Normes Euro 6c: filtre à particules et casse-tête hybride

Normes Euro 6c: filtre à particules et casse-tête hybride

Guillaume Darding - 17 mai 2018

A partir du 1er septembre 2018, les normes Euro 6c entreront en vigueur et s’appliqueront à tout véhicule neuf vendu dans l’Union Européenne. La transition vers ces nouvelles normes est susceptible d'engendrer l’arrêt temporaire, voire définitif, de la production de certaines motorisations.

1er septembre 2018: Euro 6c pour tous

Dès le mois de septembre, tout véhicule neuf devra être conforme aux normes Euro 6c pour pouvoir être immatriculé. Les normes Euro 6c comportent deux évolutions majeures par rapport aux normes actuelles:

  • Généralisation des procédures WLTP associé à des mesures en conditions de conduite réelle RDE (à titre informatif seulement). Ces procédures s'appliquent déjà à tout nouveau type de véhicule depuis le 1er septembre 2007 dans le cadre des normes Euro 6d temp
  • Émissions de particules fines limitées à 6x1011 particules / km (au lieu de 6x1012 particules / km, soit un facteur de réduction de 10) pour les moteurs essence à injection directe

Evolution normes émissions Euro 6

Moteurs diesel

Pour les moteurs diesel, l’application des normes Euro 6c signifie que les véhicules nécessitent d'être homologués à nouveau selon le cycle WLTC associé à des mesures d’émissions en conditions de conduite réelle (RDE).

Graphique - évolution du cycle NEDC vers le cycle WLTC - Guillaume Darding

La majeure partie des moteurs diesel étant déjà équipée d'un système SCR de traitement des oxydes d'azote et les essais en conditions réelles de conduite n’étant réalisés qu’à titre informatif, les mises à niveau éventuelles restent d'ordre mineur et ne remettent pas en cause l'encombrement des systèmes d'échappement.

Pour les moteurs qui font appel uniquement à un piège à NOx, ce dernier devrait être remplacé (ou se voir adjoindre) un système SCR pour réduire les NOx. Il existe toutefois des exceptions avec Honda par exemple, dont le nouveau 1.6l i-DTEC se contente d'un piège à NOx.

Moteur Mercedes 2.0l diesel OM654

Moteurs essence

Outre l’application des nouvelles procédures d’homologation, les émissions de particules fines des moteurs essence à injection directe doivent être divisées par 10 pour se limiter à 6x1011 particules / km (soit le même niveau que les moteurs diesel).

Cet abaissement du seuil d’émissions va conduire à la généralisation des filtres à particules, au moins sur les motorisations les plus puissantes. L’implantation de cette technologie nécessite de la place dans le compartiment moteur (ou sous le plancher du véhicule) et demande une nouvelle calibration moteur (gestion de la régénération du filtre, contrepression supérieure de la ligne d'échappement, capteurs supplémentaires pour le diagnostic embarqué,...).

BMW M3 F30 sur circuit

A cet effet, certains constructeurs ont pris la décision de stopper temporairement la production de certains moteurs afin de pouvoir les mettre aux normes. C’est notamment le cas de BMW qui a fait le choix d'arrêter prématurément la commercialisation de la M3 en attendant la prochaine génération et de temporiser la mise à niveau de certaines motorisations comme le V8 (50i) proposé sur les Série 5, 6 et 7. D'ailleurs, la Série 7 ne devrait être disponible qu’avec une motorisation diesel ou une motorisation hybride essence/électrique jusqu'en 2019.

BMW Série 7 740le xDrive

Véhicules hybrides

Outre les moteurs essence, les voitures hybrides sont aussi les principaux véhicules concernés par l’application de la nouvelle norme. D’une part, la plupart des véhicules hybrides font appel à un moteur essence. D’autre part, avec le passage à la procédure WLTP, le mode de calcul des véhicules hybrides a été revu, ce qui est susceptible d’augmenter sensiblement les émissions de CO2 mesurées lors du cycle d’homologation.

Si un véhicule hybride (à fortiori lorsqu’il est rechargeable) consomme moins de carburant, aux alentours de 40 g de CO2 /km, les émissions de particules fines sont alors aussi émises en quantité moindre (de 2 à 3 fois par rapport à un véhicule essence).

Toutefois, ces émissions de particules fines restent trop élevées par rapport aux nouvelles normes Euro 6c, qui imposent une réduction des émissions de particules fines de facteur 10 par rapport à la norme précédente. Dès lors, même pour un véhicule hybride rechargeable, il est difficile de respecter ces nouvelles normes sans l’adjonction d’un filtre à particules.

