11 millions de moteurs Škoda

11 millions de moteurs Škoda

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 09 juillet 2013

Depuis 1899, Skoda fabrique des moteurs, d’abord pour les motos, puis pour les voitures. En 114 ans, la marque tchèque aura assemblé 11 millions de moteurs.

L’histoire a commencée en 1899 à Mladà Boleslav, actuel siège social de Skoda. Deux variantes de monocylindres animaient les motos Laurin & Klement, entreprise qui deviendra plus tard propriété de Skoda. En 1905, les deux associés commencent la fabrication de moteurs automobiles: un bicylindres de 1,1l de cylindrée refroidi par eau produisant 7 chevaux. Ce moteur équipait alors la Voiturette A, première voiture produite par le constructeur tchèque.

La société élargit ses compétences au début des années 1900 en produisant le premier moteur 8 cylindres en 1908. En 1924, Laurin & Klement produisent aussi des moteurs de camion et des moteurs d’avion. En 1925, Skoda Works, alors spécialisée dans l’armement, souhaite se diversifier et acquiert l’entreprise fondée par Laurin et Klement alors en difficulté suite, notamment, à un incendie.

Sous l’enseigne Skoda, le développement et la fabrication de moteurs resteront un axe de développement majeur de la société. Les moteurs Skoda s’illustreront notamment lors des Mille Miglia ou au rallye de Monte Carlo dans les années 30.

Durant la seconde guerre mondiale et les années suivantes, la marque tchèque connaîtra un net recul de ses activités. L’usine a été complètement détruite par les Force Alliées en avril 1945 avant d’être reconstruite quelques mois plus tard pour être sous le régime d’économie planifiée.

Toutefois, en 1964, Skoda marque les esprits avec la 1000 MB avec son moteur de 1,0l de 44 chevaux monté à l’arrière, dont le bloc est en aluminium. Skoda revient à une architecture plus classique (moteur monté à l’avant) en 1987.

En 1991, après une âpre compétition avec Renault qui souhaitait alors fabriquer la Twingo en République tchèque, Skoda est finalement intégré au groupe Volkswagen. Il faudra attendre jusqu’en 1997 pour que le constructeur tchèque fabrique le premier moteur destiné à fournir VAG: il s’agit du moteur 1l essence de 55 chevaux équipant notamment la Polo.

Les capacités de fabrication de moteur se sont progressivement développées au cours des années 2000. Actuellement, la production occupe 3.600 employés qui fabriquent près de 4.400 unités par jour. Il s’agit de 1,2l TSI (ancienne et nouvelle génération – EA111 et EA211) et du 1,4l TSI (EA211) de dernière génération.

Skoda et VAG n’entendent pas s’arrêter là: un centre de développement moteur va bientôt voir le jour à Cesana, non loin de Mladà Boleslav représentant un investissement de 34 millions d’euros, confirmant la pérennité de Skoda en tant qu’acteur important dans le développement et la fourniture de moteurs.

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 1 heure

Bonjour pjmdur, dans le cas d'un hybride, le mode de calcul pour calculer les émissions de CO2 selon le cycle WLTP revient à mesurer les émissions du moteur selon les différents modes de fonctionnement (cas où le niveau de charge de la batterie est maintenu et cas où le moteur électrique est utilisé jusqu'à l'épuisement de la batterie). En fonction de l'autonomie du véhicule électrique, les émissions mesurées dans le cas où le moteur est sollicité (maintien de la charge de la batterie) sont pondérées. La courbe est indicative et montre que plus le véhicule a une forte autonomie en mode électrique, plus le facteur de pondération sera important (par conséquent, les émissions de CO2 seront plus faibles). En réalité, le calcul est beaucoup plus complexe car la courbe varie sensiblement selon les phases de conduite du cycle d'homologation. Ces courbes sont censée être représentatives du taux d'utilisation du véhicule électrique en mode électrique et se basent sur des études statistiques. Au final, les émissions de CO2 déclarées n'ont absolument rien à voir avec ce que le moteur émettra lorsque la batterie est vide et la seule manière d'approcher les émissions officielles, c'est de rouler une grande partie du temps en mode électrique !

pjmdur à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 6 heures

Bonjour Guillaume, Un premier test en vrai grandeur d'un utilisateur du 3008 II Hybride 4 donne 5,6l sur 1000km, ce qui est plutôt correct pour un véhicule essence 4X4 de cette puissance. Mais c'est 3 fois environ le chiffre mixte WLTP annoncé.. D'autres tests de journalistes qui ont avoué n'être pas vraiment représentatifs car routes sinueuses parcourues d'une façon sportive, ont donné environ 7L. je me demande sérieusement comment sont réalisés les tests WLTP pour un véhicule Hybride/Plugin? J'avoue ne pas avoir compris la courbe %/autonomie batterie.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 11 heures

Bonjour Scotch et merci pour vos encouragements ! Concernant le taux de compression, c'est une donnée très importante dans la conception d'un moteur et le taux de compression effectif (du au retard de la fermeture des soupapes à l'admission) n'en est qu'une conséquence. Le fait d'avoir un taux de compression élevé vous donne la possibilité de basculer vers des modes de fonctionnement permettant la réduction des pertes par pompage (le cycle Atkinson comme vous l'évoquez, par exemple). Si, dans une conception moteur, on part avec un taux de compression faible, il n'y aura que peu de marge de manoeuvre sur ce critère-là. La charge moteur est gérée, autant que faire se peut, par le taux d'EGR (interne et externe) et la quantité de carburant injecté, le compresseur vient en renfort pour assurer un bon remplissage des cylindres et le papillon reste ouvert au maximum : c'est le mode de fonctionnement privilégié dans la zone SPCCI. En dehors de cette zone, le papillon va moduler la quantité d'air admise. Considérant que le moteur fonctionne en mode "classique" principalement à haut régime et/ou à forte charge, on peut en déduire que le papillon reste de toute façon assez largement ouvert et que les pertes induites par cet organe restent limitées. Le compresseur est débrayable car au-delà d'un certain régime moteur, il consomme beaucoup de puissance moteur (le compresseur est entraîné par le vilebrequin) et il est donc préférable de le désactiver. L'embrayage n'est donc pas utilisé pour moduler la pression de suralimentation.

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