Eco-innovation: le toit solaire pour réduire les émissions

Eco-innovation: le toit solaire pour réduire les émissions

Guillaume Darding - 28 février 2015

Si le cycle d'homologation actuel en matière d'émissions de CO2 est appelé à être réformé dans les prochaines années, son successeur souffrira d'un défaut similaire: certaines innovations destinées à réduire lesdites émissions n'ont pas d'effet lorsque les tests sont réalisés en laboratoire. A cet effet, les autorités européennes ont validé un principe, les éco-innovations, permettant de corriger ce problème: c'est le cas avec les toits solaires.

L'an passé, Webasto a validé sa solution de toit solaire en tant qu'éco-innovation. Pas encore proposé en série, le toit solaire de Webasto a été proposé en tant que concept sur un Rang Rover Evoque. Particularité de ce toit: il est semi-transparent. Auparavant, Land Rover avait déjà proposé un toit solaire sur le concept DC100 (présenté au salon de Francfort en 2011). Désormais, Asola, équipementier allemand connu pour avoir conçu le toit en panneau solaire de feue la Fisker Karma, bénéficie du même bonus.

Land Rover DC 100 concept - panneau solaire

Webasto fait partie du top 100 des équipementiers automobiles. La société est basée en Allemagne non loin de Munich. Asola est au contraire une toute petite entreprise, elle aussi allemande (à capitaux chinois depuis fin 2013). Son siège social se situe à Erfurt (250 km à l'est de Francfort).

Concrètement, pour tout véhicule équipé d'un de ces deux toits solaires, le constructeur pourra déduire un gramme de CO2 par rapport aux émissions mesurées, un avantage certain pour aider les fabricants à respecter les objectifs de 95 g/km de CO2 à l'horizon 2020.

Land Rover DC100 - détail panneau solaire

Selon Webasto, un toit solaire d'1 m2 (une valeur réaliste sachant que les toits panoramiques actuels font une surface d'environ 1,5 m2) serait à même de produire assez d'énergie pour parcourir 1.000 km par an (véhicule hybride ou électrique), en se basant sur le nombre d'heures d'ensoleillement annuel en Europe.

Ce chiffre est naturellement à relativiser puisque cela suppose que les conditions sont idéales (le panneau solaire n'est pas ombragé, ce qui pourrait être le cas en ville avec les bâtiments) et que le véhicule est très souvent utilisé le jour (ce qui est aussi moins le cas en hiver sur les trajets domicile/travail).

Dans le cas d'un véhicule thermique, le panneau solaire recharge alors la batterie 12V en support de l'alternateur. Il peut représenter un gain de consommation important l'été lorsque la climatisation est fortement sollicitée.

Nissan Leaf - panneau solaire

La Nissan Leaf peut elle-aussi être équipée d'un panneau solaire. Celui-ci est toutefois de très petite surface et son apport en énergie reste donc limité. Si elle permet de recharger légèrement la batterie accessoires (la classique batterie 12V), elle n'augmente significativement l'autonomie de la voiture.

Les instances européennes ont désormais validé 11 éco-innovations. Outre les 2 toits solaires, on peut aussi noter les feux à LED d'Audi, le GPS prédictif Bosch et la protection thermique Mercedes.

Crédits photos: Hyundai / Land Rover / Nissan

Commentaires sur l'article:

ChPaul

28 avril 2015 à 09h09

Bonjour,
Il y avait eu des toyota prius avec toit électrique pour la clim...

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Commentaires
Pascal29 à propos de l'article «Véhicules électriques et longs trajets»

Il y a 1 minute

... Et qui coutent entre 50000 et 150000 €, à la portée de n'importe quel péquin en somme !

JulienH à propos de l'article «Véhicules électriques et longs trajets»

Hier

Bonsoir, c'est justement à cela que je pensais avec le coffre de toit, en plus du poids des bagages, si je prend un trajet que je fais plusieurs fois par an, Lyon -> Lans en Vercors par exemple, je vais avoir de l’autoroute. De plus la température en altitude l'hiver ne doit pas aidé... Ça confirme ce que je pense des voitures du style e-208, en fait si on veut investir dans l’électrique il faut partir sur de "vrai" modèles optimisé :-)

Guillaume Darding à propos de l'article «Véhicules électriques et longs trajets»

Hier

Bonjour à tous et merci pour vos encouragements ! @JulienH Le coffre de toit (en dehors de son poids) ne va pas changer grand chose dans la consommation globale sur une route de montagne, c'est surtout au-dessus de 90 km/h qu'il devient franchement pénalisant. Par contre, il est certain que la consommation, pour accéder aux stations, va s'envoler. Il est donc important d'avoir des stations de charge rapide en vallée et des points de charge lent à l'arrivée. Il est tout à fait envisageable d'avoir un VE en véhicule principal (et même en unique véhicule) : je pense que c'est désormais le cas dans un certain nombre de foyer qui ont opté pour un véhicule électrique. Les longs trajets demandent certes un peu plus de préparation pour programmer les arrêts, mais c'est largement faisable. Par contre, dans le cas de l'e-208 que vous évoquez, j'aurais du mal à la conseiller pour faire des longs trajets entre un consommation pas optimale et la batterie de taille modeste ! @Purmoka Effectivement, il faut que le réseau soit bien dimensionné pour éviter les files d'attente lors des fortes affluences. Aujourd'hui, c'est plutôt le cas (il y a eu quelques cas où les conduteurs ont dû patienter une vingtaine de minutes cet été avant de pouvoir commencer à recharger en France), mais il faut absolument que le réseau de charge rapide continue de grandir à la même cadence que les ventes de VE. D'autre part, il est aussi important de savoir la fréquentation des bornes (si toutes sont occupées et si oui, quel est le temps d'attente) afin d'éviter certaines déconvenues.

© Guillaume Darding

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