Présentation moteur: Audi 2.0l TFSI

Présentation moteur: Audi 2.0l TFSI

Publié le 05 octobre 2016

Le 2.0l TFSI est un moteur essence stratégique pour Audi et plus largement le groupe Volkswagen car il équipe une large part de la gamme du constructeur, de la citadine (Audi S1) à la grande berline routière (Audi A6, Audi A7). En outre, il est présent dans de nombreux modèles des autres constructeurs du groupe.

La dernière évolution du 2.0l TFSI, qui équipe la nouvelle Audi A4 depuis fin 2015, s’inscrit dans la tendance du « rightsizing » et du « downspeeding » (à l'image de Mazda): il s’agit d’améliorer le rendement du moteur à bas régime et moyen régime, cette plage étant plus représentative des modes réels d’utilisation d'un moteur.

Audi A4 2.0l TFSI - sous le capot

Cette approche prend le contrepied du « downsizing » qui consiste à réduire au maximum la cylindrée des moteurs et à réduire le nombre de cylindres. Ainsi, le 2.0l TFSI de dernière génération prend le relais à la fois du 1.8l TFSI et du 2.0l TFSI (dans ses déclinaisons de puissance les plus faibles).

Historique

Le 2.0l TFSI est un moteur présent dans la gamme du groupe Volkswagen depuis 2004. La première génération du 2.0l turbo à injection directe, s’articulait d’un bloc moteur essence existant (EA 113), avant de reposer sur un bloc moteur développé spécifiquement pour les moteurs à injection directe (EA 888).

Le développement du moteur EA 113 n’a pas été abandonné pour autant, notamment dans ses variantes sportives: il équipait notamment les Audi TTS de précédente génération et les Golf R de sixième génération. Leurs remplaçantes utilisent désormais le EA 888.

Volkswagen Golf 6 R - moteur EA 113

La première génération du moteur EA 888 a été produite à partir de la mi-2007. Le moteur répondait alors aux normes de dépollution Euro 4. La deuxième génération de ce moteur est apparue en septembre 2008 afin de satisfaire les normes Euro 5. La troisième génération, commercialisée depuis fin 2011, a été développée en vue des normes Euro 6.

La dernière évolution du 2.0l TFSI, dénommée Génération 3B, est proposée depuis fin 2015. Elle anticipe la mise en application de l’évolution des normes Euro 6 applicables en 2017. Ces dernières imposent une réduction significative des émissions de particules fines.

Architecture

Le 2.0l TFSI est un 4 cylindres en ligne essence pouvant être monté aussi bien en position longitudinale (Audi A4 par exemple) qu'en position transversale (Audi A3 par exemple). Il s'articule autour d'un bloc moteur réalisé en fonte grise. La cylindrée de 2.0l est obtenue par un alésage de 82,5 mm pour une course de piston de 92,8 mm. Il s’agit donc d’un moteur de type longue course privilégiant le couple à bas régime plutôt que les hauts régimes de rotation.

Le moteur est pourvu de 2 arbres d’équilibrage. Dans le cas du EA 113, ceux-ci sont logés sous le vilebrequin. Pour l’EA 888, les arbres ont été positionnés plus haut et sont intégrés dans le bloc moteur. Cette disposition au-dessus du centre de gravité du moteur permet d’être encore plus efficace en matière de réduction des vibration (moins de mouvement de rotation autour de l’axe du vilebrequin) au bénéfice du confort général.

moteur Audi EA 888 Génération 3B

Dans sa version EA 113, le taux de compression s’élève à 10.5:1. Les versions les plus puissantes (du type Golf R de sixième génération) ont un taux de compression plus faible à 9.8:1. Tous les moteurs de la famille EA 888 partagent un taux de compression de 9,6:1, à l’exception notable du moteur équipant l’Audi S3 qui voit son taux de compression réduit à 9,3:1. Enfin, dans sa dernière évolution (3B), le taux de compression est significativement plus élevé (11,7:1)

A partir de la génération 2 de la famille EA 888, la lubrification du moteur se fait à l’aide d’une pompe à huile à débit régulé, c’est-à-dire que le débit de la pompe peut être réduit indépendamment de la vitesse de rotation du vilebrequin.

