Renault NEXT TWO : en route vers le véhicule autonome

Renault NEXT TWO : en route vers le véhicule autonome

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 09 février 2014

Dans le cadre des initiatives liées à la « Nouvelle France Industrielle », Renault va développer d’ici à 2020 des technologies propres à rendre la conduite autonome. Ce concept se veut accessible au plus grand nombre grâce à un coût modéré.

Si la conduite totalement autonome n’est pas encore à l’ordre du jour pour le constructeur français, le projet Renault Next Two prévoit de proposer d’ici à 2020 une voiture qui proposerait deux services où le véhicule évoluerait de façon autonome : la délégation de conduite dans les zones d’embouteillage et un service voiturier.

Dans les situations d’embouteillage où le véhicule se trouve sur une voie rapide (pas de piétons ni de cyclistes) et la vitesse ne dépasse pas 30 km/h, le véhicule pourra proposer au conducteur le mode autonome. Le véhicule évoluera dans le trafic sans intervention du conducteur. Toutefois, le véhicule ne sera pas capable de changer de file.

Si ce dispositif existe déjà en série, Mercedes le proposant sur la Classe S, le constructeur au losange entend le rendre accessible à tout type de véhicule, à commencer par les citadines.

Renault Next Two Zoé - extérieur

Le service voiturier est une fonction qui permet au véhicule de se garer sans nécessiter la présence d’un conducteur à l’intérieur du véhicule. Cette technologie n’est pas sans rappeler l’ancienne série télevisée K2000 où Michael Knight commandait son bolide de venir le chercher via sa montre. Ici, la montre est remplacée par le smartphone.

Equipée de technologies existantes telles qu’un radar (utilisé pour les régulateurs de vitesse adaptatifs), une caméra (système de freinage automatique en ville, détection des piétons) et capteurs à ultrasons (radar de recul), la voiture permet la conduite autonome grâce à un calculateur électronique évolué qui est chargé d’analyser toutes les informations envoyés par les différents capteurs pour contrôler ensuite la direction, l’accélérateur et le freinage.

Renault Next two Zoe - capteurs radar cameras

Dans un premier temps, d’ici à la fin du premier trimestre, l’équipe en charge du projet devra identifier quelles sont les réglementations qui devront évoluer (en France comme à l’étranger) pour autoriser les véhicules à se déplacer de façon autonome (il se pose notamment la question de la responsabilité lors des phases de conduite autonome en cas d’accident).

Selon Renault, les besoins en matière de véhicule autonome ont des motivations différentes selon les régions. Au Japon, les autorités y voient un moyen d’améliorer les capacités de déplacement des personnes âgées qui ne serait plus en état de conduire. Les Pays-Bas y voient un moyen de fluidifier le trafic. En France, la motivation serait plus de nature à améliorer la sécurité routière.

Renault Next Two Zoe - interieur

Dans le cas du système autonome développé par Renault, il ne contribuera certainement pas à réduire la mortalité sur les routes car le système n’est actif qu’en dessous de 30 km/h. Tout du moins de manière directe : en réduisant le besoin de concentration du conducteur lors des phases d’embouteillage, il pourrait améliorer la concentration du conducteur lorsque ce dernier reprend le contrôle (moins de fatigue). De plus, il pourrait contribuer à réduire les accidents graves entre automobilistes et motards puis à réduire le nombre d’accrochages (baisse potentielle de la prime d’assurance).

En parallèle, Renault developpe un système de navigation avec un affichage tête haute à réalité augmentée. En superposant directement les instructions de guidage à la réalité, cette technologie devrait s'avérer plus précise qu'un GPS classique dans certaines situations (notamment dans les rond-points).

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur: Ford 1.5l et 1.6l Ecoboost»

Hier

Bonjour Claude, je comprends vos craintes et votre décision avec pareil défaut ! Il est surprenant que le vendeur vous ait présenté le véhicule ainsi... Concernant le DIG-T 163 ch, c'est un moteur développé par Nissan qui a plutôt bonne presse en matière de fiabilité. Le 1.8 l en est effectivement dérivé (mais ce n'est pas vraiment une évolution, il s'agit plutôt d'une version développée par Renault Sport pour motoriser la Mégane R.S. ainsi que l'Alpine A110. Une version dégonflée a été développée en parallèle sur Talisman et Espace).

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Hier

Bonjour Sorin, merci beaucoup pour votre retour d'expérience et le partage de vos données !

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur: Volkswagen 1.5l TSI»

Hier

Bonjour alexlef, il ne peut pas s'agir de l'ajout d'une wastegate pour la bonne raison que le turbo a déjà une wastegate (c'est un organe vital du turbo) électrique. La nouvelle référence conserve bien sûr le FàP et la courroie de distribution. L'évolution DPCA est essentiellement là pour que le moteur soit conforme aux normes Euro 6d et il n'y a donc pas de changements majeurs par rapport à son prédécesseur DADA. L'évolution la plus marquante, à ma connaissance, concerne la culasse qui a sûrement été revue pour supporter des températures un peu plus élevées.

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