Un nouveau diesel dans la gamme Mazda

Un nouveau diesel dans la gamme Mazda

Par Guillaume Darding pour www.leblogauto.com - 10 juin 2014

Introduit sur le concept Hazumi présenté lors du dernier salon de Genève, Mazda revient plus en détail sur le dernier-né de la famille Skyactiv, un 4 cylindres en ligne de 1,5l de cylindrée qui propulsera la future Mazda2.

L'application prochaine des normes Euro 6 poussent les constructeurs à réduire l'offre en moteur diesel dans la catégorie des petites citadines (Opel Adam, future Renault Twingo et Volkswagen up! ne sont pas disponibles en diesel par exemple) du fait de dispositifs de dépollution devenant coûteux par rapport au prix total du véhicule.

Toutefois, le diesel n'a pas encore dit son dernier dans la catégorie supérieure et il apparait toujours essentiel pour les constructeurs d'avoir un moteur diesel au catalogue, bien que, l'exception confirme la règle, Nissan ait fait le choix de ne pas commercialiser de Micra diesel par exemple

Pour son nouveau moteur, Mazda continue de se démarquer avec un taux de compression inhabituellement bas pour un moteur diesel, rien d'étonnant pour un constructeur qui a été l'un des derniers à utiliser un moteur rotatif sur un modèle de production (RX-8) et dont les moteurs Skyactiv fonctionnent déjà avec des taux de compression atypiques, tant en essence qu'en diesel.

Ce moteur offre une puissance de 105 chevaux à 4.000 tr/min et un couple de 250 Nm entre 1.500 et 2.500 tr/min. Pour procurer un agrément sur une large plage de régime, le 1,5l est équipé d’un turbo à géométrie variable associé à échangeur air/eau intégré dans le répartiteur d’admission.

Mazda Skyactiv-D 1.5l Clean Diesel

Etroitement dérivé du 2,2l diesel Clean Diesel Skyactiv-D, le 1,5l fonctionne, à l’image de son aîné, avec un taux de compression bas pour un moteur diesel (14,8:1). Ce taux est un peu plus élevé que celui du 2,2 Skyactiv-D, une optimisation jugée nécessaire pour s’adapter à la cylindrée plus faible.

A l’intérieur du cylindre, les injecteurs à solénoïdes, couplés aux bols de pistons de forme ovoïde, diffusent le carburant de manière à limiter le contact de ce dernier avec les parois du cylindre. En matière de refroidissement, les cylindres sont entourés d’une chemise d’eau. Le système de refroidissement est par ailleurs équipé de plusieurs vannes pour optimiser la régulation de la température du moteur par zone.

Si ce nouveau moteur n’a pas besoin de dispositif SCR (réduction des émission d’oxyde d’azote) pour satisfaire aux normes Euro 6 (et les normes Post New Long Term au Japon), le 1,5l utilise toutefois deux EGR (recirculation des gaz d’échappement): un EGR haute pression (situé au niveau du collecteur d’échappement) et un EGR basse pression (dont le piquage s’effectue après le filtre à particules).

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Commentaires
Karim78 à propos de l'article «Dossier: fonctionnement de la climatisation»

Il y a 10 heures

Je prend note de vos précieux conseils. Cela semble logique après tout mais je vérifierai avec un 2ème mécano sait-on jamais. Merci encore Guillaume !

thierryb à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Merci, c'est très clair

Guillaume Darding à propos de l'article «Autonomie et consommation des véhicules électriques»

Hier

Bonjour Thierry, merci beaucoup pour tes encouragements ! Concernant la vitesse de 100 km/h, il n'y a pas de raison d'être pénalisé à rouler plus vite puisque la consommation n'est pas décompté pendant cette phase. Peut-être y-t-il un risque (je pense assez peu signifiant) d'être pénalisé si on considère que la marge d'erreur des appareils de mesure est plus grande à haute vitesse. Cette phase a vitesse constante a pour but unique d'accelérer le test de toute façon. Mis à part à avoir accès au dossier d'homologation, il n'est pas possible de connaître la vitesse utilisée par le constructeur. Concernant la consommation, la tension et l'intensité de la batterie sont mesurées en continu lors des tests (soit par un appareil de mesure externe, soit directement par le système de gestion de la batterie, si le constructeur démontre qu'il est suffisamment précis). Par la suite, il suffit de relever la tension et l'intensité moyenne durant les segments dynamiques pour en déduire la consommation. Concernant la puissance de charge, elle n'est pas clairement définie à ma connaissance, mais la charge doit utiliser le chargeur embarqué du véhicule (convertissant le courant alternatif de la source en courant continu) et se faire à vitesse "normale" (logiquement avec une intensité de 16A, soit l'équivalent d'une puissance de 3,7 kW). Concernant la fin du test, il s'arrête lorsque le véhicule tombe en panne (et non aux 0% réels de la batterie, sinon, il y a de grandes chances qu'elle soit endommagée dans le processus). Les tests se font systématiquement en laboratoire : il n'y a donc pas d'incidence due aux variations des conditions météorologiques. En espérant avoir répondu à l'ensemble de tes questions !

© Guillaume Darding

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