Un capteur de pression de pneu pour calculer la charge d’un véhicule

Un capteur de pression de pneu pour calculer la charge d’un véhicule

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 26 janvier 2013

Continental présente un capteur de pression de pneu intelligent capable d’évaluer en temps réel la masse d’un véhicule. Dans un premier temps, ce capteur permettra d’évaluer si le véhicule dépasse la charge maximale admissible. Son développement laisse entrevoir de nombreuses fonctionnalités pour les constructeurs d’automobiles.

Le capteur développé par Continental sera intégré directement dans la chape du pneu et non plus dans la valve pour les systèmes de mesure directe classiques, les systèmes de mesure indirecte (les plus répandus) déduisant la pression des pneus grâce aux informations fournies par les capteurs ABS/ESP.

Ce nouveau capteur permettra aussi d’estimer la charge du véhicule. Cette mesure est utile pour savoir si la voiture n’est pas trop chargée ou plus simplement, elle peut être à l’origine d’un message conseillant au conducteur d’adapter la pression de ses pneus (les constructeurs recommandant une pression de gonflage différente selon que le véhicule n’ait que 2 passagers ou 5 passagers avec bagages).

Cette indication de la charge pourra servir dans le futur à optimiser le fonctionnement de l’ABS et de l’ESP, ces systèmes étant calibrés par défaut en faisant l’hypothèse que le véhicule roule avec sa charge maximale.

D’autre part, les constructeurs peuvent aussi envisager d’adapter le taux d’assistance de la direction, la réponse de la pédale d’accélérateur (selon le principe DNA proposé par Alfa Romeo) selon les conditions de charge du véhicule.

La mesure de la charge du véhicule se fait de manière indirecte: les ingénieurs de Continental sont partis du principe que plus le véhicule est chargé, plus la surface de contact entre le pneu et la route augmente. A chaque tour de roue, le capteur enregistre les caractéristiques de roulement du pneu sur la route. En couplant cette information à la pression du pneumatique et aux caractéristiques du pneu, le système est capable de déduire la charge sur chaque pneu en une centaine de mètres.

Il ne manquera dès lors qu’une mesure de la profondeur des rainures pour assurer au conducteur une sécurité optimale. Le pneu est un organe trop souvent négligé dans la sécurité routière au profit de la vitesse. En voiture, il reste pourtant l’unique équipement en contact avec la route, garant de la bonne trajectoire du véhicule et d’un freinage efficace.

Toutefois, cette technologie posera le problème de l’exclusivité de monte des pneus: en montant les capteurs directement dans le pneu, le conducteur pourrait se trouver dans l’obligation de monter toujours la même référence de pneu pour profiter de toutes les fonctionnalités de son véhicule.

Commentaires sur l'article:

xav3294

22 novembre 2016 à 17h26

c'est une technique issue de l'aviation , le pneu d'un A340 pouvant supporter 20 tonnes par mesure de sécurité (Firestone et BF Goodrich) , quand ces pneus ne répondent plus au critères de sécurité de l'aviation , ils sont montés sur des remorques agricoles et donnent entière satisfaction , les remorques agricoles actuelles affichent d'ailleurs la charge transportée , il faut s'attendre à ce que freinage électrique des gros porteurs équipent un jour nos voitures !

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Hier

Bonjour Chevallier, votre commentaire à propos de l'efficacité des systèmes SCR repose sur des données qui sont obsolètes car elles reposent sur les normes Euro 6b. Les SCR ont largement évolué depuis : plus proches du moteur et injecteurs plus performants en particulier. D'autre part, je rappelle que les SCR existent depuis de nombreuses années sur les poids lourds, donc les constructeurs n'ont pas attendus de les implanter dans les lignes d'échappement des automobiles pour découvrir subitement des problèmes de températures, "niant" tous les problèmes comme vous l'affirmez ! Concernant Amminex, si la technologie est prometteuse, elle est identique, dans son concept à de l'Adblue !!! Le SCR consiste à faire réagir du NH3 avec le NOx. La différence dans le cas d'Amminex (ou Faurecia ASDS, c'est selon), c'est que le NH3 est stocké directement à l'état gazeux tandis que dans le cas de l'Adblue, il faut convertir le liquide en gaz puis l'urée en NH3. Soit, mais le NH3 gazeux, il faut le stocker, ne pas le relâcher dans la nature (c'est un gaz toxique) et contrôler le débit dans les gaz d'échappement. Donc, la solution Amminex a aussi ses défauts, mais surtout, comment concevez-vous le changement de cartouche une fois celle-ci vide ? D'ailleurs, il faut un minimum de 2 cartouches (le temps de pouvoir changer la cartouche vide, la réduction des NOx doit impérativement être opérationnelle - donc question encombrement, c'est franchement discutable) et il y a un grand risque d'avoir un nombre incalculable de références de cartouche. Et qui va les changer ? Pensez-vous que tous les constructeurs vont s'entendre sur une seule référence de cartouche ? La manipulation de cartouche NH3 ne peut pas être faite pas n'importe qui (notamment, il est impensable de se retrouver avec des cartouches dans la nature). La technologie Amminex a fait ses preuves sur des flottes de bus, mais vous la survendez allègrement. En l'état, elle ne peut pas être déployée sur des véhicules particuliers : en raison de ses contraintes, probablement de son coût, mais surtout, les systèmes SCR avec AdBlue sont largement compétitifs en terme d'efficacité.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Hier

Bonjour David, le Skyactiv-X est effectivement équipé d'un système EGR et d'un filtre à particules (voir le paragraphe au sujet de l'échappement). Concernant la fréquence plus élevée du changement des bougies pour le Skyactiv-X, elle est surtout due à la présence de l'EGR refroidi par eau (même phénomène pour le Skyactiv-G 2.5 turbo, non commercialisé en Europe) et non au mode de combustion du moteur.

