Présentation: Toyota Auris Touring Sports

Présentation: Toyota Auris Touring Sports

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 24 juin 2013

Nouvelle venue sur le segment, l'Auris Touring Sports se veut à la pointe de la catégorie en étant la première compacte break à proposer une motorisation hybride.

Toyota Auris Touring Sports - vue d'oiseau

Carrosserie

Si l'Auris Touring Sports garde le même empattement que la berline compacte (2.600 mm) ainsi que le même rayon de braquage (10,4 m), le break s'allonge de 285 mm sur le porte-à-faux arrière au bénéfice de la capacité de chargement. D'autre part, la Touring Sports est plus basse de 55 mm tandis que la garde au sol est réduite de 10 mm. Le coefficient de trainée (Cx) s'élève à 0,28.

Toyota Auris Touring Sports - vue de profil

Le coffre a une capacité allant de 530 l à 1.658l lorsque la banquette arrière est rabattue. Dans cette configuration, la longueur de chargement dépasse 2 mètres. Les batteries de la version hybride étant placées sous la banquette, elles n'affectent pas le volume de chargement. Par rapport à la berline, le seuil de chargement est abaissé de 100mm pour se trouver à 62 cm du sol.

Le coffre de l'Auris break se veut aussi pratique avec, entre autres, l'abattement de la banquette arrière simplifié (Easy Flat), un double plancher de chargement et un filet à bagages déroulable.

Toyota Auris Touring Sports - coffre

La version hybride peut désormais être équipée d'un attelage dont la capacité de remorquage atteint à 345 kg.

Style extérieur

La partie avant, jusqu'au montant B (montant central), de l'Auris Touring Sports est identique à la berline. Le toit, surmonté par des rails de fixation en aluminium, se prolonge sur un aileron. En option, le break peut être équipé d'un toit en verre panoramique de 1,5 m de long et 1 m de large.

Toyota Auris Touring Sports - vue de 3/4 arrière

Les vitres latérales sont soulignées par une fine bande chromées tandis que le montant B a une finition noire brillante. Le pare-choc arrière est lui aussi agrémenté de chrome.

L'Auris break sera disponible dans 10 teintes différentes, dont 3 inédites (gris granite, bleu horizon, brun avantgarde). Le blanc perlé est exclusif à la version hybride.

Motorisations

Outre une motorisation hybride, l'Auris Touring Sports peut compter sur deux moteurs essence et deux moteurs diesel.

L'Auris Touring Sports reprend la chaîne de traction hybride de l'Auris berline. La transmission aux roues se fait via un train épicycloïdal qui distribue la puissance en provenance de l'un ou l'autre moteur sans à-coups. Le moteur thermique est un 1,8l essence de 99 ch et 140 Nm à 4.000 tr/min. Le moteur électrique offre une puissance de 59 kW et 207 Nm de couple. Les deux moteurs ont une puissance combinée de 136 ch.

Toyota Auris Touring Sports - vue dynamique 3/4 avant

En entrée de gamme essence, le 1,33l VVT-i propose une puissance de 99 ch pour un couple de 128 N.m à 3.800 tr/min. Il a une architecture longue course (au bénéfice du couple à bas régime) et est équipé du calage variable de soupapes à l'admission et à l'échappement. Il est par ailleurs associé à un Start & Stop. Ses émissions de CO2 s'élèvent à 127 g/km sur le cycle NEDC.

Plus puissant, le 1,6l Valvematic offre 132 ch et un couple de 160 Nm à 4.400 tr/min. Outre le calage variable des soupapes, le 1,6l est équipé du Valvematic, capable de modifier en plus la durée d'ouverture ainsi que la levée des soupapes. Cette technologie permet d'optimiser et de minimiser les pertes de charge. Le 1,6l rejette 140 g/km de CO2.

Le 1,6l peut être équipé en option d'une transmission à variation continue (CVT dénommée Multidrive S par Toyota), réduisant d'un gramme les émissions de CO2. Elle peut être utilisée en mode automatique (le rapport de transmission est adapté en continu selon la position de la pédale d'accélérateur, la vitesse du véhicule et de la force de freinage le cas échéant) avec pour priorité le silence de fonctionnement et l'optimisation de la consommation. La transmission Multidrive S peut aussi fonctionner selon 7 rapports virtuels que le conducteur peut sélectionner soit à l'aide du levier de vitesses ou à l'aide de palettes au volant. 

