Soupçons d'entente illégale entre équipementiers

Soupçons d'entente illégale entre équipementiers

Guillaume Darding - 04 avril 2014

La Commission Européenne a récemment lancé une opération d'envergure à l'encontre des fournisseurs d'échappement en Europe par le biais de visites surprises. L'enquête vise à déterminer si les principaux acteurs du marché se sont entendus sur les prix de vente de leurs technologies.

Au stade d'enquête préliminaire, la Commission Européenne examine l'éventualité de pratiques anti-concurentielles et d'abus de position dominante entre les principaux acteurs du marché européen. Cette entente entre concurrents aurait eu pour but de se partager le marché de manière tacite tout en évinçant tout nouveau concurrent.

Faurecia (équipementier français), n°1 en Europe, Tenneco (américain), n°2, ainsi qu'Eberspächer (allemand), n°3, ont tous les trois confirmé avoir fait l'objet de visites des inspecteurs de la Commission Européenne et ont publiquement assuré de tout leur soutien pour collaborer avec les instances européennes.

Les composants mis en cause concernent aussi bien la partie chaude de l'échappement que la partie froide. La partie chaude comprend tous les systèmes de dépollution (filtres à particule, SCR, ...), la partie froide traitant de l'acoustique (silencieux, tubes, vannes, ...).

Si les soupçons étaient avérés, les équipementiers impliqués risquent d'être pénalisés d'une amende pouvant atteindre 10% de leur chiffre d'affaires global. la Commission Européenne a indiqué ne pas se limiter aux périmètre des échappementiers. Elle étudie le cas d'une centaine de composants automobiles concernant environ 70 fournisseurs.

Ces dernières années, les équipementiers ont été durement sanctionnés pour de telles pratiques et ni l'Union Européenne, ni les Etats-Unis n'entendent relâcher leurs efforts dans la lutte contre l'entente entre fournisseurs.

Récemment, le groupe allemand Schaeffler, le groupe suédois SKF ainsi que 3 équipementiers japonais ont été condamnés à une amende totale de près d'un milliard d'euros en Europe. Aux Etats-Unis, ce sont 26 fournisseurs ainsi que 29 dirigeants de sociétés fabriquant des ceintures de sécurité, des essuie-glaces, des climatiseurs ainsi que des radiateurs, qui ont été jugés coupables et redevables d'une amende globale de 2,25 milliards de dollars.

Source: Commission Européenne, Tenneco, Automotive News, Reuters
Crédit photo: Faurecia

Commentaire:

Nom d'utilisateur:

Adresse mail (non visible):

Site internet (optionnel):

Quelle est la forme géométrique du logo utilisé par Renault?

Réseaux sociaux
Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 3 heures

Bonjour Scotch et merci pour vos encouragements ! Concernant le taux de compression, c'est une donnée très importante dans la conception d'un moteur et le taux de compression effectif (du au retard de la fermeture des soupapes à l'admission) n'en est qu'une conséquence. Le fait d'avoir un taux de compression élevé vous donne la possibilité de basculer vers des modes de fonctionnement permettant la réduction des pertes par pompage (le cycle Atkinson comme vous l'évoquez, par exemple). Si, dans une conception moteur, on part avec un taux de compression faible, il n'y aura que peu de marge de manoeuvre sur ce critère-là. La charge moteur est gérée, autant que faire se peut, par le taux d'EGR (interne et externe) et la quantité de carburant injecté, le compresseur vient en renfort pour assurer un bon remplissage des cylindres et le papillon reste ouvert au maximum : c'est le mode de fonctionnement privilégié dans la zone SPCCI. En dehors de cette zone, le papillon va moduler la quantité d'air admise. Considérant que le moteur fonctionne en mode "classique" principalement à haut régime et/ou à forte charge, on peut en déduire que le papillon reste de toute façon assez largement ouvert et que les pertes induites par cet organe restent limitées. Le compresseur est débrayable car au-delà d'un certain régime moteur, il consomme beaucoup de puissance moteur (le compresseur est entraîné par le vilebrequin) et il est donc préférable de le désactiver. L'embrayage n'est donc pas utilisé pour moduler la pression de suralimentation.

Scotch à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 12 heures

bonjour Article très intéressant. J’ai des doutes sur le réel impact de ce type de combustion au regard de toutes les autres technologies comprises sur ce moteur et non-citées. Le taux de compression statique de 16,3 à 1 ne veut rien dire sans parler de la loi de distribution, surtout de la gestion de la RFA par le déphasage des AAC. Si le retard à la fermeture d’admission est grande, le taux de compression dynamique n’est pas très élevé. C’est le cycle d’Atkinson. Cela sous-entend un remplissage inférieur, une pression plus élevée dans le plénum donc moins de pertes par pompage et un taux de détente plus grand que le taux de compression permettant une meilleure transformation de la pression de combustion en énergie mécanique transmise au piston. Rappel les pertes par pompage d’un moteur essence sont la principale raison de la différence de rendement et de consommation de celui-ci par rapport à un moteur diesel. D’après cet article le papillon est en majeur partie ouvert donc cela annule presque toutes les pertes par pompage. La perte de puissance lié au manque de remplissage dû à la grande RFA est compensée par un compresseur mécanique. Un turbo serait inutile puisque la pression de combustion est mieux exploité par ce cycle d’atkinson n’est plus suffisante pour alimenter une turbine de turbo. En gros c’est un moteur miller. Comment est géré la charge sur ce moteur? Uniquement par le papillon? Par la quantité de carburant comme un moteur diesel? Par le compresseur débrayable ??? Ce mode de combustion semi hétérogène par injection directe est émetteur de particules d’où l’apparition de filtres à particules sur des véhicules essence à injection directe. A cela on y ajoute un EGR basse pression permettant d’injecter un gaz neutre dans cette combustion, et ainsi diminuer la température de combustion, retarder l’apparition du cliquetis dû au mélange pauvre, mais source de particules dû aux «gouttes» de carburant imbrûlés. Je ne sais pas si le CO2 est moins toxique que des particules, mais que ce soit du carbone en gaz ou que ce soit du carbone en particules cela reste du carbone. Tout dépend de la loi ou de la norme que l’on veut respecter. Rappel, la régénération d’un FAP libère énormément de particules mais n’est pas mesuré ou pris en compte dans les cycles d’homologation. À cela on y ajoute une micro hybridation. Mazda a eu le talent de réunir toutes ces technologies connues sur un seul moteur. Mais j’espère me tromper en disant qu’il y a une grosse partie de marketing autour de ce mode de combustion. J’aimerais avoir davantage d’explications sur ce concept de la part de Mazda car leur vidéo et leur écris restent floues et j’aimerais avoir tort. En tout cas merci pour ces infos. À bientôt Scotch

Cam cam à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Hier

Merci pour votre retour Guillaume. Je comprends mieux maintenant. - On a un mélange TRES pauvre donc l'air refroidit en partie la température. - Avec le sky-activ X, la pré-injection nous permet d'être homogène ce qui n'est pas le cas du mode stratéfié comme sur les moteurs TSI de Volkswagen. Je vais d'ailleurs m'empresser de lire votre article sur ce moteur-là.

© Guillaume Darding

Mentions légales