Thorium: un carburant d'avenir?

Thorium: un carburant d'avenir?

Guillaume Darding - 30 octobre 2013

L'avenir proche de la voiture semble voué aux véhicules électriques, alimentés dans un premier temps par des batteries, puis plus tard, par de l'hydrogène (piles à combustible). Dans un futur plus lointain, le thorium pourrait révolutionner l'industrie automobile.

Laser Power Systems, une petite société américaine basée dans le Connecticut estime que le thorium serait un élément idéal pour produire de l'électricité. Un gramme de thorium serait apte à remplacer pas moins de 28.000 litres d'essence. Considérant une consommation moyenne de 7,0 litres d'essence par 100 km, un véhicule alimenté avec 1g thorium pourrait parcourir 400.000 km sans aucun besoin de ravitailler!

Cadillac World Thorium Fuel Concept - température turbine

Le principe de fonctionnement est le suivant: sous l'effet d'un laser, le thorium dégage une importante quantité de chaleur. Cette chaleur transforme un fluide en vapeur pressurisée qui entraîne une turbine. Cette dernière produit alors de l'électricité. Le système fonctionne en boucle fermée. A l'image d'un véhicule électrique, il n'y a aucune émission de gaz ou de liquide dans l'atmosphère en roulant.

Selon le PDG de Laser Power Systems, il est envisageable dans le cadre de l'industrie automobile de produire un moteur d'environ 250 kW d'un poids de 250 kg, moteur qui trouverait sa place sous le capot d'un véhicule classique.

Bien sûr, avant de retrouver cette technologie dans une voiture, le chemin sera long, très long: il reste tout ou presque à faire en terme de sécurité, d'infrastructure (pour une production en grande série), de développement durable et enfin d'éducation.

Cadillac World Thorium Fuel Concept - vue arrière

L'éducation sera le premier écueil que cette technologie devra surmonter: le thorium est un élément radioactif pressenti pour remplacer l'uranium dans les centrales nucléaires. Cet élément est abondant sur notre planète, notamment en Inde. Au contraire de l'uranium, le thorium ne peut pas engendrer de fission en chaîne au point d'en devenir ingérable.

Le premier prototype automobile fonctionnant, sur le papier uniquement, au thorium a été présenté en 2009 pour commémmorer les 100 ans de Cadillac au salon automobile de Chicago: il s'agit de la Cadillac World Thorium Fuel Concept. Idéalement, le véhicule de série pourrait être présenté à l'occasion des 150 ans de la marque. Le thorium est peut-être un carburant d'avenir, mais certainement pas le carburant de demain!

Source: smartplanet
Crédit image: Loren Kulesus

Commentaire:

Nom d'utilisateur :

Adresse mail (non visible) :

Site internet (optionnel) :

Quelle est la forme géométrique du logo utilisé par Renault ?

Réseaux sociaux
Commentaires
Karim78 à propos de l'article «Dossier: fonctionnement de la climatisation»

Il y a 10 heures

Je prend note de vos précieux conseils. Cela semble logique après tout mais je vérifierai avec un 2ème mécano sait-on jamais. Merci encore Guillaume !

thierryb à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Merci, c'est très clair

Guillaume Darding à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Bonjour Thierry, merci beaucoup pour tes encouragements ! Concernant la vitesse de 100 km/h, il n'y a pas de raison d'être pénalisé à rouler plus vite puisque la consommation n'est pas décompté pendant cette phase. Peut-être y-t-il un risque (je pense assez peu signifiant) d'être pénalisé si on considère que la marge d'erreur des appareils de mesure est plus grande à haute vitesse. Cette phase a vitesse constante a pour but unique d'accelérer le test de toute façon. Mis à part à avoir accès au dossier d'homologation, il n'est pas possible de connaître la vitesse utilisée par le constructeur. Concernant la consommation, la tension et l'intensité de la batterie sont mesurées en continu lors des tests (soit par un appareil de mesure externe, soit directement par le système de gestion de la batterie, si le constructeur démontre qu'il est suffisamment précis). Par la suite, il suffit de relever la tension et l'intensité moyenne durant les segments dynamiques pour en déduire la consommation. Concernant la puissance de charge, elle n'est pas clairement définie à ma connaissance, mais la charge doit utiliser le chargeur embarqué du véhicule (convertissant le courant alternatif de la source en courant continu) et se faire à vitesse "normale" (logiquement avec une intensité de 16A, soit l'équivalent d'une puissance de 3,7 kW). Concernant la fin du test, il s'arrête lorsque le véhicule tombe en panne (et non aux 0% réels de la batterie, sinon, il y a de grandes chances qu'elle soit endommagée dans le processus). Les tests se font systématiquement en laboratoire : il n'y a donc pas d'incidence due aux variations des conditions météorologiques. En espérant avoir répondu à l'ensemble de tes questions !

© Guillaume Darding

Mentions légales