Volkswagen Golf GTE

Or, avec la présence de deux moteurs ou plus, des batteries, de l’électronique de puissance et du câblage haute tension, la place dans le compartiment moteur et sous le châssis (tunnel de transmission) est comptée, ce qui rend difficile (voire impossible) l'implantation d'un filtre à particules si ce besoin n’a pas été anticipé lors de la conception du véhicule.

C’est notamment le cas des véhicules hybrides rechargeables les plus « anciens » tels que l’Audi A3 Sportback e-tron (ou sa cousine Golf GTE) dont le début de production remonte à fin 2013. Pour les voitures hybrides les plus récentes (Volvo par exemple), l'intégration d'un filtre à particules s'avère plus aisée car cette étape a pu être planifiée lors de la génèse de ces modèles.

Quelques constructeurs (tels que BMW, Mercedes, Volkswagen) ont donc fait le choix de stopper les commandes de leurs modèles hybrides, de manière à ce que les livraisons de ces modèles ne s'étendent pas au-delà du mois d'août 2018: soit la production de ces modèles est définitivement stoppée en attendant la prochaine génération d’hybride, soit les motorisations sont en cours de modification avant d'être à nouveau commercialisées.

Mitsubishi Outlander PHEV

Enfin, d'autres constructeurs tels que Toyota et Mitsubishi n’ont pas besoin de filtres à particules et pour cause: leurs véhicules hybrides font appel à des moteurs essence à injection indirecte (comme la Prius ou l'Outlander PHEV par exemple) qui présentent des niveaux d’émissions suffisamment faibles en matière de particules fines.

En revanche, les nouvelles procédures d’homologation vont tout de même affecter ces deux constructeurs. Si les émissions de CO2 restent exprimées selon le cycle NEDC (jusqu’au 1er janvier 2019), il s’agit désormais d’une donnée virtuelle, c’est-à-dire que les émissions de CO2 sont mesurées selon le cycle WLTC puis converties en équivalent NEDC, selon une table de conversion éditée par la Commission Européenne.

D'autre part, par rapport aux anciennes normes, les émissions de CO2 sont pondérées en fonction des options du véhicules (par exemple, des pneus de plus grande taille peuvent influencer négativement les émissions de CO2 à cause de leur résistance au roulement plus élevée). Enfin, les nouvelles procédures d'homologation pénalisent, à raison de quelques grammes de CO2 par kilomètre, les véhicules hybrides ayant une faible autonomie (de l'ordre de moins de 40 kilomètres) par rapport aux anciennes normes.

Toyota Prius PHEV - hybride rechargeable

Ainsi, la Prius voit ses émissions passer de 70 grammes de CO2 / km (selon la norme Euro 6b) à 78 g de CO2 par kilomètre avec la nouvelle norme (mesures selon les procédures WLTP converties en équivalent NEDC), alors que la voiture est identique.

Cette hausse des émissions de CO2 peut avoir un impact, en particulier, sur les véhicules de société dont la déductibilité dépend directement du niveau d’émissions de CO2 dans de nombreaux pays. Autre exemple: à Londres, si la politique tarifaire n'évolue pas, la Prius sera désormais sujette au péage de la redevance journalière, ses émissions dépassant le seuil de 75 grammes de CO2 par kilomètre.

Les 10 derniers commentaires sur le sujet (voir les 49 commentaires):

Guillaume Darding [administrateur]

09 novembre 2018 à 22h58

Bonjour Gilles et merci pour vos encouragements!
Il existe effectivement des sociétés qui permettent, en changeant la ligne d'échappement complète (retrofit), d'homologuer un véhicule selon les dernières normes. Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que ce type de modifications a un coût important (on parle de plusieurs milliers d'euros par véhicule) et qu'il faut donc que le jeu en vaille la chandelle.
Il n'est pas question aujourd'hui de stopper la vente de véhicules d'occasion Euro 4. En fait, la seule chose qui pourrait vraiment être génante, c'est que ce type de motorisation sera rapidement interdite dans les zones régulées par la vignette Crit'Air en France et dans les zones à basses émissions à l'étranger. Je doute toute de même que ces zones soient le terrain privilégié d'utilisation des Multivan, donc, je vois un intérêt relativement limité à proposer un rétrofit.
N'hésitez pas à me contacter par mail (vous trouverez le lien vers mon adresse en page d'accueil) si vous voulez plus de détails sur les possibilités de retrofit.