Distribution

Les moteurs EA 113 utilisent une distribution par courroie crantée tandis que les moteurs de la génération EA 888 font appel à une distribution par chaîne. Les soupapes sont actionnées à l’aide de linguets à rouleaux.

Chaque cylindre est équipé de 4 soupapes (deux à l’admission, deux à l’échappement). Dans le cas des moteurs de type EA 113 et EA 888 de première génération, le calage variable des soupapes se fait uniquement à l’admission sur une plage de 42° (60° dans le cas du EA 888). Les générations suivantes peuvent compter sur le calage variable des soupapes à l’admission et à l’échappement.

A partir de la génération 3 (et sur les 2.0l TFSI montés longitudinalement de la génération 2), l’arbre à cames côté échappement est équipé de l’AVS (Audi Valvelift System): pour chaque soupape, l’arbre à cames comporte 2 profils de cames différents: un adapté pour les bas régimes, un pour les hauts régimes.

A bas régime (inférieur à 3.000 tr/min), les soupapes d’échappement ne sont ouvertes qu’aux deux tiers de leur course totale et sur une durée restreinte. A haut régime, les soupapes utilisent la totalité de leur course et s’ouvrent plus longuement.

L’AVS permet de favoriser la disponibilité du couple à bas régime en évitant le retour des gaz d’échappement à l’intérieur du cylindre tout en garantissant un niveau de puissance élevé dans les plus hauts régimes. La sélection du profil de came se fait par le déplacement transversal de l’arbre à cames.

Pour ce qui concerne les moteurs de la génération 3B, l’AVS est désormais monté sur l’arbre à cames d’admission et non plus côté échappement. Ce changement de disposition a été dicté par le fait que le moteur peut aussi bien fonctionner selon le classique cycle de Beau de Rochas ou selon un cycle s’inspirant du cycle de Miller.

comparaison cycle Miller / cycle Beau de Rochas

Au contraire du classique cycle de Miller qui consiste à fermer tardivement la soupape d’admission alors que le moteur est en phase de compression (le piston remonte dans le cylindre), Audi a plutôt choisi une faible durée d’ouverture des soupapes d’admission (140° d’angle vilebrequin), une levée des soupapes plus faibles et une fermeture prématurée (avant que le piston n’atteigne le point mort bas dans sa phase de descente). Dans les deux cas, le but reste identique: étant donné qu’il y a moins d’air admis dans le cylindre, la phase de compression demande moins d’énergie et la phase de détente (celle qui produit effectivement de l’énergie), plus longue que la phase de compression, permet alors d’obtenir un meilleur rendement du moteur.

Ce type de cycle est utilisé depuis de nombreuses années sur les véhicules hybrides Toyota (cycle Aktinson) et plus récemment sur d'autres motorisations du constructeur japonais (Toyota 1.2l turbo). Il est particulièrement efficace à faible et mi-charge où le moteur offre un meilleur rendement. En contrepartie, sous forte charge, la puissance est limitée.

Afin de pallier ce défaut et de proposer des puissances élevées à haut régime, l'AVS change de profil de came d'admission lorsque le moteur est fortement sollicité (aux environs de 3.000 tr/min). Le moteur fonctionne alors selon le cycle Beau de Rochas (levée complète des soupapes d’admission et ouverture des soupapes pendant 170°).

Admission

Les canaux d’admission sont équipés de volets destinés à améliorer la circulation de l’air à bas régime. Lorsque le régime moteur est inférieur à 3.000 tr/min, les volets sont levés afin d’initier un fort mouvement de turbulence vertical (le tumble) et d’obtenir un mélange air/carburant plus homogène à l’intérieur du cylindre. A haut régime, les volets sont abaissés afin de maximiser l’apport en air dans le cylindre, le débit plus important favorisant, par ailleurs, la formation du tumble.

