Continental présente son nouveau pneu « électrique »

Continental présente son nouveau pneu « électrique »

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 09 janvier 2012

Les véhicules électriques arrivent peu à peu sur nos routes. Ils ne représentent peut-être aujourd’hui qu’une partie infime des ventes de véhicules neufs, ils sont pourtant nécessairement amenés à se développer dans les années futures. Dans cette optique, Continental a présenté un nouveau pneu dédiés aux VE: le Conti.eContact.

Les véhicules électriques ont des contraintes différentes de ses confrères à moteur thermique. On peut noter par exemple une accéleration plus franche au démarrage. De par leur faible autonomie sont aussi recommandés pour la ville, lieu où on recherche à réduire le bruit au maximum.

Dans ce cadre-là, Continental propose un pneu dédié aux véhicules propulsés au moyen d’un moteur électrique. Ces pneus spécifiques auront une largeur réduite par rapport à un pneu traditionnel. Ainsi, la marque entend remplacer un pneu traditionnel de 205/55 R16 par un pneu de 195/55 R20! Un choix assez surprenant qui ne va pas dans le sens de la réduction des masses en mouvement. Les premières tailles disponibles seront bien plus petites (125/80 R13 et 145/40 R13).

Autre différence: le flanc des pneus est plus souple afin de mieux s’accorder aux déformations de la routes. Outre un meilleur confort et une réduction du bruit, Continental cherche surtout à optimiser le contact du pneu avec la route et à minimiser les pertes d’énergie dues au sautillement de la roue. La précision de conduite à haute vitesse est détériorée à haute vitesse, mais un véhicule électrique n’est pas apte à atteindre 200 km/h sur les autoroutes allemandes.

Enfin, les pneus spéciaux pour véhicule électrique de Continental ont des petits pavés très rapprochés. Cette architecture de pneu permet de réduire sensiblement le bruit et la résistance au roulement grâce au profil plus « rond ». Grâce à ces petites lamelles (le rapprochant de la géométrie d’un pneu hiver) et malgré une gomme à priori dure, les pneus pour véhicule électrique devraient garder de bonnes performances sur sol mouillé par rapport à un pneu traditionnel.

Continental anticipe un volume de ventes de l’ordre de 2.8 millions de véhicules électriques en 2020. Face aux 70 millions de véhicules vendus en 2010, Continental estime donc que les véhicules électriques représenteront 4% des ventes totales: le moteur thermique a donc encore quelques belles années devant lui.

Commentaires sur l'article:

xav3294

22 novembre 2016 à 17h12

la Scénic 4 dispose aussi de pneus en 20 pouces , après pourquoi pas des pneus produisant de l'électricité en récupérant la forte énergie inhérente au roulement et à la production de chaleur , il me semble que Goodyear y travaille sérieusement !
Guillaume Darding [administrateur]

23 novembre 2016 à 11h33

Le Scénic 4 est effectivement ainsi chaussé. Dans le cas du monospace, il s'agit surtout d'une question d'esthétique (pour bien remplir les passages de roues) et de coût (il n'y a qu'une seule taille disponible quelle que soit la motorisation du véhicule).

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 2 heures

Bonjour pjmdur, dans le cas d'un hybride, le mode de calcul pour calculer les émissions de CO2 selon le cycle WLTP revient à mesurer les émissions du moteur selon les différents modes de fonctionnement (cas où le niveau de charge de la batterie est maintenu et cas où le moteur électrique est utilisé jusqu'à l'épuisement de la batterie). En fonction de l'autonomie du véhicule électrique, les émissions mesurées dans le cas où le moteur est sollicité (maintien de la charge de la batterie) sont pondérées. La courbe est indicative et montre que plus le véhicule a une forte autonomie en mode électrique, plus le facteur de pondération sera important (par conséquent, les émissions de CO2 seront plus faibles). En réalité, le calcul est beaucoup plus complexe car la courbe varie sensiblement selon les phases de conduite du cycle d'homologation. Ces courbes sont censée être représentatives du taux d'utilisation du véhicule électrique en mode électrique et se basent sur des études statistiques. Au final, les émissions de CO2 déclarées n'ont absolument rien à voir avec ce que le moteur émettra lorsque la batterie est vide et la seule manière d'approcher les émissions officielles, c'est de rouler une grande partie du temps en mode électrique !

pjmdur à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 7 heures

Bonjour Guillaume, Un premier test en vrai grandeur d'un utilisateur du 3008 II Hybride 4 donne 5,6l sur 1000km, ce qui est plutôt correct pour un véhicule essence 4X4 de cette puissance. Mais c'est 3 fois environ le chiffre mixte WLTP annoncé.. D'autres tests de journalistes qui ont avoué n'être pas vraiment représentatifs car routes sinueuses parcourues d'une façon sportive, ont donné environ 7L. je me demande sérieusement comment sont réalisés les tests WLTP pour un véhicule Hybride/Plugin? J'avoue ne pas avoir compris la courbe %/autonomie batterie.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 12 heures

Bonjour Scotch et merci pour vos encouragements ! Concernant le taux de compression, c'est une donnée très importante dans la conception d'un moteur et le taux de compression effectif (du au retard de la fermeture des soupapes à l'admission) n'en est qu'une conséquence. Le fait d'avoir un taux de compression élevé vous donne la possibilité de basculer vers des modes de fonctionnement permettant la réduction des pertes par pompage (le cycle Atkinson comme vous l'évoquez, par exemple). Si, dans une conception moteur, on part avec un taux de compression faible, il n'y aura que peu de marge de manoeuvre sur ce critère-là. La charge moteur est gérée, autant que faire se peut, par le taux d'EGR (interne et externe) et la quantité de carburant injecté, le compresseur vient en renfort pour assurer un bon remplissage des cylindres et le papillon reste ouvert au maximum : c'est le mode de fonctionnement privilégié dans la zone SPCCI. En dehors de cette zone, le papillon va moduler la quantité d'air admise. Considérant que le moteur fonctionne en mode "classique" principalement à haut régime et/ou à forte charge, on peut en déduire que le papillon reste de toute façon assez largement ouvert et que les pertes induites par cet organe restent limitées. Le compresseur est débrayable car au-delà d'un certain régime moteur, il consomme beaucoup de puissance moteur (le compresseur est entraîné par le vilebrequin) et il est donc préférable de le désactiver. L'embrayage n'est donc pas utilisé pour moduler la pression de suralimentation.

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