15 novembre 2018 à 18h47

bonsoir
Et Merciiiiiiiiiiiiiiiiiii trop fort cela fait toujours plaisirs de partager des avis avec un pro .
merci
Husq46

08 décembre 2018 à 19h51

Encore merci Guillaume pour la qualité de vos sujets et vos explications.
Juste pour commenter le sujet ou nombre d'utilisateurs se posent comme moi le choix de remplacer leurs Diesels par des hybrides, Hybrides rechargeables et par conséquent dans de nombreux cas de passer à l'essence.
Guillaume l'a déjà dit, nous sommes dans une période de transition compliqué et pour les gros rouleurs, et/ou les utilisateurs de véhicules d'un certain volume et poids ( Berline , Monospaces 7 places , SUV
grands et intermédiaires ), le choix du Diesel reste pertinent pour ceux qui remplacent leurs véhicules tous les 24-36-48 mois max, (ensuite on y verra plus claire dans les choix technologique des constructeurs ).
Outre le fait que les consommations des diesels restent raisonnables et très inférieurs sur les parcours de + de 100km, on s'aperçois que le tarif ( surtout les taxes ! ) du Diesel VS l'Essence va certainement stagner dans ces 2 à 3 prochaines années , ces moteurs ont fait preuve généralement de fiabilités correctes pour les gros rouleurs et n'oubliez pas qu'actuellement, il est très facile d'obtenir des rabais conséquents sur ces Diesels ( entre 20 et 30%) chez nombre de concessionnaires qui peuvent faire la différence par rapport à l'achat d'un hybride.

Merci
Guillaume Darding [administrateur]

11 décembre 2018 à 23h28

Bonjour Husq46, merci pour vos encouragements et votre bilan avec lequel je suis effectivement en phase!
Charles Laroche

14 décembre 2018 à 21h31

Bonjour Guillaume, comme bien d'autre j'apprécie votre dévouement à cette rubrique.
Elle nous aide beaucoup. Cependant, et excuse moi de revenir sur l'hybride RAV4 2019, cette voiture dite rechargeable ne serait capable que de faire 3 Km 100% électrique.
Etant donné l'expérience de Toyota dans ce type de véhicule vs Lexus, il serait intéressant qu'une personne aussi éclairée, j'allais dire instruite, nous apporte ses connaissance en la matière afin de nous permettre de choisir en connaissance de cause.
Le catalogue Toyota en 2018 indique pour ce modèle des consommations NDEC corrélées et il faut creuser pour apprendre que ce modèle 2019 serait homologué Euro 6c.
Dans le même temps, KIA présente un Sportage homologué Euro 6d Temp et annove une consommation homologué WLTP avec des consommation moindre de RAV4 Hybrise.
Le Kia est pénalisé au niveau de Bonus-Malus et la Toyota récompensé.
Sans parlé du coût moindre.
Que l'on m'explique, ainsi qu'aux autres lecteurs ce que je n'ai pas compris.
Merci d'avance Guillaume.
Guillaume Darding [administrateur]

17 décembre 2018 à 09h39

Bonjour Charles,

Le RAV4 hybride ne peut effectivement pas parcourir plus de 3 km en mode électrique: ce n'est effectivement pas un hybride rechargeable, mais une "simple" hybride dont la batterie se recharge majoritairement grâce à l'énergie récupérée au freinage. Dans la gamme Toyota, il n'y a que la Prius Plug-in qui est rechargeable actuellement.

En ce qui concerne les consommations, même si Kia communique les valeurs WLTP, ce ne sont pas ces valeurs là qui sont prises en compte dans le calcul du malus, c'est forcément la valeur NEDC corrélée qui est utilisée (à ma connaissance, au moins jusqu'en septembre 2019, voire plus tard).

Que ce soit en Euro 6c ou Euro 6d temp, les 2 véhicules ont été mesurés selon le cycle WLTP. Je vous invite à lire un de mes autres articles à ce sujet, en espérant que cela clarifie la situation: https://www.guillaumedarding.fr/normes-euro-6-comment-s-y-retrouver-3723380.html
Mike

16 janvier 2019 à 14h37

Très bel article!
Je vois en vous un fin connaisseur.
Savez vous comment et ou peut on trouver les taux d’émission de particules fines et NOx pour les différents véhicules ?
J’aimerai changer de véhicule pour moins contribuer au réchauffement climatique (consommation faible) tout en n’émettant que peu de particules.
Je roule en RX 450 et aimerai passer au NX mais voudrait être sûr qu’il émet peu de particules.
Je pense qu’il s’agit du meilleur compromis actuellement (batteries mis à part)
Guillaume Darding [administrateur]

17 janvier 2019 à 02h12

Bonjour Mike,

merci pour vos encouragements!

