Usure des pneumatiques: un contrôle régulier indispensable

Usure des pneumatiques: un contrôle régulier indispensable

Guillaume Darding - 14 avril 2014

Les pneumatiques sont des organes fondamentaux concernant la tenue de route d'une automobile. Parce qu'ils sont les seuls composants du véhicule en contact avec la route, il convient de vérifier régulièrement leur état pour s'assurer d'un fonctionnement optimal.

Le premier facteur à vérifier concerne bien évidemment l'usure du pneumatique. Il convient de vérifier régulièrement la hauteur de la bande de roulement sur les quatre pneumatiques. Si la législation impose une hauteur minimale de 1,6mm (matérialisée par le témoin d'usure), il est couramment admis qu'en-dessous de 3mm, les caractéristiques du pneumatique se dégradent sensiblement.

Concrètement, l'adhérence se dégrade et la motricité est amoindrie. S'il est parfois difficile de constater une différence en conduite normale (chaussée sèche), la conduite peut s'avérer vite délicate sur chaussée mouillée et en situation d'urgence. Enfin, les distances de freinage s'allongent avec un pneumatique usé. Si 5 mètres supplémentaires ne semblent pas représenter une grand écart, c'est ce qui peut faire la différence entre s'arrêter avant un passage à piétons et renverser un piéton engagé sur ce passage.

Pour vérifier l'usure d'un pneu, un simple contrôle visuel par rapport aux témoins d'usure est généralement suffisant lors de l'examen de la pression des pneus: idéalement, ce dernier devrait être effectué au minimum une fois par mois.

Pour une vérification plus approfondie, il peut être utile d'utiliser un pied à coulisse pour quantifier avec précision la hauteur de la bande de roulement. Les 4 pneus doivent être contrôlés dans la mesure où l'un deux pourrait souffrir d'une usure prématurée. D'autre part, une usure inégale entre 2 pneumatiques d'un même essieu ou sur la largeur d'un pneumatique est un signe qu'un réglage de la géométrie est nécessaire. 

Au moindre doute, il ne faut pas hésiter à faire vérifier ses pneus par un spécialiste et envisager un remplacement des pneus: les 2 pneus d'un même essieu doivent impérativement être changés en même temps.

Crédit photo: Michelin

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Technique: moteurs électriques»

Hier

Bonjour Mutantape, merci pour votre complément d'information. Je me permets de vous indiquer que l'expression moteur à induction est effectivement d'origine anglaise. Elle n'est peut-être pas la plus appropriée, mais elle ne me semble, en aucun cas, inappropriée. Cette expression est, en effet, reprise dans des documents scientifiques et des thèses, par exemple. De plus, cette expression est utilisée par Tesla dans sa documentation. Tesla étant le principal utilisateur de ce type de moteur, il est naturel d'utiliser ce terme plutôt que celui de moteur asynchrone (tout en sachant que cette expression est aussi usitée dans l'article).

Mutantape à propos de l'article «Technique: moteurs électriques»

Hier

Le terme "moteur à induction" me parait une traduction directe de l'anglais, inappropriée en français, où l'on parle plutôt de moteur asynchrone. Concernant le moteur synchrone à rotor bobiné cette fois, autres avantages non cités : possibilité de piloter le cosinus phi à volonté en agisssant sur le courant rotor et de maintenir un bon rendement sur une plus large plage. Possibilté de couper l'aimantation rotor pour se servir des bobinages du stator comme filtres à la recharge. Probablement une des raisons pour laquelle la Zoe est quasiment la seule à pouvoir tirer 22 kW sur les bornes accélérées. Moins dangereux en maintenance que des aimants permanents puissants. Pas besoin de de défluxage pour la récupération à haut régime, pas de risque de désaimantation. A noter que les balais travaillent sur des bagues lisses, n'ont pas à rompre de circuit inductif (l'alimentation du rotor est constante en fonctionnement), et la puissance du moteur ne passe pas par eux, elle est au stator. Leur usure est donc très faible par rapport à ceux d'un moteur à courant continu.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur: 2.0l diesel Mercedes OM 654»

Hier

Bonjour Fabrice, concernant le 300d, il compte normalement 2 turbocompresseurs : 1 "gros" à géométrie variable et un "petit" à géométrie fixe (ce dernier étant là pour apporter du couple dès les plus bas régimes). Au niveau des systèmes de dépollution, il y a bien 2 EGR (1 haute pression et 1 basse pression). En revanche, sauf erreur de ma part, il n'y a qu'un filtre à particules. Le système de dépollution est ainsi décomposé en partant du turbo : - 1 DOC - 1 injecteur d'AdBlue + mixeur - 1 filtre à particules (intégrant un revêtement pour les réactions SCR pour réduire les NOx) - 1 SCR (pour réduire les émissions de NOx) En tant que taxi, je peux estimer que vous avez certes beaucoup de petits trajets, mais votre véhicule étant beaucoup en fonction, le moteur a suffisamment de temps pour lancer des régénérations actives du filtre. Quant à l'encrassement de l'EGR, il est principalement dû à l'accumulation des démarrages à froid et de courts trajets (le moteur n'a jamais le temps de monter en température), ce qui ne devrait pas être votre cas, en tout cas, pas systématiquement. Si tel était tout de même votre cas, je vous recommande de faire régulièrement (1 fois par semaine environ), un trajet type autoroutier / voies rapides pendant 30 minutes. Enfin, on peut aussi penser à effectuer un décalaminage (tous les 6 mois à un an) du moteur : il semblerait que cette technique offre de bons résultats pour préserver son moteur (à ma connaissance, quelques flottes de véhicules testent le bien-fondé / l'efficacité de cette technologie). Je parle au conditionnel car je manque de recul sur ce type de prestation.

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