Chevallier à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Hier

Normes Euros 6, entre la poire et le fromage. ….s’agissant des moteurs diesel, dont la critique des systèmes Adblue (injection d’urée dans un catalyseur de réduction des Nox SCR) reste à faire. Les constructeurs automobiles ont mis une chape de plomb sur le manque patent d’efficience et de fiabilité des systèmes d’injection d’Adblue (solution aqueuse (32,5% d’Urée + 67, 5% d’eau distillée) qu’ils ont développés …de l’aveu même des sous-traitants comme Faurecia que le fabrique pour PSA, ne parvenant qu’à réduire seulement 32% des Nox d’un moteur diesel, violant délibérément la norme Euro 6b. Des réservoirs d’Adblue, curieusement sans évent d’arrivée air atmosphérique, ceux de 2015 de 1ère génération, des constructeurs ayant oublié leurs classiques (ce vase d’Eme Mariotte, des années 1660, qui l’avait…) avec des pompes immergées très vite défaillantes, des causes de surcharges, mal identifiées, conduisant aussi à des injecteurs obturés par une Urée assez corrosive, au même titre que la soude caustique, corrodant les aiguilles… Des définitions de composants mal calibrées eu égard à l’endurance qu’en attendaient les automobilistes diésélistes, un plancher de 160 000 Km, sans ennui… Des constructeurs qui ont sous-estimé la stabilité dans le temps de cet Adblue, niant sa décomposition avec la température entre 30-41°C, niant l’évaporation de l’eau de la solution, liée à l’agitation du roulage, faisant croitre dans le temps la viscosité cinématique de cette solution (coagulation partielle des molécules d’Urée)… de même que la cristallisation de celles-ci sous température négative de -11°C, obligeant à installer un réchauffeur dans le réservoir. Des automobilistes abusés, dans la p’urée au regard de cette norme Euro-6b, en vigueur depuis septembre 2015, qui croyaient ne pas polluer l’environnement (Nox) brutalement contraints, sous OBD inquisiteur, aux remplacements forcés de leur Kit Adblue défaillant, souvent à leurs frais, remplacés par de flambants Kits réservoirs-pompes, qui, sans améliorer le petit 32% d’efficience de dépollution, sont en évolution masquée par des constructeurs voulant en améliorer l’endurance, sans se mouiller, sans en informer les propriétaires des véhicules, y ayant fait intégrer, à la hussarde, un mécanisme d’auto-nettoyage qui se manifeste par une nette émission de décibels durant 5 à 6 secondes, à chaque mise à l’arrêt du véhicule... des automobilistes cobayes, alimentant les comptes d’exploitation des Faurecia-Plastic-Omnium & consorts. …Quantité de ceux-là, échaudés, qui, s’ils avaient eu vent de cette galère, auraient reporté leurs achats sur des véhicules à essence, dès 2015. Un Diesegate à l’intérieur de l’autre… que l’on ne veut pas voir ? D’autant plus que cette technologie de l’Adblue est clairement dans l’obsolescence, depuis la prise de contrôle de la startup danoise, Amminex, à 91,5 % par l’équipementier Faurecia au mois de décembre 2016, 5 années déjà... Une startup qui a développé, dans les années 2012, une solution innovante, économique et très performante, venant à bout des 99 % d’émissions d’oxyde d’azote d’un moteur diesel, un procédé de stockage de l’ammoniac sous forme solide, par l’utilisation de sels métalliques de chlorure de Strontium, agissant comme une éponge, stockant de grande quantité d’ammoniac, sous un très faible volume, aisément utilisable à travers un classique catalyseur SCR, pour réduire ces Nox en Azote gazeux et en vapeur d’eau, des gaz inoffensifs pour l’environnement. Un système ASDS (Ammonia Storage and Delivery System), dont on attend fébrilement les Kits de remplacement pour les installer sans difficulté, en lieux et place, puisque beaucoup moins encombrant que leurs aïeux "Kits Adblue" défaillants et obsolètes, l’atmosphère des villes n’en pouvant plus d’attendre… On peut se poser la question si ces 5 années n’ont pas plutôt, chez Faurecia, servi à développer cette catalyse, sans poison, de l’Ammoniac ou l’Hydrazine pour en tirer l’Hydrogène nécessaire à la pile à combustible des futurs véhicules de tourisme, électrifiés... ? Un moyen danois pour d’abord permettre à ces automobilistes, d’amortir l’investissement de leur véhicule diesel sur plus longue période de roulage, sans interdiction d’utilisation… Donner du temps au temps pour qu’ils puissent économiquement passer à l’électrique ensuite…

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