Changement de cap à la direction de PSA

Changement de cap à la direction de PSA

Guillaume Darding - 27 novembre 2013

La rumeur courait depuis quelques jours, la nouvelle est désormais officielle: Carlos Tavares intègrera au 1er janvier 2014 le Directoire de PSA. Plus tard dans l'année, il remplacera l'actuel PDG du groupe, Philippe Varin. Le nouveau président aura la mission délicate de procurer un avenir serein au groupe français, malmené depuis plusieurs mois.

Limogé de son poste de n°2 en août dernier de l'Alliance Renault-Nissan après des déclarations déplacées au sujet de son avenir (le dirigeant exprimait ses ambitions de diriger General Motors), il ne faisait aucun doute que Carlos Tavarès avait une idée derrière la tête. Cette idée se concrétise désormais: il sera dans quelques mois le nouveau PDG du groupe PSA.

Malgré des résultats inquiétants sur le plan économique, Philippe Varin aura tenu 5 ans à la tête du groupe français. Certes, le PDG aura exercé ses fonctions dans un contexte de crise en Europe, alors que le groupe vend 58% de sa production sur ce continent. Pourtant, Philippe Varin a pu profiter des chantiers initiés par son prédécesseur, Christian Streiff. Ce dernier a en effet initié la gamme DS et l'étude des véhicules hybrides diesel.

Philippe Varin - PSA

Fin du partenariat avec BMW, alliance ratée avec Mitsubishi, fermeture de l'usine d'Aulnay: autant d'événements qui ne feront que fragiliser plus encore la position de l'actuel PDG. La prise de participation à hauteur de 7% de la part de General Motors sèmera le trouble. Officiellement, ce rapprochement devait permettre de rationaliser les achats de composants et la conception de plateformes entre les marques du groupe en Europe (Citroën, Opel, Peugeot).

Propulsé à la tête de PSA, Carlos Tavares aura la lourde responsabilité de définir le futur du groupe. La première priorité sera de trouver des investisseurs. Dongfeng, actuel partenaire de PSA en Chine, sera très probablement un de ceux-là. Il faudra entretemps définir clairement le rôle de GM au sein de PSA: faut-il continuer les projets de plateformes et moteurs communs?

Citroën Hybrid Air

Ensuite, il faudra lancer rapidement le développement des véhicules et des moteurs futurs. A l'heure actuelle, PSA ne propose pas de véhicule hybride rechargeable et la commercialisation de véhicules électriques sera stoppée à la fin de carrière du duo C0/iOn du fait de la fin de la collaboration avec Mitsubishi. Seul le projet Hybrid Air semble suffisamment avancé.

La tâche ne devrait pas être insurmontable: Volvo (racheté par le constructeur chinois Geely) a bien négocié sa séparation avec le groupe Ford et vient de lancer sa nouvelle génération de moteurs essence et diesel ainsi qu'une nouvelle génération d'hybride rechargeable (V60 Plug-in Hybrid), seulement 3 ans après son rachat.

De par son expérience au sein de l'Alliance Renault-Nissan, Carlos Tavares est un fin connaisseur du monde automobile, tant du côté de la conception que de la stratégie produit. Il est aussi fervent amateur de sport automobile. Il ne faudra peut-être pas espérer un retour aux 24h du Mans, mais les courses automobiles devraient garder une place de choix dans la stratégie de développement du groupe à l'échelle mondiale, à commencer par l'engagement de Citröen en WTCC avec la paire de pilotes Yvan Muller / Sébastien Loeb.

Citroën C-Elysée WTCC

Crédit image: Renault, PSA

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Ford 1.0l Ecoboost: sur deux ou trois cylindres»

Hier

Bonjour Adrien, les évolutions restent mineures dans l'ensemble entre un moteur flexifuel et un moteur non flexifuel, le principal étant le changement de matière des sièges de soupapes. Je n'en ai pas la confirmation, mais il semblerait que les injecteurs aient aussi évolué pour permettre des débits supérieurs (ce qui est utile dans le cas de l'E85 puisqu'il faut injecter plus de carburant). Une reprogrammation peut être source de problème... si elle est mal faite : par exemple, si le reprogrammateur "s'amuse" à vouloir augmenter le débit des injecteurs plutôt que d'allonger le temps d'injection pour injecter du carburant lorsque le réservoir est rempli de superéthanol. Si les injecteurs ne sont pas capables de fonctionner avec le débit demandé, alors le mélange à l'intérieur du cylindre sera trop pauvre et néfaste pour la fiabilité du moteur (et les émissions). Pour un reprogrammateur qui maîtrise son sujet (avec une bonne connaissance des particularités de l'E85 et du moteur qu'on souhaite convertir), il n'y a pas de crainte à avoir.

Adrien67 à propos de l'article «Ford 1.0l Ecoboost: sur deux ou trois cylindres»

Il y a 3 jours

Bonsoir Guillaume, Aurais tu des informations concernant la compatibilité E85 des derniers blocs MHEV 125/155 chevaux non badgés Flexifuel ? Est ce que les blocs sont identiques (sièges de soupapes ? Injecteurs) et une reprogrammation peut elle être source de problème pour le passage à l'éthanol ? Merci d'avance

pbcat à propos de l'article «Présentation moteur: Peugeot 1.2l Puretech turbo»

Il y a 8 jours

Bonjour. Moteur 1.2L ,3 cylindres, 82 cv sur 2008 de 2014 (75000 km) j'ai fait le choix de ne pas changer la courroie de distribution car il semblerait que seuls les 110 et 130 cv soient affectés. Au moment de l'achat il était préconisé 10 ans ou 180000 Km. Bon véhicule sobre, seule ombre au tableau, les à-coups en première qui sont vraiment pénibles

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