Mini Coupé et Roadster: un petit tour et puis s'en vont

Mini Coupé et Roadster: un petit tour et puis s'en vont

Guillaume Darding - 13 février 2015

Après seulement 3 ans de carrière, les Mini Coupé et Roadster disparaissent du catalogue pour faire place à la demande croissante pour les nouvelles Mini 3 portes et Mini 5 portes.

La recette consistant à multiplier le nombre de modèles dans la gamme n'aura donc pas fonctionné pour le constructeur anglais. Pourtant, la formule est bien éprouvée par la maison mère BMW. Rien qu'au niveau de la Série 3, par exemple, la gamme compte 8 variantes: Série 3 berline, Série 3 Touring, Série 3 Gran Turismo, Série 4 Coupé, Série 4 Cabriolet, Série 4 Gran Coupé, X3, X4.

La carrière commerciale de la Mini Coupé avait débuté fin 2011 (à l'occasion du salon de Francfort), tandis que celle du Roadster commença quelques mois plus tard, en janvier 2012, à l'occasion du salon de Détroit. Toutes deux basées sur la Mini Cabriolet, elles s'affranchissaient des places arrière pour offrir un peu plus de coffre tout en s'appuyant sur un style plus dynamique.

Mini Coupé - vue arrière

Avec l'arrivée de la Mini 5 portes, l'usine d'Oxford n'est plus capable de répondre à la demande et le constructeur anglais fait déjà fabriquer la nouvelle Mini sous licence aux Pays-Bas.

La Mini 5 portes et la Mini 3 portes sont fabriquées à partir d'une plateforme commune avec BMW (plateforme UKL utilisé par la Série 2 Active Tourer), tandis que l'actuelle Mini Cabriolet utilise toujours l'ancienne plateforme. Cette dernière est en toute fin de carrière (remplacement en 2015) et le modèle qui la remplacera utilisera naturellement la plateforme UKL.

Or, vu la jeunesse du Coupé et du Roadster, il n'était pas question de développer des nouveaux modèles qui auraient été bâtis sur cette nouvelle plateforme, sauf si ces deux modèles avaient été un franc succès. Dès lors, le sort des Mini Coupé et Roadster était scellé: il est impensable de mobiliser une ligne de production dédiée à des modèles à faible volume de production.

Mini Roadster - profil

Ces deux modèles n'auront pas attiré les foules en Europe avec 6.500 exemplaires vendus (Coupé + Roadster) en 2013. Le Clubman (7.500), tout comme le Paceman (8.200) n'ont eu guère plus de succès. A contrario, le Paceman (42.200 ventes) et la Mini classique (78.000 exemplaires vendus) ont assuré la majeure partie des ventes.

Aux USA, le bilan est un peu meilleur concernant le Coupé et le Roadster avec 5.300 ventes, 3.300 ventes pour le Paceman, 5.200 pour le Clubman, 21.300 Countryman et 31.400 Mini (classique et cabriolet).

Malgré un physique particulier, les Coupé et Roadster sont  rapidement tombés dans l'oubli. Sur le plan technique, le Coupé et la Mini classique avaient une masse similaire, bien que le Coupé était dépourvu de la banquette arrière. Dès lors, les deux modèles ne comptaient vraiment que sur leur style pour s'imposer: pari vraisemblablememt perdu pour ces modèles qui ne connaîtront pas de descendance.

Mini Paceman - vue de trois quart avant

Lorsque le Countryman sera renouvelé à l'horizon 2016/2017, le Paceman, dont le niveau des ventes reste faible, pourrait survivre: les deux SUV de la marque ne sont pas fabriqués dans l'usine d'Oxford (Angleterre), mais par Magna Steyr à Graz. L'usine autrichienne est plus à même à s'adapter à des petits volumes de production.

Le Clubman, lui aussi touché par un faible volume de ventes, sera quant à lui renouvelé. Toutefois, la philosophie du modèle devrait notablement évoluer pour, d'une part, s'adresser à un plus large public et d'autre part, ne pas empiéter sur les ventes de la Mini 5 portes.

Commentaire:

Nom d'utilisateur:

Adresse mail (non visible):

Site internet (optionnel):

Quelle est la forme géométrique du logo utilisé par Renault?

Réseaux sociaux
Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur: Ford 1.5l et 1.6l Ecoboost»

Il y a 3 jours

Bonjour Claude, je comprends vos craintes et votre décision avec pareil défaut ! Il est surprenant que le vendeur vous ait présenté le véhicule ainsi... Concernant le DIG-T 163 ch, c'est un moteur développé par Nissan qui a plutôt bonne presse en matière de fiabilité. Le 1.8 l en est effectivement dérivé (mais ce n'est pas vraiment une évolution, il s'agit plutôt d'une version développée par Renault Sport pour motoriser la Mégane R.S. ainsi que l'Alpine A110. Une version dégonflée a été développée en parallèle sur Talisman et Espace).

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 3 jours

Bonjour Sorin, merci beaucoup pour votre retour d'expérience et le partage de vos données !

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur: Volkswagen 1.5l TSI»

Il y a 3 jours

Bonjour alexlef, il ne peut pas s'agir de l'ajout d'une wastegate pour la bonne raison que le turbo a déjà une wastegate (c'est un organe vital du turbo) électrique. La nouvelle référence conserve bien sûr le FàP et la courroie de distribution. L'évolution DPCA est essentiellement là pour que le moteur soit conforme aux normes Euro 6d et il n'y a donc pas de changements majeurs par rapport à son prédécesseur DADA. L'évolution la plus marquante, à ma connaissance, concerne la culasse qui a sûrement été revue pour supporter des températures un peu plus élevées.

© Guillaume Darding

Mentions légales