Toyota Auris Touring Sports - habitacle

En diesel, l'offre commence avec le 1,4l D-4D d'une puissance de 90 ch et proposant un couple de 205 Nm entre 1.800 et 2.800 tr/min. Equipé du Start & Stop, il est par ailleurs équipé d'un système de refroidissement séparé entre le haut et le bas moteur afin d'accélérer sa mise à température. Ses rejets de CO2 s'élèvent à 109 g/km.

Le 2,0l D-4D propose quant à lui une puissance de 124 ch et un couple de 310 Nm à 1.800 tr/min. Il est associé à une boîte manuelle à 6 rapports et à un Stop & Start. Le 2,0l D-4D a fait lui aussi l'objet de nombreuses mesures pour optimiser sa mise à température et la réduction des frictions en travaillant sur la circulation de l'huile et du liquide de refroidissement. La réduction du bruit a fait l'objet d'une attention particulière, notamment lors des démarrages à froid grâce à l'optimisation de l'utilisation des bougies de préchauffages ainsi qu'à une nouvelle forme du piston, améliorant par ailleurs la combustion à l'intérieur du cylindre. Ses émissions de CO2 s'élèvent à 115 g/km.

Toyota Auris Touring Sports - Toit ouvrant panoramique

Production

Destinée pour l'Europe uniquement, l'Auris Touring Sports est produite en Angleterre (usine de Burnaston), aux côtés de l'Avensis et de l'Auris berline. Toyota anticipe que 45% des ventes de l'Auris Touring Sports concerneront la version hybride.

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Hier

Bonjour Chevallier, votre commentaire à propos de l'efficacité des systèmes SCR repose sur des données qui sont obsolètes car elles reposent sur les normes Euro 6b. Les SCR ont largement évolué depuis : plus proches du moteur et injecteurs plus performants en particulier. D'autre part, je rappelle que les SCR existent depuis de nombreuses années sur les poids lourds, donc les constructeurs n'ont pas attendus de les implanter dans les lignes d'échappement des automobiles pour découvrir subitement des problèmes de températures, "niant" tous les problèmes comme vous l'affirmez ! Concernant Amminex, si la technologie est prometteuse, elle est identique, dans son concept à de l'Adblue !!! Le SCR consiste à faire réagir du NH3 avec le NOx. La différence dans le cas d'Amminex (ou Faurecia ASDS, c'est selon), c'est que le NH3 est stocké directement à l'état gazeux tandis que dans le cas de l'Adblue, il faut convertir le liquide en gaz puis l'urée en NH3. Soit, mais le NH3 gazeux, il faut le stocker, ne pas le relâcher dans la nature (c'est un gaz toxique) et contrôler le débit dans les gaz d'échappement. Donc, la solution Amminex a aussi ses défauts, mais surtout, comment concevez-vous le changement de cartouche une fois celle-ci vide ? D'ailleurs, il faut un minimum de 2 cartouches (le temps de pouvoir changer la cartouche vide, la réduction des NOx doit impérativement être opérationnelle - donc question encombrement, c'est franchement discutable) et il y a un grand risque d'avoir un nombre incalculable de références de cartouche. Et qui va les changer ? Pensez-vous que tous les constructeurs vont s'entendre sur une seule référence de cartouche ? La manipulation de cartouche NH3 ne peut pas être faite pas n'importe qui (notamment, il est impensable de se retrouver avec des cartouches dans la nature). La technologie Amminex a fait ses preuves sur des flottes de bus, mais vous la survendez allègrement. En l'état, elle ne peut pas être déployée sur des véhicules particuliers : en raison de ses contraintes, probablement de son coût, mais surtout, les systèmes SCR avec AdBlue sont largement compétitifs en terme d'efficacité.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Hier

Bonjour David, le Skyactiv-X est effectivement équipé d'un système EGR et d'un filtre à particules (voir le paragraphe au sujet de l'échappement). Concernant la fréquence plus élevée du changement des bougies pour le Skyactiv-X, elle est surtout due à la présence de l'EGR refroidi par eau (même phénomène pour le Skyactiv-G 2.5 turbo, non commercialisé en Europe) et non au mode de combustion du moteur.

