Le Nürburgring aurait trouvé son repreneur

Le Nürburgring aurait trouvé son repreneur

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 07 mars 2014

Malgré sa renommée internationale et la bataille que se livrent les constructeurs sur la Nordschleife pour aligner les meilleurs chronos, le complexe du Nürburgring est en faillite depuis près de 2 ans. Après moultes tractactions, il semblerait que ce soit un fonds d’investissement américain, H.I.G., qui ait remporté la mise : l’officialisation de cet accord devrait intervenir d’ici à la fin du mois.

La Nordschleife a beau accueillir tous les jours ou presque les passionnés d’automobile au volant de bolides aussi divers que parfois improbables (camping-cars, bus,…) et si le monde de la Formule 1 rend visite tous les 2 ans sur le nouveau circuit, l’entretien des infrastructures reste très coûteux.

Si les finances étaient loin d’être inquiétantes dans les années 2000, la situation s’est compliquée lorsque la décision a été prise de construire tout un pôle touristique nécessitant d’importants investissements. Ce complexe comprend la construction de 2 hôtels, d’un centre commercial et d’un parc d’attraction.

Ces extensions ont été inaugurées en 2009 alors que la crise européenne venait affaiblir sensiblement l’économie du vieux continent. La construction de ce complexe aura nécessité pas moins de 500 millions d’euros. A l’été 2012, le Land de Rhénanie-Palatinat, gérant du circuit, doit faire face à une dette de plus de 300 millions d’euros et décide de mettre le complexe en faillite. En mars 2013, la société du Nürburgring annonce que le prix de vente du complexe entier est de l’ordre de 165 millions d’euros.

Plusieurs repreneurs s’étaient alors manifestés plus ou moins officiellement dont l’ADAC qui a fait une offre de 60 millions d’euros pour acquérir l’ensemble des 2 circuits sans les installations attenantes. Toutefois, cette proposition n’a pas été retenue car jugée trop faible par rapport aux estimations. D’autre part, elle ne réglait pas le problème de l’acquisition du centre commercial et du parc d’attraction. Bernie Ecclestone se serait lui aussi montré intéressé.

Au final, ce serait le fonds d’investissement américain H.I.G., basé à Miami, qui aurait été validé comme le futur repreneur du complexe pour une somme comprise entre 60 et 70 millions d’euros, une valeur bien en-deça du prix de vente désiré (et certainement surestimé du fait de la dette et des pertes annuelles du complexe).

Source : Road & Track
Crédit images : Wikimedia commons

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 3 heures

Bonjour pjmdur, dans le cas d'un hybride, le mode de calcul pour calculer les émissions de CO2 selon le cycle WLTP revient à mesurer les émissions du moteur selon les différents modes de fonctionnement (cas où le niveau de charge de la batterie est maintenu et cas où le moteur électrique est utilisé jusqu'à l'épuisement de la batterie). En fonction de l'autonomie du véhicule électrique, les émissions mesurées dans le cas où le moteur est sollicité (maintien de la charge de la batterie) sont pondérées. La courbe est indicative et montre que plus le véhicule a une forte autonomie en mode électrique, plus le facteur de pondération sera important (par conséquent, les émissions de CO2 seront plus faibles). En réalité, le calcul est beaucoup plus complexe car la courbe varie sensiblement selon les phases de conduite du cycle d'homologation. Ces courbes sont censée être représentatives du taux d'utilisation du véhicule électrique en mode électrique et se basent sur des études statistiques. Au final, les émissions de CO2 déclarées n'ont absolument rien à voir avec ce que le moteur émettra lorsque la batterie est vide et la seule manière d'approcher les émissions officielles, c'est de rouler une grande partie du temps en mode électrique !

pjmdur à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Il y a 8 heures

Bonjour Guillaume, Un premier test en vrai grandeur d'un utilisateur du 3008 II Hybride 4 donne 5,6l sur 1000km, ce qui est plutôt correct pour un véhicule essence 4X4 de cette puissance. Mais c'est 3 fois environ le chiffre mixte WLTP annoncé.. D'autres tests de journalistes qui ont avoué n'être pas vraiment représentatifs car routes sinueuses parcourues d'une façon sportive, ont donné environ 7L. je me demande sérieusement comment sont réalisés les tests WLTP pour un véhicule Hybride/Plugin? J'avoue ne pas avoir compris la courbe %/autonomie batterie.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Il y a 13 heures

Bonjour Scotch et merci pour vos encouragements ! Concernant le taux de compression, c'est une donnée très importante dans la conception d'un moteur et le taux de compression effectif (du au retard de la fermeture des soupapes à l'admission) n'en est qu'une conséquence. Le fait d'avoir un taux de compression élevé vous donne la possibilité de basculer vers des modes de fonctionnement permettant la réduction des pertes par pompage (le cycle Atkinson comme vous l'évoquez, par exemple). Si, dans une conception moteur, on part avec un taux de compression faible, il n'y aura que peu de marge de manoeuvre sur ce critère-là. La charge moteur est gérée, autant que faire se peut, par le taux d'EGR (interne et externe) et la quantité de carburant injecté, le compresseur vient en renfort pour assurer un bon remplissage des cylindres et le papillon reste ouvert au maximum : c'est le mode de fonctionnement privilégié dans la zone SPCCI. En dehors de cette zone, le papillon va moduler la quantité d'air admise. Considérant que le moteur fonctionne en mode "classique" principalement à haut régime et/ou à forte charge, on peut en déduire que le papillon reste de toute façon assez largement ouvert et que les pertes induites par cet organe restent limitées. Le compresseur est débrayable car au-delà d'un certain régime moteur, il consomme beaucoup de puissance moteur (le compresseur est entraîné par le vilebrequin) et il est donc préférable de le désactiver. L'embrayage n'est donc pas utilisé pour moduler la pression de suralimentation.

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