Renault modernise l’usine de Douai

Renault modernise l’usine de Douai

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 23 mai 2013

Renault opère depuis l’été 2011 la modernisation de l’usine de Douai pour accueillir dès 2014 les véhicules haut de gamme de la marque (Espace, Laguna) actuellement produits à Sandouville. Pour ce faire, la marque au losange a investi 420 millions d’euros pour adapter le site nordiste.

L’usine de Douai produit actuellement les Renault Scénic et les Mégane Coupé-Cabriolet à une cadence de plus de 1.000 véhicules par jour. Près de 10 millions de véhicules sont sortis de l’usine depuis sa création en 1970. A partir de 2014, Douai accueillera tour à tour les remplaçants de l’Espace, de la Laguna et du Scenic.

Afin de produire les véhicules haut de gamme de la marque, Renault a consenti à d’importants travaux de modernisation. En premier lieu et à l’image de ses consoeurs européennes, l’usine de Douai sera adapté à la production monoflux: sur une seule et unique ligne de production, le constructeur sera capable de produire 5 véhicules différents (Laguna berline et break, Scénic et Grand Scenic, Espace). L’usine a le potentiel d’accueillir un sixième véhicule si nécessaire.

La production monoflux permet une grande flexibilité afin de gérer les fluctuations de la demande. Cette méthodologie est rendue possible par un travail en amont lors du développement des véhicules. Les ingénieurs doivent s’accomoder avec certains élements  standardisés pour une même famille de véhicule. Du côté usine, le service logistique doit faire preuve d’une réactivité sans faille pour approvisionner la ligne de production avec les bons composants au bon moment.

D’autre part, l’usine s’est doté de nouveaux outillages avec l’emboutissage à chaud (permet de réduire les épaisseurs de tôles tout en garantissant une tenue mécanique supérieure). Renault se dote aussi d’un poste d’emboutissage d’aluminium et développe ses compétences en matière de pièces plastiques grâce à l’installation de deux nouvelles presses.

Les travaux de modernisation devraient s’achever dans le courant de l’année 2013. Le premier nouveau modèle produit sera le successeur de l’Espace dont la commercialisation interviendra en fin d’année 2014. Depuis le début du mois, l’usine de Douai a relevé son niveau de confidentialité depuis que le site produit les toutes premières pièces du remplaçant de l’Espace. Les premières caisses qui serviront de base à la construction des prototypes sortiront de l’usine dans le courant de l’été.

Source: Renault, La Voix du Nord

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Commentaires
Karim78 à propos de l'article «Dossier: fonctionnement de la climatisation»

Il y a 11 heures

Je prend note de vos précieux conseils. Cela semble logique après tout mais je vérifierai avec un 2ème mécano sait-on jamais. Merci encore Guillaume !

thierryb à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Merci, c'est très clair

Guillaume Darding à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Bonjour Thierry, merci beaucoup pour tes encouragements ! Concernant la vitesse de 100 km/h, il n'y a pas de raison d'être pénalisé à rouler plus vite puisque la consommation n'est pas décompté pendant cette phase. Peut-être y-t-il un risque (je pense assez peu signifiant) d'être pénalisé si on considère que la marge d'erreur des appareils de mesure est plus grande à haute vitesse. Cette phase a vitesse constante a pour but unique d'accelérer le test de toute façon. Mis à part à avoir accès au dossier d'homologation, il n'est pas possible de connaître la vitesse utilisée par le constructeur. Concernant la consommation, la tension et l'intensité de la batterie sont mesurées en continu lors des tests (soit par un appareil de mesure externe, soit directement par le système de gestion de la batterie, si le constructeur démontre qu'il est suffisamment précis). Par la suite, il suffit de relever la tension et l'intensité moyenne durant les segments dynamiques pour en déduire la consommation. Concernant la puissance de charge, elle n'est pas clairement définie à ma connaissance, mais la charge doit utiliser le chargeur embarqué du véhicule (convertissant le courant alternatif de la source en courant continu) et se faire à vitesse "normale" (logiquement avec une intensité de 16A, soit l'équivalent d'une puissance de 3,7 kW). Concernant la fin du test, il s'arrête lorsque le véhicule tombe en panne (et non aux 0% réels de la batterie, sinon, il y a de grandes chances qu'elle soit endommagée dans le processus). Les tests se font systématiquement en laboratoire : il n'y a donc pas d'incidence due aux variations des conditions météorologiques. En espérant avoir répondu à l'ensemble de tes questions !

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