Nissan Pulsar: retour aux berlines

Nissan Pulsar: retour aux berlines

Guillaume Darding - 26 mai 2014

Depuis 2007, Nissan boude le segment des berlines. La marque japonaise a alors revu sa gamme, avec succès, autour des crossovers tels que le Qashqai (qui entre dans sa deuxième génération) et le Juke (qui a récemment bénéficié d'un restylage).

Une stratégie couronnée de succès

Lorsqu'en 2006, Nissan décida de se retirer du marché des berlines, le constructeur était dans une passe difficile avec des ventes en baisse constante jusqu'à descendre sous la barre des 300.000 véhicules et des 2% de part de marché.

Huit ans plus tard, la situation est toute autre. Nissan a pris le risque de remplacer trois véhicules (Almera, Almera Tino, Primera) par un crossover, le Qashqai. Pari réussi avec le lancement un peu plus tard du Juke: malgré la crise qui a touché l'industrie automobile, Nissan a traversé cette période en augmentant continuellement ses ventes pour se stabiliser en 2013 à plus de 420.000 véhicules et 3.4% de part de marché.

Ventes VP Nissan Europe

Malgré ces perspectives positives, Nissan a l'ambition d'être le premier constructeur asiatique sur le continent européen d'ici à 2016. Il se doit donc de dépasser Toyota (518.000 ventes en 2013) et se méfier de l'ascension de Hyundai (423.000 ventes) et de Kia (338.000 ventes).

Pour réaliser cet objectif, Nissan se doit de proposer une gamme complète. C'est dans ce cadre-là que Nissan commercialisera d'ici fin 2014 la Nissan Pulsar. Il s'agit d'une berline compacte s'inscrivant dans le segment des Volkswagen Golf, Renault Mégane et autres Peugeot 308.

Nissan Pulsar - habitacle

Avec la Pulsar, Nissan ne sera peut-être pas en mesure de bousculer les références établies. Le constructeur pourra toutefois compter sur une proposition décalée, au service de l'habitabilité, tout en surfant sur le succès de ses crossovers, pour réaliser des volumes de ventes satisfaisants.

Carrosserie

La Pulsar se veut l'une des plus spacieuses de sa catégorie, si ce n'est la plus spacieuse. Elle repose sur un empattement de 2,7m, le plus grand de la catégorie qu'elle partage avec la Mazda 3, ceux de la Golf et de la Mégane atteignant 2,64m.

Nissan Pulsar - coffre

Avec 4,39m de long, la Pulsar adopte, à 1cm près, la longueur du Qashqai (ce dernier reposant sur un empattement plus court de près de 5cm). Elle n'est pourtant pas la plus longue de sa catégorie (la Mazda 3 atteint 4,47m notamment). La Golf VII lui rend 13 centimètres.

Nissan Pulsar - planche de bord

Si elle ne reprend aucun élément de carrosserie de la Tiida, berline compacte dévoilée au salon de Shanghai en 2011, la Pulsar en reprend les dessous, tout comme les vitrages et la planche de bord.

Néanmoins, la Pulsar met en exergue un développement spécifique, pensé pour le marché européen. Cette démarche s'applique du style extérieur aux moteurs en passant par la qualité de la finition, la technologie embarquée et le réglage des suspensions.

Nissan Pulsar - vue de face

Style extérieur

La berline compacte de Nissan est immédiatement identifiable comme étant un modèle de la gamme Nissan. Elle reprend de nombreux codes déjà utilisés par le Qashqai, de par sa calandre chromée en forme de V, la signature des feux de jours qui prennent la forme de boomerangs et le style des feux arrière.

Nissan Pulsar - vue de trois quart arrière

Son capot clairement nervuré dans le prolongement de la calandre ainsi que les plis de carrosseries latéraux confèrent à la berline une allure relativement dynamique, sans pour autant être emprunt de sportivité. Nissan semble avoir retenu les erreurs du passé en évitant un style placide et trop passe-partout.

Moteurs

La Pulsar comptera sur 2 motorisations, toutes deux empruntées au nouveau Qashqai. En essence, la Pulsar compte sur le 4 cylindres 1.2l DIG-T, un moteur essence turbo de 115 chevaux et 190 Nm de couple. Début 2015, elle sera par ailleurs proposé dans une déclinaison plus puissance grâce au 1,6l DIG-T de 190 chevaux, une mécanique bien connue du Juke.

En diesel, l'offre repose sur un moteur Renault, à savoir le 1.5l dCi Energy de 110 chevaux.

Nissan Pulsar - moteur diesel 1.5l dci energy

Production

La Pulsar sera fabriquée en Espagne, au sein de l'usine de Barcelone. Cette usine produit principalement des utilitaires et des pick-ups.

Nissan Pulsar - production en Espagne à Barcelone

Commentaires sur l'article:

xav3294

23 septembre 2016 à 20h37

il ne lui manque que le R9M ! sinon j'aurai bien aimé que la Mégane 4 soit identique à cette Pulsar ,surtout pour le coté spacieux , à surveiller la nouvelle Civic 2017 avec ses 4.5 m de long ,1.42 de haut et spacieuse quand meme !
Guillaume Darding [administrateur]

23 septembre 2016 à 22h40

Ah la Civic... il est quand même très décevant qu'elle perde les Magic Seats! Espérons que le constructeur japonais en ait profité pour augmenter la taille du réservoir d'essence.

Commentaire:

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Commentaires
Karim78 à propos de l'article «Dossier: fonctionnement de la climatisation»

Il y a 10 heures

Je prend note de vos précieux conseils. Cela semble logique après tout mais je vérifierai avec un 2ème mécano sait-on jamais. Merci encore Guillaume !

thierryb à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Merci, c'est très clair

Guillaume Darding à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Bonjour Thierry, merci beaucoup pour tes encouragements ! Concernant la vitesse de 100 km/h, il n'y a pas de raison d'être pénalisé à rouler plus vite puisque la consommation n'est pas décompté pendant cette phase. Peut-être y-t-il un risque (je pense assez peu signifiant) d'être pénalisé si on considère que la marge d'erreur des appareils de mesure est plus grande à haute vitesse. Cette phase a vitesse constante a pour but unique d'accelérer le test de toute façon. Mis à part à avoir accès au dossier d'homologation, il n'est pas possible de connaître la vitesse utilisée par le constructeur. Concernant la consommation, la tension et l'intensité de la batterie sont mesurées en continu lors des tests (soit par un appareil de mesure externe, soit directement par le système de gestion de la batterie, si le constructeur démontre qu'il est suffisamment précis). Par la suite, il suffit de relever la tension et l'intensité moyenne durant les segments dynamiques pour en déduire la consommation. Concernant la puissance de charge, elle n'est pas clairement définie à ma connaissance, mais la charge doit utiliser le chargeur embarqué du véhicule (convertissant le courant alternatif de la source en courant continu) et se faire à vitesse "normale" (logiquement avec une intensité de 16A, soit l'équivalent d'une puissance de 3,7 kW). Concernant la fin du test, il s'arrête lorsque le véhicule tombe en panne (et non aux 0% réels de la batterie, sinon, il y a de grandes chances qu'elle soit endommagée dans le processus). Les tests se font systématiquement en laboratoire : il n'y a donc pas d'incidence due aux variations des conditions météorologiques. En espérant avoir répondu à l'ensemble de tes questions !

© Guillaume Darding

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