe de certaines fonctionnalités (refroidissement,…). Cette technique permet par ailleurs de réduire le temps de fabrication du bloc moteur.

Les vibrations et l’acoustique ont été un axe de développement majeur du 1.6l turbo. Opel annonce que ce moteur est le seul de la catégorie à être équipé d’arbres d’équilibrage, ceci afin de réduire les vibrations. En vue de limiter le bruit des soupapes, celles-ci sont actionnées par des cames à rouleau (frottements réduits). La distribution se fait par chaîne. Généralement plus bruyante qu’une courroie, les bruits de la chaîne sont ici réduits grâce à un design spécifique (dents inversées).

Une attention particulière a été porté sur la diminution des bruits rayonnés (induits par la vibration de tôles d’acier  de faible épaisseur typique des parois de silencieux) grâce à une utilisation intensive des moyens de calculs (simulation par éléments finis). Au ralenti, le moteur et l’échappement restent exempts de toute vibration audible. Opel a naturellement travaillé à l’acoustique de l’échappement ainsi que de l’admission pour obtenir une acoustique soignée et valorisante pour le client final.

Le turbo est directement intégré dans le collecteur d’échappement. Ce principe a été préféré au turbo double entrée de par sa compacité et sa facilité de montage sur les lignes de production. Bien que les turbos soient identiques de l’extérieur, chacune des 2 variantes (170 ou 200ch) a une aérodynamique spécifique. Le compresseur est optimisé de sorte à limiter les sifflements.

A l’intérieur du cylindre, le dessin du piston est différencié selon la variante du 1.6l turbo. L’injecteur est en position centrale sur le haut du cylindre, proche de la bougie d’allumage. De cette manière, le moteur est capable de fonctionner ausi bien en chage homogène qu’en charge stratifiée (en excès d’air). Opel promet une diminution des rejets de CO2 de l’ordre de 13% et une augmentation de 33% en terme de puissance et de couple par rapport au moteur qu’il remplace.

Opel Cascada - vue arrière

Le 1.6l constitue la première application d’une nouvelle génération de moteurs destinée à équiper les futurs modèles de la marque à l’éclair.

Commentaire:

Nom d'utilisateur :

Adresse mail (non visible) :

Site internet (optionnel) :

Quelle est la forme géométrique du logo utilisé par Renault ?

Réseaux sociaux
Commentaires
Karim78 à propos de l'article «Dossier: fonctionnement de la climatisation»

Il y a 11 heures

Je prend note de vos précieux conseils. Cela semble logique après tout mais je vérifierai avec un 2ème mécano sait-on jamais. Merci encore Guillaume !

thierryb à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Merci, c'est très clair

Guillaume Darding à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Bonjour Thierry, merci beaucoup pour tes encouragements ! Concernant la vitesse de 100 km/h, il n'y a pas de raison d'être pénalisé à rouler plus vite puisque la consommation n'est pas décompté pendant cette phase. Peut-être y-t-il un risque (je pense assez peu signifiant) d'être pénalisé si on considère que la marge d'erreur des appareils de mesure est plus grande à haute vitesse. Cette phase a vitesse constante a pour but unique d'accelérer le test de toute façon. Mis à part à avoir accès au dossier d'homologation, il n'est pas possible de connaître la vitesse utilisée par le constructeur. Concernant la consommation, la tension et l'intensité de la batterie sont mesurées en continu lors des tests (soit par un appareil de mesure externe, soit directement par le système de gestion de la batterie, si le constructeur démontre qu'il est suffisamment précis). Par la suite, il suffit de relever la tension et l'intensité moyenne durant les segments dynamiques pour en déduire la consommation. Concernant la puissance de charge, elle n'est pas clairement définie à ma connaissance, mais la charge doit utiliser le chargeur embarqué du véhicule (convertissant le courant alternatif de la source en courant continu) et se faire à vitesse "normale" (logiquement avec une intensité de 16A, soit l'équivalent d'une puissance de 3,7 kW). Concernant la fin du test, il s'arrête lorsque le véhicule tombe en panne (et non aux 0% réels de la batterie, sinon, il y a de grandes chances qu'elle soit endommagée dans le processus). Les tests se font systématiquement en laboratoire : il n'y a donc pas d'incidence due aux variations des conditions météorologiques. En espérant avoir répondu à l'ensemble de tes questions !

© Guillaume Darding

Mentions légales