Concernant les émissions de NOx, Emissions Analytics (EQUA index) détient une base de données conséquente de véhicules mesurées en conditions de conduite réelle. Vous ne retrouverez pas les valeurs exactes mesurées, mais l'index de qualité de l'air permet déjà de se faire une bonne idée. https://equaindex.com/

Concernant les émissions de particules fines, c'est un sujet plus délicat car cette composante est plus difficile à évaluer. Néanmoins, certains organismes comme l'ADAC communiquent ces valeurs (mais pas en conditions de conduite réelles, il s'agit de valeurs mesurées par leurs propres soins en laboratoire similaires aux tests d'homologation). D'autre part, le nombre de véhicules testées reste assez faible (environ une centaine depuis septembre 2016). https://www.adac.de/infotestrat/tests/eco-test/ (en allemand - les véhicules concernées sont ceux répondant aux normes "Schadstoffklasse" Euro 6c ou Euro 6d temp)
Valentin

21 décembre 2019 à 20h07

Bonsoir Guillaume. Un passage à l'E85 est il possible malgré la présence d'un F.A.P ? Merci et Bravo pour ce superbe site !
Guillaume Darding [administrateur]

22 décembre 2019 à 23h19

Bonjour Valentin, merci pour vos encouragements !

un filtre à particules essence ne devrait pas poser de problème normalement dans le cadre d'une adaptation flexfuel. Néanmoins, étant une technologie nouvelle, il faut bien le signaler à l'entreprise qui posera un boîtier ou reprogrammera le calculateur. Dans certains cas, certains préfèreront ne pas s'y risquer et dans le cas contraire, il faudra un peu de travail supplémentaire dans les algorithme pour tenir compte de la présence du FàP.

Dans tous les cas, il n'est pas possible de modifier sa carte grise en tant que véhicule flexfuel, c'est explicitement exclus des conditions d'homologation.

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Hier

Bonjour Chevallier, votre commentaire à propos de l'efficacité des systèmes SCR repose sur des données qui sont obsolètes car elles reposent sur les normes Euro 6b. Les SCR ont largement évolué depuis : plus proches du moteur et injecteurs plus performants en particulier. D'autre part, je rappelle que les SCR existent depuis de nombreuses années sur les poids lourds, donc les constructeurs n'ont pas attendus de les implanter dans les lignes d'échappement des automobiles pour découvrir subitement des problèmes de températures, "niant" tous les problèmes comme vous l'affirmez ! Concernant Amminex, si la technologie est prometteuse, elle est identique, dans son concept à de l'Adblue !!! Le SCR consiste à faire réagir du NH3 avec le NOx. La différence dans le cas d'Amminex (ou Faurecia ASDS, c'est selon), c'est que le NH3 est stocké directement à l'état gazeux tandis que dans le cas de l'Adblue, il faut convertir le liquide en gaz puis l'urée en NH3. Soit, mais le NH3 gazeux, il faut le stocker, ne pas le relâcher dans la nature (c'est un gaz toxique) et contrôler le débit dans les gaz d'échappement. Donc, la solution Amminex a aussi ses défauts, mais surtout, comment concevez-vous le changement de cartouche une fois celle-ci vide ? D'ailleurs, il faut un minimum de 2 cartouches (le temps de pouvoir changer la cartouche vide, la réduction des NOx doit impérativement être opérationnelle - donc question encombrement, c'est franchement discutable) et il y a un grand risque d'avoir un nombre incalculable de références de cartouche. Et qui va les changer ? Pensez-vous que tous les constructeurs vont s'entendre sur une seule référence de cartouche ? La manipulation de cartouche NH3 ne peut pas être faite pas n'importe qui (notamment, il est impensable de se retrouver avec des cartouches dans la nature). La technologie Amminex a fait ses preuves sur des flottes de bus, mais vous la survendez allègrement. En l'état, elle ne peut pas être déployée sur des véhicules particuliers : en raison de ses contraintes, probablement de son coût, mais surtout, les systèmes SCR avec AdBlue sont largement compétitifs en terme d'efficacité.

Guillaume Darding à propos de l'article «Présentation moteur : Mazda Skyactiv-X»

Hier

Bonjour David, le Skyactiv-X est effectivement équipé d'un système EGR et d'un filtre à particules (voir le paragraphe au sujet de l'échappement). Concernant la fréquence plus élevée du changement des bougies pour le Skyactiv-X, elle est surtout due à la présence de l'EGR refroidi par eau (même phénomène pour le Skyactiv-G 2.5 turbo, non commercialisé en Europe) et non au mode de combustion du moteur.