A partir de la génération 3, ces volets ont été modifiés. Ils sont devenus asymétriques : la partie gauche est légèrement réhaussée tandis que la partie droite du volet est rabaissée. Cette configuration permet à la fois de générer le tumble ainsi qu’un tourbillon (swirl) à l’intérieur du cylindre.

Echappement

Les gaz d’échappement sont évacués du cylindre à travers un collecteur en fonte d’acier. A partir de la troisième génération, le collecteur est intégré dans la culasse (réalisée à partir d'alliages d’aluminium) et refroidi par liquide.

Avec le collecteur intégré dans la culasse, lors d’un démarrage à froid, le liquide de refroidissement peut atteindre sa température de fonctionnement plus rapidement. En fonctionnement normal, le refroidissement du collecteur d’échappement permet de refroidir les gaz d’échappement : la turbine du turbocompresseur est soumise à des températures moins sévères et il n’est plus utile de fonctionner en mélange riche à haut régime pour refroidir les gaz d’échappement.

Volkswagen 2.0l TSI EA 888 - collecteur d'échappement intégré dans la culasse

Dans les deux cas, le schéma du collecteur est un schéma 4-2-1 : les cylindres 1 et 4 sont dissociés des cylindres 2 et 3 avant que les deux canaux ne se rejoignent juste avant l’entrée du turbocompresseur.

A partir de la génération 3B, le turbocompresseur a été retravaillé au niveau du carter de turbine côté échappement. Les gaz d'échappement viennent impacter la turbine côté échappement à la fois de manière radiale et axiale (traditionnellement, les gaz d'échappement entraînent la turbine en arrivant radialement avant d'être évacués de manière axiale). Afin de s'accommoder à ce nouveau chemin des gaz d'échapement, le dessin des ailettes de la turbine a été profondément revu.

Ainsi, les efforts exercés sur la turbine côté échappement sont significativement réduits, au bénéfice de la réactivité du turbo lors d'une accélération soudaine.

D’autre part, la troisième génération de la famille EA 888 compte sur une soupape de décharge (wastegate) électrique (au lieu d’une soupape pneumatique). L’actionneur électrique permet une gestion beaucoup plus fine de la pression de suralimentation du turbo grâce à sa plus grande réactivité et ce, à tous les régimes de fonctionnement moteur.

Lorsque le moteur est froid, la wastegate réduit sensiblement la pression du turbocompresseur. Il y a donc plus de gaz d’échappement passant directement du collecteur au catalyseur. Ces gaz d’échappement sont plus chauds que les gaz d’échappement transitant par le turbocompresseur, le catalyseur monte donc plus vite en température.

Enfin, lorsque le moteur est sollicité (avec une conduite de type sportive), la wastegate électrique étant plus réactive, le moteur paraît plus souple à l'usage et les phénomènes de sifflement du turbocompresseur sont largement atténués.

Injection

L’injection se fait directement dans les cylindres à l’aide d’injecteurs à 6 trous (un seul trou dans le cas du moteur EA 113). La pression d’injection a progressivement évolué de 110 bar (EA 113) à 200 bar (EA 888 de troisième génération).

Audi 2.0l TFSI EA 888 - injection directe et injection indirecte

De plus, à partir de la troisième génération, l’injection directe est complétée par une injection indirecte multipoint (un injecteur dans le canal d’admission par cylindre). L’injection indirecte permet de résoudre un problème important qui peut survenir avec l’injection directe lorsque le moteur est faiblement sollicité: l’émission de nombreuses particules fines. Hors, dès 2017, les moteurs essence devront répondre aux mêmes normes que les moteurs diesel sur ce critère.

