Opel utilise l'impression 3D en production

Opel utilise l'impression 3D en production

Guillaume Darding - 27 août 2014

S'il n'est pas question d'utiliser des imprimantes 3D pour produire des pièces en série (essentiellement pour des questions de temps d'impression très longs par rapport aux processus existants), ces dernières peuvent toutefois être un atout pour réaliser des outillages de production. Opel utilise ce procédé de plus en plus fréquemment au sein de ses usines.

Les outillages réalisés à partir d'une imprimantes 3D sont en effet déjà utilisés sur les lignes d'assemblage de l'Adam, la Cascada et l'Insignia. Dans le cas de l'Adam Rocks (version dérivée de la citadine du même nom, elle consiste en l'ajout d'un toit en toile et d'éléments esthétiques visant à lui donner une allure de baroudeur), ce ne sont pas moins de 40 guides d'assemblage imprimés en 3D qui sont utilisés au sein de l'usine d'Eisenach (Allemagne).

Cela concerne notamment le gabarit d'assemblage pour apposer le logo Adam sur la vitre arrière du véhicule, tout comme les guides pour ajuster avec précision la position du parebrise. D'autre part, l'application des éléments chromés sur le côté de l'Adam est facilitée grâce à des guides d'insertion imprimés en 3D.

Opel Adam Rocks - guide d'assemblage imprimé en 3D pour le logo

Les gabarits d'assemblage sont réalisés en plastique. Au passage dans l'imprimante, le plastique est chauffé pour être fondu et les formes sont réalisées par l'empilement de couches successives de plastique de 0,25mm d'épaisseur. Un matériau de remplissage vient combler les espaces creux et étayer les parties en saillie. Lorsque le plastique durcit, la pièce est passée dans une sorte de lave-vaisselle pour enlever le matériau de support.

Ce type de technologie permet une grande liberté dans la forme des pièces, la limitation principale étant l'encombrement de ces dernières. Toutefois, les pièces imprimées en 3D peuvent être assemblées en utilisant diverses techniques (perçage, vissage, collage, etc). Cela permet donc de réaliser des grandes pièces à partir de plusieurs petites pièces.

Auparavant, ce type de gabarit était construit à la main à partir de fonte usinée et de résine. Ce processus nécessitait plusieurs semaines, contre une journée avec une imprimante 3D. Enfin, les gabarits imprimés en 3D s'avèrent beaucoup plus légers (jusqu'à 70%), ce qui est un avantage considérable pour les opérateurs qui manipulent ces éléments à longueur de journée.

Opel Adam Rocks - impression 3D CAO

Actuellement, Opel dispose d'une imprimante 3D au sein du centre de Recherche et Développement de Rüsselsheim, où les gabarits sont dessinés en CAO (virtuellement sur un ordinateur) avant d'être imprimés. Les gabarits ainsi réalisés sont ensuite envoyés dans les différentes usines à travers l'Europe.

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Commentaires
JulienH à propos de l'article «Véhicules électriques et longs trajets»

Hier

Bonsoir, c'est justement à cela que je pensais avec le coffre de toit, en plus du poids des bagages, si je prend un trajet que je fais plusieurs fois par an, Lyon -> Lans en Vercors par exemple, je vais avoir de l’autoroute. De plus la température en altitude l'hiver ne doit pas aidé... Ça confirme ce que je pense des voitures du style e-208, en fait si on veut investir dans l’électrique il faut partir sur de "vrai" modèles optimisé :-)

Guillaume Darding à propos de l'article «Véhicules électriques et longs trajets»

Hier

Bonjour à tous et merci pour vos encouragements ! @JulienH Le coffre de toit (en dehors de son poids) ne va pas changer grand chose dans la consommation globale sur une route de montagne, c'est surtout au-dessus de 90 km/h qu'il devient franchement pénalisant. Par contre, il est certain que la consommation, pour accéder aux stations, va s'envoler. Il est donc important d'avoir des stations de charge rapide en vallée et des points de charge lent à l'arrivée. Il est tout à fait envisageable d'avoir un VE en véhicule principal (et même en unique véhicule) : je pense que c'est désormais le cas dans un certain nombre de foyer qui ont opté pour un véhicule électrique. Les longs trajets demandent certes un peu plus de préparation pour programmer les arrêts, mais c'est largement faisable. Par contre, dans le cas de l'e-208 que vous évoquez, j'aurais du mal à la conseiller pour faire des longs trajets entre un consommation pas optimale et la batterie de taille modeste ! @Purmoka Effectivement, il faut que le réseau soit bien dimensionné pour éviter les files d'attente lors des fortes affluences. Aujourd'hui, c'est plutôt le cas (il y a eu quelques cas où les conduteurs ont dû patienter une vingtaine de minutes cet été avant de pouvoir commencer à recharger en France), mais il faut absolument que le réseau de charge rapide continue de grandir à la même cadence que les ventes de VE. D'autre part, il est aussi important de savoir la fréquentation des bornes (si toutes sont occupées et si oui, quel est le temps d'attente) afin d'éviter certaines déconvenues.

Purmoka à propos de l'article «Véhicules électriques et longs trajets»

Hier

Bonjour, Et merci pour vos article toujours très objectif ! Un autre paramètre va poser problème c'est en plus du temps de recharge des véhicules électrique mais aussi le nombre de véhicule à recharger en même temps(lors de fort affluence) en opposition avec les véhicules thermique ! Pour ma part j'attends le développement de l’hydrogène...

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