Chevallier à propos de l'article «Normes Euro 6 : vue d'ensemble»

Hier

Normes Euros 6, entre la poire et le fromage. ….s’agissant des moteurs diesel, dont la critique des systèmes Adblue (injection d’urée dans un catalyseur de réduction des Nox SCR) reste à faire. Les constructeurs automobiles ont mis une chape de plomb sur le manque patent d’efficience et de fiabilité des systèmes d’injection d’Adblue (solution aqueuse (32,5% d’Urée + 67, 5% d’eau distillée) qu’ils ont développés …de l’aveu même des sous-traitants comme Faurecia que le fabrique pour PSA, ne parvenant qu’à réduire seulement 32% des Nox d’un moteur diesel, violant délibérément la norme Euro 6b. Des réservoirs d’Adblue, curieusement sans évent d’arrivée air atmosphérique, ceux de 2015 de 1ère génération, des constructeurs ayant oublié leurs classiques (ce vase d’Eme Mariotte, des années 1660, qui l’avait…) avec des pompes immergées très vite défaillantes, des causes de surcharges, mal identifiées, conduisant aussi à des injecteurs obturés par une Urée assez corrosive, au même titre que la soude caustique, corrodant les aiguilles… Des définitions de composants mal calibrées eu égard à l’endurance qu’en attendaient les automobilistes diésélistes, un plancher de 160 000 Km, sans ennui… Des constructeurs qui ont sous-estimé la stabilité dans le temps de cet Adblue, niant sa décomposition avec la température entre 30-41°C, niant l’évaporation de l’eau de la solution, liée à l’agitation du roulage, faisant croitre dans le temps la viscosité cinématique de cette solution (coagulation partielle des molécules d’Urée)… de même que la cristallisation de celles-ci sous température négative de -11°C, obligeant à installer un réchauffeur dans le réservoir. Des automobilistes abusés, dans la p’urée au regard de cette norme Euro-6b, en vigueur depuis septembre 2015, qui croyaient ne pas polluer l’environnement (Nox) brutalement contraints, sous OBD inquisiteur, aux remplacements forcés de leur Kit Adblue défaillant, souvent à leurs frais, remplacés par de flambants Kits réservoirs-pompes, qui, sans améliorer le petit 32% d’efficience de dépollution, sont en évolution masquée par des constructeurs voulant en améliorer l’endurance, sans se mouiller, sans en informer les propriétaires des véhicules, y ayant fait intégrer, à la hussarde, un mécanisme d’auto-nettoyage qui se manifeste par une nette émission de décibels durant 5 à 6 secondes, à chaque mise à l’arrêt du véhicule... des automobilistes cobayes, alimentant les comptes d’exploitation des Faurecia-Plastic-Omnium & consorts. …Quantité de ceux-là, échaudés, qui, s’ils avaient eu vent de cette galère, auraient reporté leurs achats sur des véhicules à essence, dès 2015. Un Diesegate à l’intérieur de l’autre… que l’on ne veut pas voir ? D’autant plus que cette technologie de l’Adblue est clairement dans l’obsolescence, depuis la prise de contrôle de la startup danoise, Amminex, à 91,5 % par l’équipementier Faurecia au mois de décembre 2016, 5 années déjà... Une startup qui a développé, dans les années 2012, une solution innovante, économique et très performante, venant à bout des 99 % d’émissions d’oxyde d’azote d’un moteur diesel, un procédé de stockage de l’ammoniac sous forme solide, par l’utilisation de sels métalliques de chlorure de Strontium, agissant comme une éponge, stockant de grande quantité d’ammoniac, sous un très faible volume, aisément utilisable à travers un classique catalyseur SCR, pour réduire ces Nox en Azote gazeux et en vapeur d’eau, des gaz inoffensifs pour l’environnement. Un système ASDS (Ammonia Storage and Delivery System), dont on attend fébrilement les Kits de remplacement pour les installer sans difficulté, en lieux et place, puisque beaucoup moins encombrant que leurs aïeux "Kits Adblue" défaillants et obsolètes, l’atmosphère des villes n’en pouvant plus d’attendre… On peut se poser la question si ces 5 années n’ont pas plutôt, chez Faurecia, servi à développer cette catalyse, sans poison, de l’Ammoniac ou l’Hydrazine pour en tirer l’Hydrogène nécessaire à la pile à combustible des futurs véhicules de tourisme, électrifiés... ? Un moyen danois pour d’abord permettre à ces automobilistes, d’amortir l’investissement de leur véhicule diesel sur plus longue période de roulage, sans interdiction d’utilisation… Donner du temps au temps pour qu’ils puissent économiquement passer à l’électrique ensuite…

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