Dès lors, l’une des solutions pour pallier à ces émissions importantes est d’utiliser l’injection indirecte en complément de l’injection directe. Lors du démarrage (à froid ou à chaud), l’injection se fait directement à l’intérieur des cylindres jusqu’à ce que la température du liquide de refroidissement atteigne 50 °C environ.

Audi 2.0l TFSI EA 888 - diagramme injection directe / injection indirecte

Une fois le moteur à température et en fonction de la charge moteur (pression sur la pédale d’accélérateur) et du régime moteur, l’injection se fait de manière indirecte (principalement à faible charge) ou directe.

Refroidissement

Jusqu’à la deuxième génération du moteur EA 888, le refroidissement moteur se fait de manière classique avec un thermostat qui détermine si le liquide de refroidissement circule ou non à travers le radiateur.

A partir de la troisième génération, la gestion de la température moteur fait appel à un module électronique pour réguler plus finement la température des différents composants moteur. Outre la séparation du circuit de refroidissement en plusieurs circuits, la régulation de la circulation est variable à travers les différents circuits.

Lors d’un démarrage à froid, le liquide de refroidissement stagne au sein du bloc moteur et de la culasse. Une fois que la température du liquide atteint 90° dans le bloc moteur, le module ouvre progressivement le circuit de refroidissement selon un circuit court : une petite quantité du liquide de refroidissement passe du bloc moteur à la culasse puis par le turbo et la pompe à eau avant d’être réinjectée dans le bloc moteur.

Lorsque la température du liquide de refroidissement est suffisamment élevée, le module électronique va commander le passage du liquide de refroidissement à travers le radiateur d’huile moteur et de boîte de vitesses afin d’accélérer la mise en température de l’huile moteur.

Une fois les fluides (huile et liquide de refroidissement) à température, la gestion de la température est optimisée selon le mode d’utilisation. A faible charge et à bas régime, le module électronique laisse la température du liquide de refroidissement atteindre la température de 105 °C: il n’y a pas ou peu de liquide de refroidissement circulant à travers le radiateur. Dès que la charge moteur est plus importante, la température du liquide descend à 85 °C: la majeure partie du liquide de refroidissement passe à travers le radiateur principal.

Grâce à cette régulation dynamique, la mise à température du bloc moteur et des fluides est plus rapide qu’à travers un circuit de refroidissement classique. D’autre part, la circulation de liquide étant réduite à faible charge, la demande de puissance de la part de la pompe à eau est plus faible, au bénéfice du rendement moteur et de la consommation de carburant.

Lorsque le moteur est coupé, une pompe à eau additionnelle peut entrer en fonction selon les besoins. Celle-ci est alimentée électriquement et elle permet d’éviter une surchauffe du turbocompresseur. De plus, elle permet aussi au liquide de circuler à travers le radiateur de chauffage afin de maintenir l’habitacle à la température désirée. Cette pompe peut être active jusqu’à 30 minutes après l’arrêt du moteur.

Production

Le 2.0l TFSI est un groupe motopropulseur fabriqué au sein de plusieurs usines à travers le monde. Le moteur est produit à la fois en Hongrie dans l’usine de Győr, au Mexique dans l’usine de Silao et en Chine.

tableau comparatif technique EA 113 / générations EA 888

Crédits photos: Audi / Volkswagen / Guillaume Darding

Les 10 derniers commentaires sur le sujet (voir les 44 commentaires):

olivier_29

22 décembre 2018 à 21h05

Bonjour Guillaume

Je suis le "malheureux" possesseur d'1 Q5 2.0 TFSI de 2009
J'ai pu faire refaire la segmentation aux 100.000 kms (30% à ma charge) pour 1 montant de 8.500euros (y/c aussi la chaine) . Je pensais mes problèmes résolus ..mais depuis (1500kms effectués) le véhicule continu à "bruler" de l'huile. Le problème s'est même accentué récemment avec 1 perte de 1l/150kms!!!
La concession situe maintenant le problème au niveau du turbo. Elle va rentrer à nouveau en concession
Qu'en pensez vous? J ai un peu de mal à leur faire confiance et doute maintenant et de la qualité de la réparation et de leur compétence.
Merci pour votre expertise
Amicalement
Olivier
Guillaume Darding [administrateur]