Chevallier à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Hier

Normes Euros 6, entre la poire et le fromage. ….s’agissant des moteurs diesel, dont la critique des systèmes Adblue (injection d’urée dans un catalyseur de réduction des Nox SCR) reste à faire. Les constructeurs automobiles ont mis une chape de plomb sur le manque patent d’efficience et de fiabilité des systèmes d’injection d’Adblue (solution aqueuse (32,5% d’Urée + 67, 5% d’eau distillée) qu’ils ont développés …de l’aveu même des sous-traitants comme Faurecia que le fabrique pour PSA, ne parvenant qu’à réduire seulement 32% des Nox d’un moteur diesel, violant délibérément la norme Euro 6b. Des réservoirs d’Adblue, curieusement sans évent d’arrivée air atmosphérique, ceux de 2015 de 1ère génération, des constructeurs ayant oublié leurs classiques (ce vase d’Eme Mariotte, des années 1660, qui l’avait…) avec des pompes immergées très vite défaillantes, des causes de surcharges, mal identifiées, conduisant aussi à des injecteurs obturés par une Urée assez corrosive, au même titre que la soude caustique, corrodant les aiguilles… Des définitions de composants mal calibrées eu égard à l’endurance qu’en attendaient les automobilistes diésélistes, un plancher de 160 000 Km, sans ennui… Des constructeurs qui ont sous-estimé la stabilité dans le temps de cet Adblue, niant sa décomposition avec la température entre 30-41°C, niant l’évaporation de l’eau de la solution, liée à l’agitation du roulage, faisant croitre dans le temps la viscosité cinématique de cette solution (coagulation partielle des molécules d’Urée)… de même que la cristallisation de celles-ci sous température négative de -11°C, obligeant à installer un réchauffeur dans le réservoir. Des automobilistes abusés, dans la p’urée au regard de cette norme Euro-6b, en vigueur depuis septembre 2015, qui croyaient ne pas polluer l’environnement (Nox) brutalement contraints, sous OBD inquisiteur, aux remplacements forcés de leur Kit Adblue défaillant, souvent à leurs frais, remplacés par de flambants Kits réservoirs-pompes, qui, sans améliorer le petit 32% d’efficience de dépollution, sont en évolution masquée par des constructeurs voulant en améliorer l’endurance, sans se mouiller, sans en informer les propriétaires des véhicules, y ayant fait intégrer, à la hussarde, un mécanisme d’auto-nettoyage qui se manifeste par une nette émission de décibels durant 5 à 6 secondes, à chaque mise à l’arrêt du véhicule... des automobilistes cobayes, alimentant les comptes d’exploitation des Faurecia-Plastic-Omnium & consorts. …Quantité de ceux-là, échaudés, qui, s’ils avaient eu vent de cette galère, auraient reporté leurs achats sur des véhicules à essence, dès 2015. Un Diesegate à l’intérieur de l’autre… que l’on ne veut pas voir ? D’autant plus que cette technologie de l’Adblue est clairement dans l’obsolescence, depuis la prise de contrôle de la startup danoise, Amminex, à 91,5 % par l’équipementier Faurecia au mois de décembre 2016, 5 années déjà... Une startup qui a développé, dans les années 2012, une solution innovante, économique et très performante, venant à bout des 99 % d’émissions d’oxyde d’azote d’un moteur diesel, un procédé de stockage de l’ammoniac sous forme solide, par l’utilisation de sels métalliques de chlorure de Strontium, agissant comme une éponge, stockant de grande quantité d’ammoniac, sous un très faible volume, aisément utilisable à travers un classique catalyseur SCR, pour réduire ces Nox en Azote gazeux et en vapeur d’eau, des gaz inoffensifs pour l’environnement. Un système ASDS (Ammonia Storage and Delivery System), dont on attend fébrilement les Kits de remplacement pour les installer sans difficulté, en lieux et place, puisque beaucoup moins encombrant que leurs aïeux "Kits Adblue" défaillants et obsolètes, l’atmosphère des villes n’en pouvant plus d’attendre… On peut se poser la question si ces 5 années n’ont pas plutôt, chez Faurecia, servi à développer cette catalyse, sans poison, de l’Ammoniac ou l’Hydrazine pour en tirer l’Hydrogène nécessaire à la pile à combustible des futurs véhicules de tourisme, électrifiés... ? Un moyen danois pour d’abord permettre à ces automobilistes, d’amortir l’investissement de leur véhicule diesel sur plus longue période de roulage, sans interdiction d’utilisation… Donner du temps au temps pour qu’ils puissent économiquement passer à l’électrique ensuite…

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