Renault inaugure un nouveau simulateur 3D

Renault inaugure un nouveau simulateur 3D

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 21 juin 2013

Renault s’est doté d’un outil de développement virtuel à la pointe de la technologie: il s’agit d’un outil de visualisation en 3 dimensions immersif permettand aux équipes de développement d’interagir à l’intérieur ou à l’extérieur d’un véhicule numérique.

Installé au sein du Technocentre, le simulateur reproduit de manière virtuelle un véhicule à l’échelle 1, que ce soit à l’intérieur (habitacle) ou à l’extérieur (carrosserie). Ford utilise depuis peu ce type de simulateur en Europe. Toutefois, le système utilisé par Renault se veut plus performant étant somme toute plus récent.

Le rôle de cet outil numérique est de pouvoir limiter le nombre de prototypes nécessaires pour la mise au point des véhicules au cours du développement, ce qui représente un gain de temps et d’argent. Il devra contribuer à l’amélioration de la qualité perçue et de l’ergonomie de ses véhicules.

En particulier, le simulateur Cave 3D permettra:
-  l’amélioration de la visibilité vers l’avant et les trois-quarts arrière du véhicule, traditionnel point faible d’une voiture
-  le rendu réaliste de l’aspect du véhicule complet, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur
-  un travail poussé en faveur de l’ergonomie
-  l’amélioration de l’assemblage des petits composants en étudiant avec précision leur ajustage

Le simulateur, dont Renault dispose, nécessite une vingtaine de PC pour son fonctionnement. Les images sont projetées sur 5 écrans (vue de face, vue à droite, vue à gauche, sol, plafond) à travers 19 projecteurs générant un total de 70 millions de pixels. La marque au losange a investi environ 3 millions d’euros dans ce projet.

Equipé de lunettes spéciales, les utilisateurs contrôlent le simulateur à l’aide des mouvements de la tête. Celles-ci permettent beaucoup plus de mobilité que les dispositifs précédents (casque d’immersion à vision large) de par leur légèreté et l’absence totale de câbles.

De futures mises à jour du simulateur devraient permettre au simulateur de stimuler d’autres sens:
- le toucher: des vibrations sous le siège permettront de simuler différents états de route (une route pavée par exemple),
- l’ouie: le simulateur sera capable de recréer l’ambiance sonore lié à l’environnement (route, trafic routier,…)  ainsi que le bruit moteur.

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Commentaires
Karim78 à propos de l'article «Dossier: fonctionnement de la climatisation»

Il y a 10 heures

Je prend note de vos précieux conseils. Cela semble logique après tout mais je vérifierai avec un 2ème mécano sait-on jamais. Merci encore Guillaume !

thierryb à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Merci, c'est très clair

Guillaume Darding à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Bonjour Thierry, merci beaucoup pour tes encouragements ! Concernant la vitesse de 100 km/h, il n'y a pas de raison d'être pénalisé à rouler plus vite puisque la consommation n'est pas décompté pendant cette phase. Peut-être y-t-il un risque (je pense assez peu signifiant) d'être pénalisé si on considère que la marge d'erreur des appareils de mesure est plus grande à haute vitesse. Cette phase a vitesse constante a pour but unique d'accelérer le test de toute façon. Mis à part à avoir accès au dossier d'homologation, il n'est pas possible de connaître la vitesse utilisée par le constructeur. Concernant la consommation, la tension et l'intensité de la batterie sont mesurées en continu lors des tests (soit par un appareil de mesure externe, soit directement par le système de gestion de la batterie, si le constructeur démontre qu'il est suffisamment précis). Par la suite, il suffit de relever la tension et l'intensité moyenne durant les segments dynamiques pour en déduire la consommation. Concernant la puissance de charge, elle n'est pas clairement définie à ma connaissance, mais la charge doit utiliser le chargeur embarqué du véhicule (convertissant le courant alternatif de la source en courant continu) et se faire à vitesse "normale" (logiquement avec une intensité de 16A, soit l'équivalent d'une puissance de 3,7 kW). Concernant la fin du test, il s'arrête lorsque le véhicule tombe en panne (et non aux 0% réels de la batterie, sinon, il y a de grandes chances qu'elle soit endommagée dans le processus). Les tests se font systématiquement en laboratoire : il n'y a donc pas d'incidence due aux variations des conditions météorologiques. En espérant avoir répondu à l'ensemble de tes questions !

© Guillaume Darding

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