22 décembre 2018 à 22h51

Bonjour Polo r,

le moteur de la Polo R WRC fait partie de la famille EA113. La pression d'injection est donc de 110 bar, la pompe à huile à un débit variable uniquement en fonction de la vitesse du vilebrequin et la gestion du circuit de refroidissement se fait classiquement à l'aide d'un thermostat.
Guillaume Darding [administrateur]

22 décembre 2018 à 23h06

Bonjour olivier_29,

tout d'abord, désolé pour les désagréments que vous encourez... Il y a quelquechose qui me chagrine dans votre récit. Si je comprends bien, vous avez fait réparer votre véhicule (segmentation) en raison d'une consommation d'huile importante (ce qui est effectivement un problème connu sur certains TFSI) et lorsque vous avez repris votre véhicule, vous avez constaté que le problème n'était pas résolu? Si ma compréhension est la bonne, votre concession est en défaut car elle a une obligation de résultat! Peut-être que votre moteur souffrait simultanément d'un problème de segment et de turbo, mais votre garage aurait normalement dû vous le signaler et établir un devis en ce sens.

Maintenant, il est possible que le garage ait jugé bon de changer la segmentation pour d'autres motifs, à voir quelle a été la raison initiale qui a conduit à cette intervention. Et dans ce cas-là, il sera difficile de se retourner contre votre concession.

Dans un premier temps, il est important de clarifier ce point car il va en dépendre la prise en charge de vos réparations (si manquement du garage il y a eu, ce dernier devra normalement prendre en charge totalement la première réparation ou la deuxième). Je vous conseille donc, pour le moment, de continuer les discussions avec votre concession avant toute intervention.
olivier_29

23 décembre 2018 à 22h21

Bonjour Guillaume

Effectivement lors du 1er diagnostic à propos de la surconsommation d'huile la concession ne m'a parlé que des segments et de la chaine de distribution mais aucunement d'un autre souci sur le moteur.
Maintenant ils supposent que le turbo est en cause.
N'étant pas un spécialiste comment autant d'huile peut s'échapper en rapport avec la partie turbo.
Le problème ne touchera t il pas 1 autre organe encore après et/ ou ce bloc moteur n'est il pas globalement problématique?
Cordialement
Guillaume Darding [administrateur]

27 décembre 2018 à 23h13

Bonjour olivier_29,

la lubrification du turbo, étant les vitesses importantes de rotation (généralement supérieures à 200.000 tr/min), est indispensable à son bon fonctionnement, notamment au niveau des paliers. Dans une certaine mesure, la circulation d'huile permet de refroidir le turbo.

Donc, il se peut évidemment qu'il y ait une fuite d'huile au niveau du turbo qui engendre la surconsommation d'huile. En toute logique, une fois le turbo remplacé, la consommation d'huile devrait être significativement réduite.

A mon avis, comme je l'indiquais précédemment, il y a des points à discuter en matière de prise en charge pour la réparation du turbo et/ou de la segmentation (bien que cette dernière a déjà été prise en charge partiellement si j'ai bien compris votre message), étant donné que vous avez initialement confié votre véhicule pour un problème de surconsommation d'huile et que celui-ci n'est pas résolu après les réparations effectuées.

Sur le 2.0l TFSI, il y a vraisemblablement les EA888 de génération 1 et de génération 2 (moteurs produits entre 2008 et 2012 environ) qui sont particulièrement touchés. Il ne s'agit donc pas tant d'un problème de conception du bloc moteur en lui-même, mais plutôt de certains composants périphériques (segmentation et turbo).
Jordan

11 février 2019 à 18h35

Bonjour a tous,
je serais tenté de reprendre une golf 6 GTI mais j aimerais bien quelques renseignements au niveau des problèmes de tendeur et de chaines de distribution de ce fameux moteur EA888 .
A quelle période ce problème a-t- il été résolu?
Guillaume Darding [administrateur]

11 février 2019 à 22h53

Bonjour Jordan,

à ma connaissance, le tendeur de chaîne fautif a été changé à partir de fin 2010 sur les véhicules neufs. SI le véhicule que vous avez en vue date d'avant, il faudrait idéalement que la distribution ait été refaite après 2011 (je ne suis pas sûr qu'il y ait eu un rappel et sur quels moteurs exactement si cela a été le cas...)

13 février 2019 à 09h36

Bonjour, bravo pour l'article
Nous utilisons actuellement sur un de nos projet moteur la base CJXC 221kW (issue de Seat Leon Cupra) en moteur tronc. Pour nous c'est clairement un EA888 2.0L Gen3.
On nous propose maintenant d'utiliser à la place une base moteur tronc DJHA/DJHB (228kW/213kW). Est-ce une base moteur Gen 3 ou Gen 3B ? Ceci est d'importance car si c'est un Gen 3B il y a une grosse différence de CR et le pilotage de l'AAC d'admission n'est pas prévu dans ce projet... donc refonte totale du projet (calibrations à refaire)
Merci d'avance de votre retour
Quentin

13 février 2019 à 11h53

Bonjour, merci et bravo pour cet article très instructif. On ne se rend pas compte à quel point ces petits moteurs sont des bijoux de technologie. Ce qui ne rime pas toujours avec fiabilité mais leur conception est néanmoins très intéressante.

Merci, j'ai appris plein de choses !
Guillaume Darding [administrateur]

13 février 2019 à 23h17

Bonjour Stephane et Quentin, merci pour vos encouragements!

@Stephane
les moteurs DJHA/DJHB (Audi S3 / Volkswagen Golf 7 R restylée) sont de génération 3, tout comme le CJXC. Ils ont donc tous les 2 l'AVS à l'échappement.

Pour information, les moteurs d'EA888 gen3B ne sont pas destinés aux variantes performance du groupe en raison de leur taux de compression élevé (11,7:1) qui serait susceptible de limiter les performances (risque de cliquetis / d'auto-inflammation) à plein régime.

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Commentaires
Guillaume Darding à propos de l'article «Dossier: les différents types de boîtes de vitesses»

Hier

Bonjour Manu, pour ce qui est des capacités de franchissement, j'ai une expérience limitée en conduite tout-terrain et il serait difficile de vous dire ce qui est le mieux entre la boîte automatique et la boîte manuelle. Mon sentiment toutefois, au regard des caractéristiques techniques, c'est que la boîte automatique me semble gloutonne (ce qui occasionne par ailleurs un malus conséquent à l'achat) et qu'elle me semble indiquée uniquement si vous ne supportez plus de jouer avec l'embrayage.

Guillaume Darding à propos de l'article «Dossier: utilisation du superéthanol E85»

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Bonjour Julio, merci pour votre complément d'information!

Manu Rigault à propos de l'article «Dossier: les différents types de boîtes de vitesses»

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Bonjour Guillaume, après avoir tout lu j'avoue ne rien comprendre, je suis complètement hermétique. J'aurais aimé pourtant être bon bricoleur mécanique. Trop tard j'ai 67 ans. Je voudrais acquérir le nouveaux 4x4 Suzuki Jimny soit en boite manuelle 5 rapports ou automatique 4 rapports. Je suis incapable de me décider sur ce qui est préférable pour moi. Malgré mon age j'aime toujours autant le franchissement avec de l'énergie et du couple. Lorsque j'avais 30 ans je possédais un 4x4 Toyota BJ42 chassis court, boite manuelle 4 rapports, j'en garde des souvenirs impérissables ( dans le week end 1000 kms de route aller, zones de trial tout le samedi dimanche et retour 1000 kms de route avec le même véhicule). merci si tu peux m'aider dans ma décision.

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